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Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo : une conviction forte en la renaissance de la culture malienne
Publié le mardi 10 novembre 2015  |  Le Flambeau
Cérémonie
© aBamako.com par mouhamar
Cérémonie d`ouverture de la première édition du Festi` Bazin
Bamako, le 04 Septembre 2014 au Palais des sports. Madame le ministre de la culture, Ndiaye Ramatoulaye Diallo a présidé ce jeudi, la cérémonie d` ouverture de la première édition du festival de Bazin (FESTI`BAZIN) qui se tient du 04 au 06 Septembre 2014.




Comme les autres secteurs d’activités, la culture a été sérieusement affectée par la crise. Aujourd’hui que le Mali est sur le chemin de la relance, la culture se présente plus que jamais comme un atout majeur pour le pays. Dans une brève interview accordée à L’Essor, Mme N’diaye Ramatoulaye Diallo, le ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, réitère sa foi en notre riche patrimoine et évoque ses grands chantiers
Question : Comment se porte le secteur de la culture au Mali ?

Réponse : Il me plaît tout d’abord de remercier l’Essor pour son action d’information de nos compatriotes, et en faveur de la promotion de la culture malienne. A votre question, il est peut être attendu une réponse affirmative mais je m’inscris dans la négative objective et optimiste. Mais nous commençons à renverser la tendance par la Grâce de Dieu.

La culture malienne sort de la léthargie imposée à elle par la crise. Nous y consacrons toute notre énergie chaque jour. En témoignent les discussions poussées sur le décret portant sur les droits d’auteur et le dynamisme apprécié de la scène culturelle de Bamako et de l’intérieur du pays.

Question : Ce dynamisme ne reste-t-il pas le seul fait des acteurs et autres opérateurs culturels privés ?

Réponse : Je me réjouirais tout autant. A mon arrivée à la tête de ce département, j’ai plaidé pour un partenariat public-privé fort. Le département essaie tant bien que mal d’apporter son concours à l’ensemble des manifestations culturelles. Qu’elles soient folkloriques, intellectuelles, traditionnelles ou modernes. Le département a d’ailleurs vocation à le faire. Cependant, il met un point d’honneur pour que renaissent les grands rendez-vous qui ont magnifié la culture malienne.

Question : La Biennale de la photographie qui s’ouvre à la fin de ce mois fait-elle partie de ces grands rendez-vous ?

Réponse : Pensez-vous qu’il puisse en être autrement ? Les Rencontres africaines de la photographie de Bamako sont pour nous un défi tant culturel que touristique. Ce défi est compris au sommet de l’État. D’où l’implication de tout le gouvernement pour que l’organisation de cette 10è édition de la Biennale soit une grande réussite. Le Mali a besoin de revenir sur la scène médiatique internationale avec des images de renaissance culturelle. C’est pourquoi, en plus de cette Biennale, nous travaillons ardemment pour le retour d’un autre rendez-vous bien connu des Maliens : la Biennale artistique et culturelle.

Question : Justement, les acteurs culturels appellent de leur vœu la relance de la Biennale artistique et culturelle. Que fait le ministère dans ce sens ?

Réponse : La promesse a été faite de revenir au principe de la Biennale depuis ma prise de fonction en 2014. C’est vous dire… Aujourd’hui, il ne s’agit plus de faire des promesses, mais de présenter l’état d’avancement du dossier. Je suis heureuse de dire que nous sommes dans la logique d’organiser la prochaine édition de la Biennale en 2016. Pour ce faire, nous travaillons avec le ministère de l’Économie et des Finances qui a fait une inscription budgétaire pour 2016 en faveur de l’organisation de la manifestation. La Biennale, au-delà du spectacle haut en couleurs, est une pépinière de talents maliens. Nous l’exploiterons après sa renaissance.

Question : Après le projet de renaissance de Tombouctou, vous annoncez la renaissance de Biennale. Faire renaître la culture malienne, c’est votre crédo ?

Réponse : Oui, bien sûr, et tenez vous bien, nous travaillons à la renaissance des formations musicales nationales. En partenariat avec le ministère de la Solidarité et de l’Action humanitaire et de la Reconstruction du Nord, nous allons mettre en place un programme d’envergure pour ces formations, comme l’Ensemble instrumental, le Super Biton de Ségou et le Kanaga de Mopti afin que nous puissions les retrouver avec joie et fierté comme par le passé.

Propos recueillis par


Y. DOUMBIA/Essor
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