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Forum Régional de la Conservation : les participants recommandent aux pays d’améliorer les Politiques Nationales afin de conserver la Biodiversité
Publié le samedi 7 novembre 2015  |  aBamako.com
2è
© aBamako.com par FS
2è Forum Régional de la conservation en Afrique centrale et Occidentale
2è édition du Forum Régional de la conservation en Afrique centrale et Occidentale s`est tenue au CICB, du 2 au 5 Novembre 2015.




La Salle de Presse du Centre International de Conférence de Bamako a abrité du 2 au 5 Novembre le Forum Régional de la conservation sur le Thème : Conservation de la biodiversité et adaptation au changement climatique: Sources de progrès, de stabilité et de développement durable en Afrique Centrale et Occidentale.

Le forum a réuni 140 participants, représentant les trois piliers de l’UlCN (Membres, Commissions et Secrétariat), les conseillers régionaux et les partenaires techniques et financiers de l’Union en Afrique centrale et occidentale.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par Madame KEITA Aminata MAIGA, Première Dame de la République du Mali et Marraine du Forum régional de conservation de l’UlCN en Afrique Centrale et occidentale.

Ce forum était structuré autour de deux axes d’importance pour la vie de l’Union : technique et organisationnel. L’axe technique a été organisé autour de quatre sessions. La première a traité des questions de politiques et stratégies de conservation de la biodiversité, de l’économie verte, la résilience et l’adaptation des communautés au changement climatique, du financement de la conservation et du changement climatique et du contenu du programme quadriennal 2017-20.

Au niveau de l’axe organisationnel, les thèmes suivants ont été discutés : le congrès mondial de la nature de 2016, la gouvernance de l’UlCN, les commissions thématiques de l’Union, l’assemblée générale des Membres de l’UlCN en Afrique centrale et occidentale. Les différents thèmes ont fait l’objet de présentations suivies de discussions. Les principales délibérations des participants au forum sont les suivantes :

Sur les politiques et stratégies de conservation de la biodiversité, les participants ont reconnu la nécessité pour les pays d’Afrique centrale et occidentale de rendre leurs politiques nationales cohérentes et pertinentes pour la conservation de la biodiversité. La multiplicité des politiques nationales est source de confusion et d’absence de prise en compte des enjeux environnementaux dans les politiques sectorielles et économiques.

Les pays doivent saisir les opportunités offertes par l’amélioration des connaissances sur le statut de la biodiversité à travers l’établissement de Listes Rouges des espèces et des écosystèmes, et les nouveaux mécanismes de financements internationaux pour créer l’environnement politique nécessaire à la conservation de la biodiversité, source de développement durable. Pour ce faire, les participants ont insisté sur la nécessité pour les acteurs de la conservation de collaborer avec la recherche afin de rendre disponible les données fiables sur les espèces et les écosystèmes, et pour les Etats d’élaborer des politiques réalistes, à la hauteur de leurs moyens au lieu de politiques trop ambitieuses qu’ils arrivent difficilement à mettre en oeuvre.

Pour l’économie verte, la resilience et l’adaptation des communautés au changement climatique, les participants ont interpellé les négociateurs sur le fait que la réussite de ces négociations pendant la CoP 21 soit un impératif et que l’atténuation et l’adaptation doivent aller de pair aussi bien pour l’Afrique que le reste du monde. Pour cela, le Groupe de négociateurs de l’Afrique doit mettre ensemble leurs capacités et ressources pour faire valoir la voie de l’Afrique.

L’UlCN doit poursuivre son influence en appui aux préoccupations des pays d’Afrique centrale et occidentale. Les participants ont également insisté sur la nécessité de faire le plaidoyer auprès des pays et des organisations intergouvernementales pour une prise en compte de la délicate question de la justice climatique et pour des réponses adaptées aux dégâts causés par les industries extractives en Afrique.

Pour financer la conservation et les solutions au changement climatique, les expériences
présentées ont suscité des réflexions sur comment faire en sorte que les sources de financement disponibles soient accessibles à la majorité des Membres de l’UlCN et aux pays d’Afrique centrale et occidentale. En effet, le processus d’accréditation des organisations pour la mise en oeuvre des fonds verts climat est exigeant et requiert des soutiens forts de la part des Membres et composantes de l’UlCN qui sont déjà accrédité (CSE, OPED) ou en voie de l’être (Secrétariat de l’UlCN). Mais ce fonds constitue une opportunité d’accroître le financement pour la conservation de la biodiversité et les solutions d’adaptation aux effets et d’atténuation du changement climatique.

La contribution de l’Union à la résolution des défis de la conservation de la biodiversité et du changement climatique a été présentée et discutée à travers la proposition de programme
quadriennal global 2017-20 et le plan de travail de l’Union dans la région. Le programme global a proposé les solutions en termes de changement dans les politiques et les actions que l’Union aimerait apporter à tous les pays du monde. A partir de là, le plan de travail de la région identifie sa contribution aux solutions proposées par le programme global. Les participants ont reconnu la pertinence de bâtir le programme quadriennal futur à partir des acquis du programme en cours (2013-16). Les commentaires des Membres permettront d’affiner les résultats proposés, développer le cadre de mesure de ses performances et identifier les moyens requis pour la mise en oeuvre du programme à venir.

Pour l’ensemble des Membres de la région, le congrès mondial de la nature constitue une étape très importante dans la démarche de gestion des problèmes environnementaux. Ils se sont engagés à une participation à la hauteur des défis environnementaux des pays d’Afrique centrale et occidentale. Les Membres se sont dits engagés à bien se préparer en tirant le meilleur profit des innovations introduites dans le déroulement des motions, y compris la contribution à la plateforme des résolutions et recommandations.

La gouvernance de l’Union a également été discutée par les participants, notamment les
propositions du conseil de l’Union sur la question, le processus d’accréditation au congrès, le processus d’élection du conseil et du Président de l’Union, les options d’inclusion des
organisations de peuples autochtones et tribaux, et des collectivités territoriales. Les participants ont souhaité une gouvernance de l’Union effective, efficace et inclusive dans tous les aspects de l’Union. Enfin, des informations sur le fonctionnement de l’Assemblée Générale des Membres ont été échangées. Par ailleurs les Membres ont identifié quinze idées de motions et des responsables pour travailler à leur promotion.

L’atteinte des résultats en matière de conservation de la biodiversité et de lutte contre la
pauvreté dépend également de l’engagement de différentes commissions thématiques de
l’Union au nombre de six. Quatre commissions ont présenté leur travail, leur structure et
composition et leurs perspectives dans la région PACO: commission de l’Éducation et de la
Communication (CEC) ; Commission de la Gestion des Écosystèmes ; Commission
Mondiale des Aires Protégées (CMAP) et Commission sauvegarde des espèces. La participation de la jeunesse aux travaux des commissions ainsi que la répartition imparfaite des membres des commissions dans la région ont été perçues comme des insuffisances que les experts de la région doivent rattraper.

L’Assemblée générale des Membres de l’UlCN en Afrique centrale et occidentale s’est tenue en marge du forum ; elle a permis aux Membres de discuter de la Vision du Membership, du Conseil, des idées de motions et de réformes ; les Membres ont également apporté des observations à prendre en compte pour la finalisation du programme quadriennal et formulé des recommandations à l’intention du secrétariat et du Conseil, notamment à propos des délais de paiement des cotisations annuelles.

Le forum régional de la conservation des membres de l’UlCN en Afrique Centrale et Occidentale a ainsi permis d’atteindre des résultats encourageants, à savoir l’identification des principaux défis de la conservation et de l’utilisation durable des ressources naturelles dans la région, le partage des expériences réussies en matière de réponses aux défis environnementaux les délégations africaines sont mieux informées sur les rendez-vous internationaux et sur leur rôle, en particulier la CoP 21 sur le changement climatique et le Congrès mondial de la nature.

A la fin des travaux , les participants ont recommandé à la gouvernance de l’Union, l’extension du délai de paiement des cotisations des Membres de la région pour permettre une plus grande participation de la région au Congrès de Hawaii.

Fsanogo/abamako.com
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