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Journée Mondiale et Mois National de lutte contre le SIDA : Le PM Modibo Keïta lance les travaux !
Publié le vendredi 4 decembre 2015  |  Le challenger
Journée
© aBamako.com par A.S
Journée mondiale de lutte contre le sida
A l’instar de la communauté internationale, notre pays a célébré hier la Journée mondiale de lutte contre le sida. L’événement est consacré aussi au lancement des activités du mois de décembre dédié à la lutte contre la pandémie dans notre pays. La cérémonie était présidée par le Premier ministre Modibo Keita




Chaque mois de décembre, la campagne nationale de lutte contre le SIDA est couplée avec la célébration de la Journée Mondiale au Mali. L’édition 2015 a été lancée, le mardi 1er décembre au CICB, par le Premier ministre Modibo Keïta. En prélude au lancement de ces activités, le Secrétariat Exécutif du Haut Conseil National de Lutte Contre le SIDA (HCNLS) a organisé le lundi 30 novembre un point de presse à son siège, sis à l’ACI 2000. L’objectif étant d’informer, mobiliser et sensibiliser les populations pour leur implication effective dans la lutte contre le SIDA, grâce aux médias. Les temps forts des deux évènements !

Lors du lancement, qui s’est déroulée en présence de plusieurs ministres et personnalités politiques ainsi que des Partenaires Techniques et Financiers, Monsieur Malick Sène, Mme Thérèse Poirier, Représentante d’ONUSIDA, Mme Djerma Oumou Diarra, Présidente de RMA+ et Mme Togo Marie Madeleine Togo, Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique ont pris tour à tour la parole. La prestation de la chorale des Personnes Affectées par le VIH n’est pas restée en marge de la cérémonie. Car, elle a produit un sketch vantant les mérites de la prévention contre le SIDA. Au cours du point de presse, les conférenciers au nombre de quatre, des acteurs de la lutte contre le SIDA, sont intervenus pour expliquer l’intérêt de l’implication des médias dans la lutte contre ce fléau. Ils ont informé l’auditoire sur les handicaps mais aussi les avancées dans la maîtrise et le traitement du VIH SIDA.

Le lancement



A la cérémonie de lancement, la présidente du RMA+, la représentante de l’ONUSIDA et le Secrétaire Exécutif National du HCNLS ont répété les discours qu’ils ont tenus lors du point de presse. Le Ministre de la Santé et de L’Hygiène Publique, après avoir indiqué une avancée significative dans la maîtrise du VIH grâce à l’objectif « 3 X 90 », a loué les efforts de l’exécutif dans la lutte contre le SIDA. Le PM, avant de procéder au lancement des travaux, a essentiellement rassuré les acteurs de la lutte contre le Sida de l’accompagnement constant dont ils bénéficieront de la part des autorités maliennes.

Le point de Presse

Mme Djerma Oumou Diarra, présidente du Réseau des Malades Atteintes par le SIDA (RMA plus), a invité les femmes enceintes à se faire dépister très tôt pour éviter le risque de transmission du VIH au nouveau-né. Car dit-elle, toute femme dépistée est systématiquement prise en charge gratuitement pour bénéficier du traitement ARV. Elle a témoigné de sa séropositivité depuis plus de dix ans. Mais grâce au traitement ARV, elle présente une charge virale négative et mène désormais une vie normale. Car dit-elle, cela lui a permis de mettre au monde quatre (4) bébés sains et saufs.

Le représentant du Ministre de la Santé, M. Bouyagui Traoré, a confirmé les propos de Mme Djerma en indiquant que 98% des femmes enceintes dépistées et soignées arrivent à donner naissance à des bébés sains. Il a invité les populations à ne plus considérer le SIDA comme un tabou pour la simple raison que les traitements existent dans le cadre de l’ARV permettant d’obtenir une charge virale négative. Il a vivement invité les médias à diffuser largement ces avancées afin que les populations sortent de l’anonymat pour se faire dépister.

Quant à la représentante de l’ONUSIDA, Mme Thérèse Poirier, elle a indiqué que désormais la lutte contre le SIDA va se concentrer dans les villes et les zones de prévalence comme les zones d’orpaillage. L’ONUSIDA a pour objectif de dépister, d’ici à cinq ans, 80% des personnes infectées. Elle estime que les principaux handicaps dans la lutte contre le SIDA sont la stigmatisation et la discrimination qu’il faut combattre.

Monsieur Malick Sène a rappelé que le but visé par le concept de “l’objectif Zéro”, lancé en juin 2011 pour l’élimination du VIH/SIDA, est d’avoir zéro nouvelle infection, zéro décès lié au VIH/SIDA et zéro discrimination de malades atteints par le VIH. A ses dires, l’objectif stratégique des « 3 X 90 » lancé en 2014 pour la riposte devant mettre fin à l’épidémie du SIDA en 2030, a permis d’accélérer la prévention, le traitement et le contrôle de la maîtrise de la qualité du traitement.

Gaoussou M Traoré



Transmission du VIH de la mère à l’enfant

En 2016, 1017 enfants de 0 à 14 ans seront infectés

L’annonce a été faite au cours du traditionnel point de presse qu’organise ARCAD-Sida chaque mois de décembre, mois de la lutte contre le VIH/Sida.

C’était dans la salle de conférence de ladite association sise à N’Tomikorobougou sous la présidence du Dr Alou Sylla, président d’ARCAD-Sida. On notait la présence de Mme Djerma Oumou Diarra du Réseau Malien des Associations des personnes vivant avec le VIH ainsi que des membres d’ARCAD-Sida.

Par cette annonce, l’Association de recherche et d’accompagnement à domicile des personnes vivant avec le VIH/Sida (ARCAD-Sida) interpelle les autorités du Mali pour un engagement en faveur de la prévention de la transmission du VIH/Sida de la mère à l’enfant. Si rien n’est fait, estiment les conférenciers, en 2016, 1017 enfants de 0 à 14 ans seront infectés selon les estimations du logiciel Spectrum du HCNLS. C’est pourquoi, l’Association de Recherche, de communication et d’Accompagnement à Domicile (l’ARCAD-SIDA), le Réseau Malien des Associations de Personnes vivant avec le VIH (RMAP+) et la FENACOF ont décidé de s’allier pour dénoncer la transmission du VIH de la mère à l’enfant qui fait rage au Mali. Pour renverser la tendance, il faut l’implication des plus hautes autorités.

Aujourd’hui, le Mali est classé par le Fonds Mondial de lutte contre le Sida, parmi les derniers pays en Afrique Subsaharienne en matière de prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant. Le rapport 2014 de la Cellule Sectorielle du Ministère de la Santé évaluait la couverture nationale des centres de santé en site de prévention de la transmission mère-enfant à seulement 33%. Malgré des progrès accomplis en passant de 416 sites de PTME en 2014 à 446 sites en 2015, l’accès et le recours aux services de PTME restent largement insuffisants.

Pourtant, le plan national d’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant, validé il y a un an, proposait des stratégies claires pour pallier cette problématique. Sa mise en œuvre prévoyait de réduire de moitié les décès maternels et infantiles liés au VIH. Malheureusement, des problèmes de financement continuent d’empêcher son application effective. A défaut, ARCAD-SIDA et la RMAP+ revendiquent dorénavant l’appui de l’Etat pour privilégier l’approche communautaire dans l’amélioration de la prévention de la transmission mère-enfant. Le Mali étant un pays à ressources limitées, le VIH représente un lourd fardeau et l’action communautaire est essentielle pour relever les défis de l’accessibilité et de la prise en charge globale.

Durant la première semaine du mois de lutte contre le VIH-Sida sous le thème « Prévention de la transmission Mère-Enfant », l’ensemble des acteurs et principalement, les acteurs communautaires restent dans l’expectative d’un engagement ferme de la part de la Première Dame qui assure le haut patronage dudit thème.

C’est pourquoi, ARCAD-Sida réclame aux autorités, la traduction des engagements politiques en actions concrètes pour mettre fin à cette forme de transmission qui menace le développement durable du pays.

« L’élimination de la transmission mère-enfant est possible au Mali. Il faudrait que les plus hautes autorités du pays s’engagent entièrement. Dans ce combat, chacun a une part de responsabilité à jouer pour avoir des résultats tangibles. On peut donner une chance aux enfants mais l’engagement de chacun est incontournable », a déclaré Dr Alou Sylla.

Drissa Togola
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