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Gestion des conséquences du drame de Mina : Soufi Bilal accuse vertement le ministre du Culte
Publié le jeudi 15 octobre 2015  |  L’Indicateur Renouveau
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© aBamako.com par Momo
Atelier de validation du rapport sur l`employabilité des diplômés et formés en langue arabe
Le CICB a abrité le Jeudi 27 Août 2015, l`Atelier de validation du rapport sur l`employabilité des diplômés et formés en langue arabe. Photo: Soufi Bilal




Dans un entretien accordé à la presse, le guide spirituel de la Communauté des soufis du Mali (CS-Mali), Cheick Soufi Bilal Diallo, a dénoncé le manque de cohérence dans les actions du gouvernement dans la gestion du drame de Mina qui a fait plus de 100 morts et des centaines de Maliens disparus. “Par la complaisance du ministre des Affaires religieuses et du Culte, Thierno Amadou Oumar Hass Diallo, les Maliens restent toujours sans nouvelle de leurs parents disparus à Mina (La Mecque)”, a-t-il regretté.



Les réactions continuent de pleuvoir sur la gestion du drame de Mina qui a fait plusieurs blessés, d’autres disparus et des dizaines de morts chez les pèlerins maliens. Après la conférence de presse du Parti lumière pour l’Afrique, la Communauté des soufis du Mali (CS-Mali) est monté au créneau.

Au cours d’un entretien avec les hommes de médias, dans les locaux de la Radio Salam, le guide spirituel des Soufis, Cheick Soufi Bilal Diallo, a rejeté la responsabilité des autorités saoudiennes dans la gestion du drame et dénoncé l’organisation de la campagne 2015 par le ministre des Affaires religieuses et du Culte, Thierno Hass Diallo.

“Le ministre des Affaires religieuses et du Culte a exclu le Haut conseil islamique dans le tout le processus. Le Haut conseil n’a pas du tout été impliqué. A la veille, le département s’est contenté d’envoyer une simple lettre pour solliciter le concours de deux experts”, a-t-il expliqué. Et de dénoncer les conditions de travail de cette commission.

“Ces deux représentants du Haut conseil islamique ont travaillé dans une commission d’encadrement à dominance parentale et amicale. Une chose qui a été un handicap majeur dans le processus du hajj”, a-t-il annoncé. Selon lui, la nécessité s’impose d’éloigner la religion des clivages politiques.

“La réussite du pèlerinage est lié à l’engagement des autorités en charge de la question. Le ministre n’a jamais initié un cadre de concertation autour de la question, malgré le fiasco de 2014. Dans ses sorties médiatiques, le ministre Thierno Diallo, au lieu de présenter ses excuses au peuple malien, s’est livré dans un exercice pathétique pour fustiger les agences de voyage de la filière privée. Le ministre dit ceci : personne ne peut m’accuser dans cette affaire, le hajj est un centre d’affaires louches. S’il y a des affaires louches dans le hajj, ce sont les hauts dignitaires qui sont actionnaires dans les sociétés de voyage”, répondra-t-il.

A en croire le guide spirituel de la Communauté des soufis, les Maliens sont indignés par les propos du ministre. “Il ignore aujourd’hui son rôle fédérateur. Or, le manque d’information, la lenteur à informer et l’incertitude qui entoure le sort des blessés et des disparus sont les erreurs du ministre Thierno Hass Diallo. Mais, ces erreurs ne doivent pas étonner les Maliens. Puisque le ministre n’a initié depuis sa nomination à la tête du département aucun cadre de concertation avec les acteurs”, a-t-il ajouté.

Pour le dignitaire religieux, au département, le ministre devait connaître le nombre des pèlerins, des agences de voyage privées ou gouvernementales et créer un cadre permanant d’échange avec les encadreurs.

“C’est pourquoi, le ministre Thierno Diallo manque toujours d’information sur le nombre exact des disparus, blessés et morts. Plus de trois semaines après le drame aucune cellule d’écoute n’a été mise en place. Comme si de rien n’était. Par la complaisance du ministre des Affaires religieuses et du Culte, Thierno Amadou Oumar Hass Diallo, les Maliens restent toujours sans nouvelle de leurs parents disparus à Mina (La Mecque)”, a-t-il insisté.

Bréhima Sogoba
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