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Affaire « ce petit monsieur » : Les griots en médiation entre IBK et l’opposition
Publié le samedi 7 novembre 2015  |  Le Républicain
Discours
© aBamako.com par A.S
Discours de condoléance de IBK
Bamako, le 30 septembre 2015 le Président de la République Ibrahim Boubacar Keita a tenu un discours de condoléance pour les victimes du pèlerinage




Dans le but d’apaiser le climat tendu entre le président IBK et l’opposition, une délégation des griots s’est rendue hier, jeudi 5 octobre, au siège du Parena où elle a rencontré des opposants. Les griots assurent que c’est de leur propre initiative qu’ils ont décidé de rencontrer les partis d’opposition auxquels ils ont demandé avec insistance de faire la paix avec le chef de l’Etat.
«Les griots nous ont dit qu’ils n’ont pas été envoyés. Mais ils ont expliqué qu’ils n’aiment pas ce qui se passe actuellement entre le président de la République et l’opposition. C’est pour cela qu’ils nous ont demandé d’accepter de pardonner au président», a déclaré Djibril Tangara, le président des Forces citoyennes et démocratique (FCD), à l’issue de la rencontre.
L’opposition a instruit aux griots de bien vouloir dire au président IBK de reconnaitre enfin à l’opposition le droit à l’existence et à la liberté d’expression qui leur est chère. «Nous sommes une opposition responsable, et nous n’avons pas dit que nous allons incendier le pays. Nous avons été critiqués lorsque nous ne disions rien, et lorsque nous critiquons nous ne sommes pas compris», a ajouté Djibril Tangara.
Les partis d’opposition ont aussi demandé que le chef de l’Etat puisse reconnaitre son tort et présenter des excuses, car les opposants n’ont fait que jouer leur rôle. « Le président doit nous respecter. C’est notre président, et s’il ne nous respecte pas, personne ne va nous respecter », a laissé entendre le président de FCD.
Autre doléance, les opposants veulent que leurs communiqués puissent être accessibles aux médias d’Etat et transmis dans les 13 langues vernaculaires du pays en plus du français. Toutes ces difficultés évoquées par les opposants soulignent la problématique du statut de l’opposition qui reste une disposition institutionnelle vide de contenu.
En effet, le statut de l’opposition adopté par l’Assemblée nationale en 2015 est toujours inactif. Malgré la privation des avantages de ce statut, l’opposition malienne arrive à parler d’une seule voix au sujet des grands sujets concernant la vie de la nation.
Soumaila T. Diarra
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