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Le responsable du département chargé des fédérations au niveau de la FIFA, Primo Corvaro
Publié le mardi 3 novembre 2015  |  L’Indépendant
Football:
© aBamako.com par mouhamar
Football: Premier point  de presse de Henry Kasperczak
Bamako, le 30 décembre 2013 (FEMAFOOT). Le nouvel entraîneur des Aigles, Henry Kasperczak, animera son premier point de presse ce lundi au siège de la Fédération malienne de football à partir de 12 h 00. En marge de cette cérémonie, se déroulera la remise d’équipements sportifs aux clubs de football féminin.




«La FIFA fait chaque année un audit sur les fonds alloués à toutes les associations dont la FEMAFOOT” “Deux fédérations viennent d’être suspendues suite à l’ingérence de leur gouvernement”
L’Indépendant Sports :Vous avez assisté aux travaux de la 44ème Assemblée Générale ordinaire de la FEMAFOOT, quelles sont vos impressions ?

Primo Corvaro : En fait, nous étions là pour observer les assises de cette Assemblée Générale ordinaire. Je pense que la rencontre a été bien organisée. Elle s’est déroulée dans les meilleures conditions. J’avoue que les documents distribués, notamment le rapport financier, étaient aussi de bonne qualité. Ce qui a contribué à un débat assez intéressant. J’ai aussi apprécié le fait que la FEMAFOOT a, aujourd’hui, de nouveaux sponsors afin de mieux développer le football malien. Vraiment, nous avons beaucoup apprécié la santé financière de la fédération à travers son rapport financier bien détaillé.

Cela indique t-il que vous continuerez à soutenir la FEMAFOOT ?

Certainement. Je pense qu’il n’y a pas de doute à ce niveau. La FIFA a toujours appuyé les associations membres. Pour le cas du Mali, la FIFA réaffirme tout son soutien au président du Comité Exécutif dirigé par Boubacar Baba Diarra. Depuis le début de cette crise, notre position a été très claire. Nous avons envoyé deux correspondances pour dire que la FIFA reconnait et continuera à collaborer avec Boubacar Baba Diarra. Je pense que c’était le moment idéal pour le gouvernement de prendre toutes ses responsabilités dans cette affaire. C’est pour vous dire que nous continuerions toujours à travailler avec ce bureau en place pour l’intérêt du football malien, qui fait la fierté de l’Afrique. Nous estimons qu’il a la légitimité totale parce qu’il dispose de la majorité de la famille du football. Si demain, il y a une majorité contre lui et qu’il est destitué, la FIFA va continuer à soutenir la Fédération Malienne de Football. C’est tout.

Malgré tout, il y a un groupe qui s’agite pour réclamer la légitimité ?

C’est vraiment malheureux et c’est un constat de tristesse. Au niveau de la FIFA, c’est vrai, nous constatons que la famille du football malien est divisée. Nous pensons que ce n’est pas seulement au Mali qu’on voit ce genre de chose. Ce n’est pas pour rien que l’Assemblée générale a pris des sanctions contre ces frondeurs.

Notre ambition est que les responsables de la FEMAFOOT puissent se concentrer sur le football malien. Puisque le Mali a beaucoup de compétitions internationales en vue.

Personnellement, je suis très fier des résultats sportifs enregistrés par la FEMAFOOT ces deux dernières années surtout la 3ème place mondiale des juniors en Nouvelle Zelande et la performance des Cadets au Chili de la Coupe du monde de leur catégorie. Avec la situation politique du pays, il faut que le football soit un facteur de paix. Il y a toujours des gens qui ne sont pas forcement d’accord parce qu’ils sont sur d’autres agendas ou d’autres ambitions.

S’agissant des fonds alloués aux associations, en réalité ils sont destinés à qui et comment sont ils gérés ?

Effectivement, nous avons une assistance financière chaque année pour les associations membres. Chaque fédération a droit à 250 000 dollars US, soit 125 millions de FCFA. Et la fédération bénéficiaire doit définir au préalable les volets dans lesquels ces fonds seront utilisés. Il y a au moins un minimum de 15% qui doit être utilisé pour la promotion du football féminin. Le reste peut être utilisé dans les compétitions nationales, les salaires du personnel de la FEMAFOOT. En d’autres termes, le fonctionnellement de la fédération. Après, la FIFA a l’obligation de voir comment ces fonds ont été utilisés à travers des contrôles.

Le gouvernement a-t-il un droit de regard sur ces fonds ?

Vous savez, ces fonds sont l’argent de la FIFA. Cette année, la FIFA est devenue encore plus exigeante sur l’utilisation de cette contribution financière parce qu’elle veut non seulement l’audit de ces fonds mais aussi chaque fédération doit déposer un rapport financier annuel. Comme cela a été présenté par la Fédération Malienne de Football, samedi dernier. Cela, afin que les associations puissent continuer à bénéficier de cette assistance financière de la FIFA. Notre souhait est que les fédérations puissent tisser un partenariat avec leurs gouvernements.

Sinon, ce n’est pas à l’Etat de gérer les fonds qui sont obtenus par d’autres sources. Par contre, si l’Etat alloue une subvention à la FEMAFOOT, là il peut demander des justificatifs.

Comment avez vous apprécié la gouvernance de la FEMAFOOT ?

J’ai beaucoup apprécié la venue de nouveaux sponsors pour aider la Fédération Malienne de Football à mieux développer le football malien. A travers la lecture du rapport financier, je me suis rendu compte de la bonne gouvernance et de la bonne santé financière de la FEMAFOOT.

Comment la FIFA apprécie t-elle l’ingérence du gouvernement dans la gestion du football ?

J’avoue que pour le moment qu’au Mali, il n’y a pas d’ingérence évidente. Comme je le disais, l’Etat est un partenaire de la fédération. Après, il peut avoir des sympathies ou des antipathies. Lorsque l’Etat pose un acte qui s’impose à la fédération et qui est contraire aux Statuts et aux règles internationales, c’est dans ce cas que la FIFA et la CAF peuvent intervenir. C’est pourquoi, certaines fédérations ont été récemmentsuspendues. Il s’agit de l’Indonésie parce qu’il y a eu une interférence étatique.

Réalisé par A.B. HAÏDARA
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