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Formation des distributeurs d’intrants agricoles : Une œuvre salutaire de Malimark et de ses partenaires
Publié le mardi 1 decembre 2015  |  Le Flambeau




La Direction générale des dettes publiques a abrité les 26 et 27 novembre 2015, un atelier de formation de renforcement des capacités des acteurs du segment de distribution. Le thème retenu était : «Les engrais occupent aujourd’hui une grande place dans l’agriculture». Cet atelier deux jours qui a été initié par Malimark et ses partenaires, étai placé sous la présidence du Directeur national de l'agriculture, Moussa Camara. C’était en présence du la Directrice nationale de Malimark, Tangara Aminata Coulibaly ; du président de l'Union nationale des revendeurs d'intrants agricoles au Mali (Unria), Ousmane Théra et du Directeur général de Toguna Agro Industries, Ousmane Guindo.

Cet atelier de formation de renforcement des capacités des acteurs du segment de distribution des intrants a rameuté plusieurs distributeurs venus pour la cause. Dans son allocution introductive, Mme Tangara Aminata Coulibaly a rappelé que Malimark est une structure d’encadrement et de facilitation des processus qui travaillent avec plus de 50 associations de revendeurs d’intrants agricoles qui se retrouvent toutes dans l’Unria. «Plus de mille (1000) revendeurs d’intrants, communément appelés, agrodealers, prennent part activement à la dynamique de distribution des intrants», a-t-elle précisé.



Pour elle, la problématique de distribution des intrants revêt beaucoup de paramètres qui demandent des attenions particulières. Pour atténuer cette problématique, à l’en croire, les agrodealers, étant permanemment en contact avec les paysans et producteurs, doivent s’imprégner des outils des nouvelles technologies agricoles qui sont, entre autres, les semences, les produits phytosanitaires et les engrais.





Prenant la parole, le président de l’Union nationale des revendeurs d’intrants agricoles au Mali (Unria), Ousmane Théra a indiqué que l’agriculture a fortement besoin de l’utilisation des engrais de bonne qualité. Cet atelier de formation, dit-il, est venu à point nommé. « La formation des revendeurs d’intrants agricoles sur les engrais a une importance capitale dans l’amélioration de la production et de la productivité agricole au Mali», a-t-il souligné.



Pour sa part, le Directeur national de l’agriculture, Moussa Camara, a également estimé que l’agriculture a besoin des engrais de bonne qualité et que la formation pour renforcer les capacités des distributeurs est à saluer. Il a aussi remercié les initiateurs de cet atelier.



Notons que durant ces deux jours, les participants se sont penchés sur les généralités des engrais; les types d’engrais (teneur des engrais, besoins des plantes); les modalités d’utilisation (y compris la microdose); les conditions de stockages et de conservations; les avantages et inconvénients des engrais; les réglementations en vigueur au Mali; la collaboration Direction nationale de l’agriculture-agrodealers pour la commercialisation des engrais et les conditions de délivrance de l’agrément de revente au Mali.

Seydou Karamoko KONE





AGETIC : les agents communaux à l’école du Tic

L’Agence des technologies de l’information et de la communication (AGETIC) a organisé du 23 au 27 novembre 2015 une formation sur l’utilisation meilleure du Tic à l’endroit d’une soixantaine d’agents communaux du District de Bamako. Cette formation de deux jours est le préambule de l’activité du Festival, «E-festival» qui est organise chaque année au profit des amoureux des nouvelles technologies. La cérémonie d’ouverture de cette formation était présidée par le Directeur de ladite Agence, Moussa Dolo.



Dans son allocution, le Directeur Moussa Dolo expliquera que chaque année, son Agence organise des formations à l’endroit des élèves et étudiants et que pour cette année, ils ont procédé à l’innovation : la formation est destinée aux agents communaux venus de six Communes du District de Bamako. Environ une soixantaine d’agents ont bénéficié de cette formation, à raison de 10 agents par commune. «Chaque année, nous essayons de faire la promotion de l’internet et des nouvelles technologies et communication qui s’avèrent utiles pour l’efficacité et professionnalisme», a noté le Directeur Dolo.



Selon lui, les nouvelles technologies sont de véritables leviers pour le développement. Pour y parvenir, la formation est capitale dans l’utilisation de la technologie. «Le renforcement des capacités des uns et des autres aux outils afin d’exploiter vos potentialités est tout à fait nécessaire. C’est à ce titre que nous avons pensé à vous, agents communaux. Nous souhaitons qu’il pourra vous permettre d’être à mesure d’appliquer votre savoir-faire dans votre travail quotidien au profit des populations», a-t-il souhaité. «Les nouvelles technologies sont incontournables, voire indispensables dans la vie humaine. Ça change, facilite notre vie quotidienne. On ne pourrait être en marge de développement des technologies. On devrait s’engager pour pouvoir maîtriser l’utilisation de ces technologies», a-t-il indiqué.



Il a enfin exhorté les amoureux des technologies à continuer dans ce sens. «Aujourd’hui, rien n’est possible sans la technologie ; je dis bien absolument rien ! Par contre, il faut avoir le réflexe des nouvelles technologies. Quel que soit le problème que vous pensez, la technologie va le résoudre», a-t-il conclu.

Seydou Karamoko KONE



Interprofession de la filière maïs au Mali : Pour la promotion et la professionnalisation du secteur agricole

Les acteurs de l’agriculture ont tenu le lundi 23 novembre 2015 à la Direction des finances et du matériel du ministère du Développement rural, un atelier national d’information et de sensibilisation sur l’interprofession de la filière maïs. Ont pris part à cet atelier les représentants des organisations professionnelles agricoles des différents bassins de production de maïs et leurs faîtières, sous la présidence du Directeur national de l’agriculture, Moussa Camara et du représentant de l’APCAM, Idrissa Diallo.

Ce séminaire a été une opportunité pour les acteurs de mener une profonde réflexion pour faire la promotion et la professionnalisation de la filière maïs. En effet, il s’agissait de prendre connaissance des principaux textes régissant les organisations paysannes et du processus de mise en place de l’interprofession ; d’analyser les forces et faiblesses dans le domaine et de proposer un programme de mise en place des différents collèges.



Dans son discours, le représentant de l’APCAM, Idrissa Diallo, a fait savoir que l’objectif est d’apporter des réponses appropriées à ces interrogations, car la meilleure des voies possibles vient d’être offerte par la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. À travers le financement du projet de structuration de la filière maïs au Mali, précise-t-il, la mise en place de l’interprofession de la filière maïs permettra d’améliorer la compétitivité de la filière maïs par le renforcement de la gouvernance et de la structuration des acteurs.



Quant au Directeur national de l’agriculture, Moussa Camara, il a rappelé le rôle et la place du maïs dans l’économie nationale : campagne 2015/2016, un total de 895 915 ha de maïs réalisés, soit 20% des emblavures céréalières (4 992 130 ha) ; campagne 2014/2015, environ 6 980 733 tonnes de céréales ont été produits dont 1 744 020 tonnes de maïs, soit 25%. Au regard de son potentiel élevé, le maïs bénéficie des engrais subventionnés depuis 2009-2010. Le maïs est cultivé sur une grande partie du pays en saison pluvieuse et en contre-saison (toutes les régions du Mali, excepté Kidal). Le maïs fait partie du régime alimentaire des populations du Mali. Sa commercialisation génère des revenus substantiels pour les producteurs et il est consommé sous diverses formes : tô, bashi, seri, kini, monni, maïs de bouche.



Seydou Karamoko KONE
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