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Réaction de Tiébilé Dramé aux propos du Président IBK: « Je suis désolé et triste de constater que le président de mon pays ait pu faire des déclarations aussi légères… »
Publié le mardi 27 octobre 2015  |  Le Républicain
Conférence
© aBamako.com par A.S
Conférence débat sur les engrais hors normes
Bamako, le 04 juillet 2015 le parti PARENA a organisé une conférence débat sur les engrais hors normes au CICB.




Accusé par le président Ibrahim Boubacar Kéita d’avoir voulu saboter sa visite d’Etat à Paris, par une campagne d’intoxication et un tract, l’opposant Tiebilé Dramé s’insurge : « Le musulman, le bon musulman, doit avoir peur de proférer des accusations gratuites contre son prochain. Car Allah Soub'hana watalla ne dort pas… La vérité (Allah est témoin) est que je n'ai rien fait de tout ce que le président de la République a malencontreusement affirmé à Bamako-Sénou … Si j'avais voulu " saboter" Votre "visite" M. le président, je ne me serais pas limité à la diffusion d'un tract, je me serais organisé autrement. Je suis désolé et triste de constater que le président de mon pays ait pu faire des déclarations aussi légères sans se donner la peine de vérifier ses informations alors qu'il a tous les moyens de le faire. Les raisons de la colère du grand IBK, tout au long de SA visite en France, sont ailleurs! Il ne peut s'en prendre qu'à lui-même, à sa gouvernance patrimoniale, à sa confusion entre l'État et sa famille, entre l'État et sa propriété privée ». Nous publions la réaction de Tiebilé Dramé :

Selon les sites d'information "Mali 24" et "Malijet", le président de la République m'aurait accusé d'avoir voulu saboter SA visite en France,
Chers amis,
Il ne manquait plus que ça!

Le musulman, le bon musulman, doit avoir peur du mensonge.
Le musulman, le bon musulman, doit avoir peur de proférer des accusations gratuites contre son prochain. Car Allah Soub'hana watalla ne dort pas.

Je suis au regret d'opposer le démenti le plus catégorique aux déclarations faites par le président de la République à son arrivée à Bamako, le dimanche 25 octobre 2015.
Dans la meilleure des hypothèses, le chef de l'État a été induit en erreur par ses informateurs. Même dans ce cas, il n'a aucune excuse.

S'il avait pris le soin de vérifier ses informations, il ne se serait pas exposé au "hakè"!
Car, accuser gratuitement, mentir est susceptible du "hakè", punition divine sanctionnant l'injustice et le mensonge.

Je suis, en effet, arrivé à Paris, le lundi 19 octobre pour des raisons strictement privées.
De mon arrivée au retour du président au Mali, je n'ai pris contact avec aucune autorité française (vous pouvez vérifier, M. le président), avec aucun homme politique français, de gauche comme de droite, avec aucun journaliste africain ou français, avec aucun homme politique malien (pas même les dirigeants du PARENA à Paris). Je n'ai participé à aucune réunion, à aucune concertation.
Je n'ai, par conséquent, évoqué l'Accord d'Alger avec qui que ce soit, ni participé à la conception ou à la diffusion d'un quelconque tract.

Si j'avais voulu " saboter" Votre "visite" M. le président, je ne me serais pas limité à la diffusion d'un tract, je me serais organisé autrement.
La vérité (Allah est témoin) est que je n'ai rien fait de tout ce que le président de la République a malencontreusement affirmé à Bamako-Sénou.

Je suis désolé et triste de constater que le président de mon pays ait pu faire des déclarations aussi légères sans se donner la peine de vérifier ses informations alors qu'il a tous les moyens de le faire.

Il est utile que le président n'oublie pas que la démocratie malienne est antérieure à son accession au pouvoir, que cette démocratie résulte d'une longue lutte au cours de laquelle des sacrifices de tous ordres ont été consentis par le peuple malien, par nombre de patriotes et de démocrates: arrestations arbitraires, détentions illégales, tortures, procès-bidons, morts en détention, confinement intérieur et exil extérieur ont été le lot de beaucoup d'entre nous. Par conséquent, les menaces d'IBK, ses invectives et ses doigts agités ne nous impressionnent guère. " Anw taashi, a tè a shi kelen kari" comme l'a si bien écrit le poète-résistant Karamogo Mamadu Dukuré
(Vzero) dans " Jo ani nyangata"!

Les raisons de la colère du grand IBK, tout au long de SA visite en France, sont ailleurs! Il ne peut s'en prendre qu'à lui-même, à sa gouvernance patrimoniale, à sa confusion entre l'État et sa famille, entre l'État et sa propriété privée.

Tiébilé Dramé
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