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Ambassades et consulats : Les nouveaux cadres bloqués à Bamako
Publié le mercredi 4 novembre 2015  |  Le Reporter
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© aBamako.com par momo
Forum sur la mise en œuvre de l’accord de paix
Bamako, le 05 juillet 2015 la Jeune Chambre Internationale Bamako ELITE a organisee un forum sur la mise en œuvre de l’accord de paix sous son Excellence du Ministre des Affaires Etrangère, de l’Intégration Africaine et de la Coopération Internationale Abdoulaye DIOP au Radisson Blu.




Ils sont issus de trois vagues de nominations, ces cadres récemment nommés par le ministère des Affaires étrangères dans des ambassades et consulats. Ils sont bloqués à Bamako en raison notamment d’un problème de rupture de passeport diplomatique.

Dans la première vague de personnes nommées depuis mi-septembre 2015, il n’y a que deux qui ont obtenu le passeport diplomatique. Lesquels traînassent encore à Bamako. Dans les deux autres vagues, personne n’a encore gagné le précieux sésame. Du cas des chauffeurs, cuisiniers et autres plantons, personne n’en parle pas. Pourtant, les autorités leur demandent de regagner leur poste. Nonobstant l’absence du précieux sésame, la première cause de cette situation.

«L’argent est le nerf de la guerre» dit-on. Dans ce cas aussi, puisque l’Etat n’est pas parvenu à trouver des agences pour le transport des cadres nommés récemment dans certains ambassades et consulats. Les formalités financières traînent en longueur. D’ailleurs, on n’en parle même pas du côté du département de tutelle. Or, la mise en route, selon nos sources, ne devrait excéder, en temps normal, trois mois. Constat : rien ne bouge.

Un autre souci en sus, les diplomates nommés se refusent à quitter Bamako sans madame et enfants (famille). «Mais dire à un chef de famille de laisser sa femme et ses enfants pendant 5 ans, ce n’est pas une bonne chose», grince un des de ces diplomates infortunés.

Un manque de volonté politique et de ressources expliquerait cette situation, surtout en cette période de fin d’année, résument certains d’entre eux. D’après un autre, «un Etat ne peut pas être géré comme ça. Car pour le voyage du président en France, beaucoup de nouveaux ministres et les membres de leur cabinet n’avaient pas de passeport diplomatique. Mais ça a été fait à la minute». Alors qu’eux ont été nommés bien avant la fête de Tabaski.

L’infortune de certaines personnes nommées réside aussi en les cérémonies d’adieux organisées pour remercier parents, amis et alliés, où le peu d’argent économisé a été dilapidé. Couverts de honte, certains ne sortent plus de leur maison. Ceux qui avaient pris des dispositions pour la scolarisation de leurs enfants, craignent que leurs efforts ne soient vains.

Approché par nos soins, le ministère des Affaires étrangères nous a renvoyé au retour du ministre. Abdoulaye Diop, en l’occurrence, qui est toujours entre deux avions. Mais il continue quand même à nommer des gens à la pelle, à la demande du président de la République, des membres de sa famille, et du Rassemblement pour le Mali (RPM).

Sinaly KEITA
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