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Le collectif des détenteurs du diplôme d’études approfondies et de Master II recherche en droit excédé : « Nous ne permettrons pas au ministre Mountaga Tall d’hypothéquer notre avenir… »
Publié le mardi 8 decembre 2015  |  Le Pays
Atelier
© aBamako.com par momo
Atelier de validation du projet de Politique Nationale de la Science, de la Technologie et de l’Innovation
Bamako , le 10 novembre 2015 le ministre de l’Enseignement Supérieur Me Mountaga Tall a présidé l’ Atelier de validation du projet de Politique Nationale de la Science, de la Technologie et de l’Innovation au Radisson Blu




A la faveur d’une conférence de presse, le collectif des détenteurs du diplôme d’études approfondies et de Master II recherche en droit (CODEMAR-DROIT), affilié au Syndicat National de l’Enseignement Supérieur(SNESUP), est monté au créneau pour dénoncer l’attitude du ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Montaga Tall, qui a refusé de recruter parmi eux le quota qu’il faut en réponse au besoin criard d’enseignants à cause du système Licence Master Doctorat(LMD). Tout en reprochant au ministre de ne pas respecter le protocole d’accord signé le 27 janvier 2014 entre l’Etat et le SNESUP, le collectif de dire : « qu’il ne permettra pas au ministre Mountaga Tall d’hypothéquer son avenir… ».

C’est la Faculté des Sciences juridiques et politiques qui a servi de cadre à la tenue de cette conférence de presse, samedi 05 décembre 2015. Selon le président du CODEMAR-Droit, Lassana Diakité, ce n’est un secret pour personne aujourd’hui que l’éducation et le taux de participation dans l’éducation scientifique est la source principale du potentiel d’un pays pour produire une société instruite, ce qui est un préalable au développement technologique et économique de tout pays. Alors l’Université et la Recherche sont au cœur de l’avenir d’un pays. « Si nous avons des Universités de très faible niveau, nous aurons des futurs cadres très mal formés et les institutions de l’Etat manqueront des responsables convenablement qualifiés qui sont enthousiastes et capables de stimuler la pensée scientifique ; ce qui constituera un étranglement à la capacité d’un pays d’innover, d’adapter la technologie aux conditions locales et d’employer et maintenir des technologies pour le bien être de la population », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter : « nos Universités; vu, le nombre croissants d’Etudiants sont confrontées à plusieurs problèmes majeurs dont le nombre insuffisant d’enseignants. Le tiers de ses enseignants sont des vacataires et contractuels ».

Ce manque criard d’Enseignants au niveau du Supérieur, selon le collectif, a été attesté lors du soit disant concours passé par M. le Ministre en charge de l’Enseignement Supérieur et le recteur de l’Université des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako devant la caméra de l’Office de Radiodiffusion Télévision du Mali dans leurs interviews à l’édition du journal télévisé de 20 heures et constaté lors des séances de Travaux Dirigés (TD) par nos soins à travers des procès-verbaux de constat d’huissier.

Selon le COMADER-DROIT, l’application du système LMD exige beaucoup plus d’enseignants mais aussi de la création des pôles Universitaires précisément à Sikasso, Tombouctou et Gao. Malgré cet état de fait, le Collectif regrette du fait que le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientique, Mountaga Tall, a décidé de faire un recrutement de 346 Assistants dont 200 sur titre (doctorat) et 146 par voie de concours direct (DEA MASTERSII) alors que même s’il recrute toutes les ressources disponibles, le besoin restera criard.

« Pour quoi initier des politiques si vous refusez de mettre les moyens en vue de leurs mises en œuvre ? », s’interroge donc le Collectif. Avant de lancer un vibrant appel à leurs camarades des autres facultés titulaires desdits diplômes à se joindre à eux en vue d’une protestation au risque du péril de leur vie afin d’obtenir l’annulation dudit arrêté et de permettre à l’Etat de revoir à la hausse le quota octroyé aux différentes facultés ;

Eu égard à la non prise en compte jusqu’à présent du protocole d’accord signé le 27 janvier 2014 entre l’Etat et le Syndicat National de l’Enseignement Supérieur ; le collectif de protester « qu’ils ne permettront un quelconque hypothèque de leur avenir par le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique ».

Une grève du SNESUP à partir du 15 décembre 2015

Présidant la conférence de presse, le secrétaire général du SNESUP, Abdou Mallé a souligné que si le ministre ne respecte par le point 4 du protocole l’accord signé entre eux et l’Etat qui stipule : « l’organisation d’un concours d’entrée à la fonction publique pour les travailleurs contractuels payés sur les budgets autonomes des structures d’enseignement supérieur et de recherche scientifiques relevant du Département en charge de l’enseignement supérieur et de recherche scientifiques remplissant les critères… » que le SNESUP va en grève de 48 heures à compter du 15 au 16 décembre 2015. Et si la situation n’est pas régularisée, selon le SG Mallé, suivra une autre grève de 72, les 22, 23 et 24 décembre 2015. Et après toutes ces grèves, si le ministre refuse toujours de respecter ce protocole d’accord, le SG du SNESUP dira que son Syndicat observera une grève illimitée à partir du 29 décembre 2015.

Aliou Agmour
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