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Interdits de circuler sur des axes : Les tricycles menacent d’attaquer la mairie en justice
Publié le jeudi 19 novembre 2015  |  L’Indicateur Renouveau
La
© aBamako.com par Momo
La ville de Sikasso




Les mesures de la mairie du district relatives à l’interdiction des tricycles dans leur périmètre d’exploitation à Bamako se heurtent à l’opposition des conducteurs de tricycles et bien d’autres organisations de la société civile.



Le Collectif pour la défense de la République (CDR), en collaboration avec l’Association des conducteurs de mototaxi (ACT), a organisé mardi une conférence de presse au Carrefour des jeunes de Bamako pour dénoncer l’arrêté n°041/M-DB portant réglementation de leur circulation dans le district de Bamako et exiger des autorités municipales l’annulation de l’arrêté. Selon les conférenciers, les collectivités décentralisées sont allées sur la base d’un aveuglement juridique et de discrimination à leur encontre.



“Le projet tricycle qui a fait son apparition dans notre pays est une politique gouvernementale dans la lutte contre le chômage”, a affirmé le porte-parole du Collectif pour la défense de la République, Mohamed Youssouf Bathily, avant de rappeler que selon l’arrêté, la circulation des tricycles à moteur est formellement interdite sur le pont des martyrs, les routes de Koulikoro, Sébénikoro et de l’aéroport, la section de voie du boulevard de l’Indépendance comprise entre le monument de l’Indépendance et l’échangeur de l’ENA et la section de la voie de la route de Koulouba comprise entre le Parc national et le rond-point de Koulouba.

Les tricycles ne doivent pas circuler sur la voie des 30-Mètres de Niamakoro depuis la Tour d’Afrique jusqu’au poste de contrôle de Kalabancoro. De même, leur circulation est formellement interdite la nuit de 19 h 30 à 6 h du matin sur les voies goudronnées. Les surcharges, les chargements hors gabarits et les transports mixtes sont évidemment prohibés à bord des engins concernés.

“La mauvaise volonté des autorités est manifeste quant au suivi des mesures d’accompagnement en termes de formation et de définition des conditions de circulation de ces engins. En lieu et place d’une telle initiative, les autorités frappent le maillon faible, sous prétexte que ces engins sont à la base de plusieurs accidents et contribuent à la congestion de la circulation. Si la plupart de leurs conducteurs n’ont pas de permis de conduire, de feux rouges ou de clignotants… c’est à l’Etat de réglementer, mais pas interdire puisque les tricycles contribuent significativement à améliorer le système de transport”, a-t-il expliqué.

Selon M. Bathily, cette interdiction mettra 12 000 jeunes au chômage et fera perdre à l’Etat plus de 600 millions F CFA. “En termes de taxe de développement régional et local, chaque mototaxi paie 60 000 F CFA”, a-t-il témoigné.

L’Association des conducteurs de mototaxi a annoncé des actions judiciaires devant le tribunal administratif dans un bref délai.

Bréhima Sogoba
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