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Gestion du pouvoir : IBK revêt le manteau d’ATT
Publié le mardi 13 octobre 2015  |  Le Flambeau
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© aBamako.com par Momo
Lancement des festivités du centenaire du Président Modibo Keita
Bamako, le 11 juin 2015, le CICB a abrité la cérémonie de lancement des festivités du centenaire du Président Modibo Keita, c`était sous la Haute présidence de SEM, Ibrahim Boubacar KEITA




«Plus un gouvernement est injuste, et plus les grands sont insolents et fastueux ; ils se vengent sur le pauvre des avanies qu’ils essuient souvent eux-mêmes ; ils masquent leur esclavage et leur petitesse réelle, sous le vain appareil de la magnificence. Une cour brillante annonce toujours une nation misérable, et des grands qui se ruinent pour ne le point paraître».
Cette assertion de Paul-Henri, baron d’Holbach dans «La morale universelle» sied bien au président IBK. Assoiffé du pouvoir et aveuglé par la bourgeoisie, il fait souffrir aujourd’hui son peuple. Du coup, il revient aux formules qu’utilisait l’ex-président ATT en exil à Dakar au Sénégal. En effet, rien ne va actuellement dans notre pays avec IKB à la magistrature suprême.

«Pour l’honneur du Mali et des Maliens ; le Mali d’abord». «Je ne me laisserai pas trimballé. Mon honneur n’est pas à donner aux chiens». Ces paroles d’IBK avaient fait croire entre-temps à ses compatriotes qu’il était l’homme de la situation, l’homme qu’il fallait pour remettre le Mali sur de bons rails. Un Mali dont on disait que le grand responsable de sa descente aux enfers n’était autre que le président déchu ATT, renversé un 22 mars 2012 par un débile coup d’Etat du capitaine Sanogo, aujourd’hui poursuivi. Et dans la foulée, on veut la tête d’ATT pour «haute trahison». Ce qui est surprenant dans cette affaire, c’est que ce sont ceux qui soupaient autour de la table bien garnie d’ATT, y compris IBK, qui demandent de nos jours son jugement.

Se sentant le vent en poupe et confondant vitesse et précipitation, IBK embarque les Maliens dans une mésaventure sans fin, ternissant ainsi l’image de notre nation. Des gaffes, des contre-vérités et des malversations font leur nid dans la République. Erection du Mali en une monarchie (famillecratie et mangecratie), affaire Michel Tomi avec les dernières révélations accablantes du journal français Mediapart, surfacturations dans l’affaire d’achat des équipements militaires…).

À tout cela, s’ajoute la résolution de crise du Nord, notamment de l’«affaire Kidal». Là, IBK mélange torchons et serviettes, tenant du jour au lendemain des propos contradictoires. Par exemple, on se souvient que lors de la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation, il avait taclé le représentant onusien, avant de retourner sa veste quelques jours plus tard en soulignant l’Onu est au Mali pour le bonheur des Maliens.

Samba KEÏTA
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