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Violence verbale sur la scène politique malienne : Le «Gouvernement de l’ombre» appelle le régime et l’opposition à la retenue et à s’unir pour la Nation
Publié le mardi 3 novembre 2015  |  La Sentinelle
Conférence
© aBamako.com par A.S
Conférence de presse de Soumaila Cissé
Bamako, le 30 juillet 2015. Le chef de file de l’opposition malienne, honorable Soumaila Cissé était face à la presse à la Maison de la presse. Objectif : échanger avec les hommes de media sur le statut de l’opposition, le rôle du chef de file et donner son point de vue sur l’actualité au Mali




Face à la violence verbale qui secoue actuellement la scène politique malienne, notamment entre le régime et l’opposition, le «gouvernement de l’ombre» a appelé les deux parties à la retenue et à s’unir pour la cause de la patrie. C’était jeudi dernier à la faveur d’une conférence de presse ayant pour objet «le point de vue du gouvernement de l’ombre sur la visité du président IBK en France»
Le «Gouvernement de l’ombre» ? Oui, il s’agit du «Réseau d’Appui pour une Meilleure Gouvernance au Mali (RAMGMA)». Les membres de ce réseau qui va bientôt souffler ses 3 ans, représentent de manière fictive un gouvernement mis en place par eux-mêmes. Le gouvernement de l’ombre ou le Réseau d’Appui pour une Meilleure Gouvernance au Mali, est une organisation de la société civile ayant pour objectif d’interpeller, de dénoncer, de critiquer et de proposer des solutions concrètes à toutes les situations qui se présentent dans le pays.

Le gouvernement de l’ombre, en tant que organisation apolitique, n’a aucun commentaire à faire en ce qui concerne les récentes violences verbales animées sur la scène politique malienne. C’est du moins ce qu’il a fait savoir à la faveur de cette conférence de presse : « Seulement nous demandons aux deux parties (le régime et l’opposition) de revenir à la raison et de s’unir pour la cause noble qui est celle de la patrie », a déclaré M. Abdoul Aziz Diallo. M. Diallo est le premier ministre du gouvernement de l’ombre.

«S’agissant de la visite d’Etat effectuée par IBK en France courant semaine dernière, l’on s’en félicite au «gouvernement de l’ombre». Et si la moisson faite lors de ce voyage (à savoir les 360 millions d’euros) fait aujourd’hui l’objet des critiques dans l’opinion publique, le Réseau d’Appui pour une Meilleure Gouvernance au Mali voit les choses d’un autre œil : «comprenez que ce ne sont pas les sous qui comptent beaucoup. A la suite de ce voyage, il y a ce qu’on appelle la paix» a indiqué le Premier ministre du gouvernement de l’ombre. Et M. Diallo d’ajouter : «L’on a toujours accusé la France d’être à l’origine de notre mal et comprenez qu’IBK est d’abord parti chercher la paix».

Pour l’orateur, cette visite a, en outre permis de démontrer au peuple français que le Mali est une grande Nation qui pardonne, qui se respecte, qui à un peuple patient, un pays qui est à la recherche de la paix et de la réconciliation et un pays reconnaissant envers ses amis : Le président de la République a fait un grand pas dans le cadre de la consolidation des liens entre les deux Nations et nous demandons encore une fois à la France de ne pas nous décevoir ».

Du haut de la même tribune, le RAMGMA, par la voix de M. Diallo, a exhorté les pays amis qui ont fait des promesses de dons de tenir leurs engagements afin de pouvoir relancer notre développement économique. Le gouvernement de l’ombre se dit prêt à veiller à la bonne gestion de cet argent. Par là, le RMGMA a appelé le gouvernement à faire une bonne gestion de ces fonds alloués au développement afin d’inciter d’autres partenaires à investir dans notre pays. « Dans le cadre de la bonne gouvernance nous exigeons entre autre, la nécessité de rendre compte aux citoyens », a-t-on dit.

S’agissant de l’accord d’Alger, le RAMGMA souhaite que la rentrée scolaire soit effective sur l’ensemble des trois régions nord du Mali après la ville de Kidal qui a ouvert ses classes le 19 octobre dernier : «Le réseau exige des parties signataires de l’accord, la mise en application de l’annexe 3 et plus précisément dans son point 1 où il est question de l’organisation de la rentrée scolaire 2015 sur l’ensemble des régions de Gao, Tombouctou, et Kidal», a-t-on souligné lors de cette conférence de presse.

Djibi Karim
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