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Lettre ouverte De Aliou CAMARA, Ingénieur chemin de fer à la retraite A : Son Excellence Monsieur le Président de l’UM-RDA
Publié le vendredi 20 novembre 2015  |  Le Zenith Bale





Lors du centenaire de Papa Président Modibo Kéïta à Mopti, vous avez endossé la lourde responsabilité d’oublier mon père Feu Famouké CAMARA. Je vous apprends cette phrase de Papa Modibo avec regret, me tenant contre lui à Dravela en 1963 : le brave ! Si il était vivant maintenant l’aurait trouvé Ministre. Il n’avait peur de rien.
Sachez ce qui suit :
1.Toutes les nuits, Baréma Bocoum, Robert Cissé et Famouké se concertaient chez mon père à table à la lueur de pétromax.
2.A chaque tournée Papa Modibo, il tenait à manger les nuits avec mon père qu’il a toujours appelé grand frère et ne buvait que le jus de citron pimenté de Madame Souleimane SANOGO (Banana).
3. Déporté à Kita pour six mois puis à Djenné 80% PSP où Papa Modibo logeait directement chez lui jusqu’à la 1ère victoire du RDA à Djenné avec Papa Bakari BAH en 1956.
4. Remuté à Mopti en 1956, les concertations quotidiennes tripartites nocturnes avec Baréma et Robert reprirent jusqu’au 19 mai 1958 où tombe malade l’administration coloniale lui a fait l’honneur de faire atterrir près de l’hôpital de Mopti où il travaillait comme infirmier spécialiste de 1er échelon un avion sanitaire pour l’amener à Bamako où il mourut le troisième jour le 21 mai 1958. Les responsables du RDA ont tenu à faire l’enterrement à Bamako.
5. Papa Modibo et ses compagnons ont décidé de réhabiliter mon père et ont choisi ma grande sœur Madame SANGARE Koria CAMARA qu’ils ont mis à la Panafricaine des Femmes auprès de ses Tantis, car elle était la plus jeune.
Certaines personnes ne méritent pas d’être oubliées.
Demandez à Mamadou Tiéoulé KONATE ce que Papa Hamaciré lui a dit de mon père le jour de l’enterrement de Tiéoulé KONATE : le brave ! Il n’avait peur de rien ! Il nous donnait à toute la jeunesse révolutionnaire dynamisme de la lutte de l’indépendance ! On le suivait tous.
Les reconnaissances de ma famille vont à tous ses anciens collaborateurs.

Bamako, le 18 novembre 2015
Signé
Aliou CAMARA
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