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Banques et établissements financiers: Un préavis de grève de 72 heures
Publié le jeudi 12 novembre 2015  |  Delta News
Cérémonie
© aBamako.com par Androuicha
Cérémonie d`inauguration de l`agence BDM SA à Missira
Bamako, le 17 novembre 2014. La Banque de Développement du Mali (BDM SA) a procédé à l`ouverture d`une nouvelle agence pour ses clients du quartier Missira en commune II du district de Bamako.




Les agents des banques et établissements financiers, ont tenu le vendredi 6 novembre 2015 dans le jardin de la BHM-SA, une Assemblée générale extraordinaire pour soutenir un des leurs, en la personne de Hamadoun Boré qui se trouve dans les mailles de la justice. Ladite Assemblée était présidée par Aguibou Bouaré, secrétaire général du syndicat de la BHM-SA en présence des secrétaires généraux des autres banques comme la BDM-SA, la BCI, la BIM-SA, l’Orabank, Corisbank, la Banque Atlantique Mali, la BMS-SA, et l’assurance NSIA-SA.
Lors de cette assemblée, on pouvait lire sur des banderoles les expressions comme: « l’insécurité judiciaire tue l’économie, met les banques en faillite, empêche le banquier de travailler selon les lois et règlements bancaire, fait fuir les investisseurs et pourrit le climat des affaires au grand dam du Mali » ; « Nous avons du respect et de la considération pour la justice, pour les magistrats éclairés intègres et consciencieux de notre pays ». Pour AguibouBouaré, courant 2014, M. Mohamed Cissé directeur général de la société « Cissé Technology » a approché HamadounBoré gestionnaire de compte bancaire à la BICIM, et lui a présenté son chef comptable du nom d’Adama Traoré, tout en précisant que ce dernier viendra souvent faire des opérations sur son compte. C’est ainsi que le chef comptable de « Cissé Technology » a procédé à des retraits sur le compte de la société avec des chèques dont les signatures ont été systématiquement vérifiées conformes au spécimen déposé par Mohamed Cissé titulaire du compte. Conformément aux règles universelles de lutte contre le blanchissement d’argent, HamadounBoré rentrait souvent en contact avec le titulaire du compte (Mohamed Cissé) pour des raisons de vérification de l’arrière –plan économique de certaines opérations. Croyant pouvoir exploiter ces exigences de la réglementation communautaire dont le seul but selon Bouaré est d’enquêter sur la destination des fonds (financement du terrorisme, des crimes organisés, de la drogue…), au mépris de la Loi sur l’instrument de paiement qu’est le chèque, Mohamed Cissé mettait régulièrement son téléphone sur répondeur. Une façon pour lui de planifier son coup de rejeter les paiements de chèque effectués sans qu’il ne soit informé. Aux dires de Bouaré, leur camarade avait été privé de sa liberté par la seule volonté de M. Cissé pour avoir tout simplement autorisé le paiement de chèques respectant toutes les mentions obligatoires d’un tel instrument de paiement, à savoir la dénomination « chèque », le montant( en chiffres et en lettres), la date, l’ordre formel de payer, la signature, la banque , l’indication du bénéficiaire. Aujourd’hui, leur camarade jouit d’une liberté provisoire grâce au courage de magistrats honnêtes. Mohamed Cissé pense être en droit de ne pas reconnaitre les paiements de chèques pour lesquels, il n’a pas reçu d’appels téléphoniques, déclare le conférencier. Comment peut-on faire valoir un tel argumentaire puéril et ubuesque si l’on n’est pas victime de l’illettrisme et de cupidité d’un marchand d’illusions d’un autre âge, s’est interrogé AguibouBouaré. Néanmoins les agents des banques ont estimé avoir le soutien total et indéfectible de ces magistrats éclairés, intègres et honnêtes du pays qui aideront non seulement à mettre le holà à de tels abus, mais surtout mettre hors d’état de nuire les affairistes et autres criminels à col blanc de tel acabit. « Nous sommes plus que jamais déterminés à faire entendre raison à tous ces opérateurs véreux et leurs complices que l’ère est révolue à jamais où l’on pouvait se servir de la justice pour s’enrichir dans la facilité et dans l’illégalité sur le dos des banques et établissements financiers », a tonné Bouaré. Ce qui est marrant dans cette histoire, c’est que 3 magistrats ont été dessaisis de ce dossier. A l’issue de l’assemblée générale, les agents ont convenu de déposer dès le lundi 10 novembre 2015, un préavis de grève de 72 heures, et que si rien n’est fait ils iront en grève illimitée.

B. Bouaré
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