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Crise à la FEMAFOOT : Le Pool des médiations recommande la levée de toutes les sanctions
Publié le vendredi 13 novembre 2015  |  L’Essor
Football:
© aBamako.com par mouhamar
Football: Premier point  de presse de Henry Kasperczak
Bamako, le 30 décembre 2013 (FEMAFOOT). Le nouvel entraîneur des Aigles, Henry Kasperczak, animera son premier point de presse ce lundi au siège de la Fédération malienne de football à partir de 12 h 00. En marge de cette cérémonie, se déroulera la remise d’équipements sportifs aux clubs de football féminin.




Après quatre semaines de travail le Pool de médiateurs pour le règlement de la crise du football au Mali a rendu son rapport. Intitulé Rapport du pool de médiateurs pour le règlement de la crise du football au Mali, le document a été présenté hier au cours d’une conférence de presse qui s’est déroulée au stade Ouezzin Coulibaly. Le document en question s’articule autour de 6 principales recommandations mais les deuxième et troisième recommandations sont sans doute les plus importantes.

Il s’agit de la demande de levée de toutes les sanctions qui frappent actuellement les personnes physiques et morales du monde du football et le retour en Ligue 1 des quatre clubs relégués que sont le Djoliba, le COB, le CSK et Avenir de Tombouctou. Mais avant de faire ces deux recommandations, le rapport du Pool de médiateurs recommande d’abord l’existence et la reconnaissance du comité exécutif de la FEMAFOOT dirigé par Boubacar Baba Diarra, l’actuel président de la fédération. Les trois autres recommandations faites par l’équipe d’Adama Koné sont : «la gestion du football malien, en bon père de famille dans un esprit consensuel en évitant tout acte d’exclusion, la gestion transparente des ressources financières et le respect de l’éthique sportive à tous les niveaux, la reprise des élections de la ligue de Bamako sous supervision du Comité national olympique et sportif et de la Direction régionale des sports.

Dans son exposé liminaire, le président du Pool de médiateurs est revenu longuement sur le travail effectué en quatre semaines de travail par la commission et qui a abouti à ces recommandations. «Conformément à l’esprit des décisions du président du Comité national olympique et sportif, le Pool des médiateurs dans le souci de recueillir le maximum d’opinions et d’informations sur la question, et dans une démarche fondamentalement inclusive, a adopté une feuille de route qui lui a permis d’entendre des personnes ressources au siège du comité ou en transport à leurs domiciles, indiquera Adama Koné.

La première phase, précisera le conférencier, a été consacrée à des séances d’écoute et de remise de documents qui ont permis au Pool des médiateurs d’établir la chronologie des faits selon les deux parties et de procéder à leur analyse à la lumière des textes en vigueur. Ont été écoutés successivement les présidents des 9 ligues qui étaient composés de deux groupes, les 16 clubs de première Division qui étaient également divisés en deux groupes, le directeur-adjoint des sports et de l’éducation physique et l’Union des associations des supporters des Aigles du Mali (UNASAM). La deuxième phase, poursuivra Adama Koné, a été consacrée en une rencontre avec les deux parties (séparément) pour signifier à chacune les constats établis par les médiateurs sur chaque fait depuis l’Assemblée générale élective d’octobre 2013 jusqu’au 30 octobre 2015».
Outre les personnes physiques et morales citées plus haut, Adama Koné et son équipe ont également rencontré la commission des sports de l’Assemblée nationale et le ministre des Sports.

C’est à l’issue de toutes ces rencontres que le Pool des médiateurs a élaboré son rapport dont la présentation est intervenue, 72h après les déclarations du président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta qui s’est adressé aux protagonistes de la crise en ces termes : «après ce que les Aiglonnets ont démontré au Mondial, il faut que notre football se reprenne à l’intérieur. Quand les jeunes montrent autant d’engagement et de patriotisme sur le terrain, on ne peut pas laisser leur football se déliter pour des intérêts tristement égocentriques qui n’ont rien à voir avec la nation malienne. L’Etat n’acceptera pas ça, il prendra toutes ses responsabilités». Désormais, la balle est donc dans le camp des protagonistes de la crise.
Il faut que le comité exécutif de la Fédération malienne de football et le Collectif des ligues et clubs majoritaires accordent leur violon et le plus rapidement possible. Le football malien mérite que ce folklore auquel ils se livrent depuis dix mois et que rien ne justifie si ce n’est la volonté de certains de se servir de notre ballon rond.

S. B. TOUNKARA
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