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Mine de Loulo Djidjan : quand les agissements du directeur mettent à genoux Dial BTP !
Publié le jeudi 3 decembre 2015  |  L'oeil du Mali
Cérémonie
© aBamako.com par A S
Cérémonie d`Inauguration de la mine d`or de Kofi
Bamako, le 24 Avril 2015, a eu lieu la cérémonie d`inauguration de la mine d`or de Kofi




Face à l’injustice galopante et à l’impunité qui font sources de loi dans plusieurs milieux au Mali, certains cadres, de part leur attitude, se mettent à piétiner les collaborateurs pour des intérêts sordides. Tel est le cas de Siaka Berthé, directeur de la Somilo, qui, par ses agissements mafieux et son refus de se conformer aux décisions de justice, a provoqué la faillite de l’entreprise Dial BTP.
Les faits : installé à Loulo-Djidjan, il y a de cela une dizaine d’années, l’entreprise Dial BTP SARL, appartenant à Alou Diallo, travaille avec la société minière de Loulo (SOMILO) de Rangold ressources. C’est ainsi qu’un jour, Alou Diallo fut approché par Siaka Berthé, directeur de la Somilo, pour acheter les ferrailles exposées dans la cour de l’usine. Mais, avant l’achat de la ferraille, l’entreprise Dial BTP devrait effectuer gratuitement des travaux de ramassages (déchets toxiques) dans la cour afin de dégager des espaces servant à la construction des magasins.
Une offre qu’accepte Aliou Diallo, pour l’acquisition du marché. Nonobstant que les travaux de ramassage des ordures (déchets toxiques) s’évaluait à 80 millions, l’entreprise a accepté de les faire gratuitement pour garder de bonne relation avec la Somilo. Ainsi, l’entreprise Dial BTP acheta la ferraille à 7 millions FCFA. Ce faisant, 45 personnes ont été employées par Dial BTP pour débarrasser la cour des déchets toxiques et de la ferraille.
Aux dires de Aliou Diallo, la sécurité est tellement rigoureuse et vigilante au sein de l’usine qu’il est impossible de sortir avec d’autres matériels. Ainsi, il a fallu 48 voyages de camions bennes pour débarrasser la cour des ordures. Deux jours après le ramassage des ordures, Siaka Berthé et Diakaridia Koné (chef département de l’environnement) vont se présenter à Aliou Diallo pour lui dire qu’un rouleau de câble a été retrouvé dans les ordures ramassées par Dial BTP.
Sur le champ, ils firent appel à la gendarmerie. Les deux mafieux disent aux gendarmes que Dial BTP a caché le rouleau dans les tas de ferraille. Une accusation rejetée par Aliou Diallo puisque le travail de ramassage a été fait en présence des vigiles de Somilo.
Comme si cela ne suffisait pas, le véreux directeur ordonne de faire retourner les ferrailles à l’usine. Après les enquêtes des gendarmes, les voleurs ont été retrouvés et aucune personne de l’entreprise n’était mêlée à cette histoire de vol. Malgré la véracité des choses, Siaka Berthé n’a voulu ni livrer la ferraille à l’entreprise Dial BTP encore moins lui rembourser ses 7 millions.
C’est alors que Aliou Diallo intenta une action en justice contre Somilo au tribunal de Kéniéba. Là aussi, les coupables ont été condamnés et la société Somilo a été sommée de délivrer la ferraille à Dial BTP, en plus des dommages et intérêts. Pendant ce temps, la société BCM a vendu ses ferrailles qui étaient entreposées dans la cour de l’usine de la Somilo à Aliou Diallo pour un montant de 22 millions.
Cette fois-ci, les cadres de la société ont été pris en témoin parla BCM. Par surprise, Diaridia Koné a appelé Aliou Diallo afin de revendre cette ferraille à son ami Diawara. Ce dernier s’est déplacé chez Aliou pour discuter du prix de la ferraille. Malheureusement, ils ne se sont pas entendus sur le prix. C’est alors que les cadres de Somilo, en l’absence de Aliou Diallo et sans son consentement, vont revendre la ferraille à Diawara.
Lorsqu’Aliou Diallo s’est rendu à l’usine pour enlever sa ferraille, il sera surpris de constater que sa ferraille achetée avec BCM a été revendue à Diawara. Et les deux mafieux lui promettent de rembourser ses 22 millions. Toute somme qu’il n’arriva pas, depuis plusieurs mois, à entrer en possession. C’est ainsi qu’il intenta une seconde action en justice contre la Somilo. Cette fois comportant trois procédures : une première pour le ramassage d’ordure et ses 7 millions ; une deuxième pour l’achat de la ferraille avec la BCM et la troisième pour intox contre DIAL BTP.
Au premier jugement, le tribunal a condamné Somilo à payer 175 millions à Dial BTP, mais la Somilo a fait appel au tribunal de Kayes. Pour la deuxième procédure, le tribunal a condamné la Somilo à payer 95 millions à Dial BTP et la troisième procédure Somilo a été condamnée à payer 175 millions à Dial BTP. Jusque là, la Somilo traine à mettre Dial BTP dans ses droits. Pire, Siaka Berthé chante sur tous les toits que sa Société paye 20% de taxe à l’Etat malien, et qu’ils sont intouchables au Mali. Pire, Siaka Berthé a défié les agents de l’ordre accompagnés de l’huissier muni d’une grosse en les empêchant de pénétrer dans l’enceinte de l’usine pour la saisie des biens. Mais, alors où allons-nous quand les droits des entreprises maliennes résorbant le chômage sont piétinés au profit des sociétés multinationales. Il est temps que les hautes autorités s’intéressent à la question pour que Aliou Diallo soit mis dans ses droits.
Pachi Traoré
Source: L'Oeil du Mali
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