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Le rapt de la suissesse à Tombouctou n’a toujours pas été revendiqué
Publié le samedi 9 janvier 2016  |  studiotamani
Béatrice
© AFP par AHMED OUOBA
Béatrice Stockly




L'enlèvement de la ressortissante Suisse Béatrice Stockly n'a toujours pas été revendiqué, quarante-huit heures après. La gendarmerie de Tombouctou poursuit ses investigations, mais pour l'instant rien à infiltrer.

Kidnappée, pour la seconde fois, les élus locaux de Tombouctou pensent que Béatrice a été ''imprudente'' étant donné ''qu’elle est retournée s'installer dans le quartier Abaradjou, une zone non sécurisée''.Mohamed Ibrahim Cissé est le président du conseil régional de Tombouctou. Il a été joint au téléphone par Ayouba Sow :
« Je dirais bien qu'elle s'est exposée parce que de toutes les façons le quartier dans lequel elle vivait est un quartier à risque. Elle a été enlevée juste parce qu'elle est blanche ».
Est-ce que le rapt a été revendiqué ?
« Pas encore! Nous, nous pensons que c'est des gens qui l'ont enlevé pour la vendre à d'autres mouvements. En ce moment, ça serait revendiqué. En général, c'est toujours des intermédiaires qui enlèvent les gens, mais qui après les revendent au plus offrant. Elle peut se retrouver n'importe où. Vous savez, la région de Tombouctou fait cinq cent mille kilomètres. J'avoue qu'on est très inquiet. Nous savons que notre armée fait beaucoup. Souvent, les gens parlent de la Minusma, parlent de Barkhane, mais la ville est plutôt sécurisée par l'armée malienne. Nous demandons à notre armée de faire encore plus. Les enquêtes sont menées par la gendarmerie, mais pour le moment, ils n'ont pas communiqué les résultats sur lesquels les enquêtes ont abouti ».

Certains observateurs affirment que cet enlèvement n'est pas l’œuvre des groupes armés signataires de l'accord de paix. Ils s'interrogent sur la nature de ce deuxième rapt de Béatrice Stockly. Selon eux, « elle pourrait avoir un autre agenda » puisse qu'elle connaît déjà « les conditions de son premier enlèvement et de sa détention ».
Firoune Maïga est membre de la plate-forme et spécialiste des questions sécuritaires. Il a été joint au téléphone par Ayouba Sow :
« Béatrice a déjà été enlevée une première fois. Elle connaît les conditions dans lesquelles elle a été enlevée. Elle connaît ses ravisseurs à l'époque. Et la voilà qu'elle revient encore à Tombouctou. Elle se promène comme si de rien n'a été et qu'elle se fasse enlever. Ça pose assez de problèmes. Aujourd'hui, on accuse le Mali. Alors que des fois, il faut regarder derrière les enlèvements qu'est-ce qu'il y a ? Il y a toute une machine. Est-ce que ce n'est pas une affaire propre à elle-même de se faire enlever et de partir » ?
Vous pensez qu'elle a commandité son propre enlèvement ?
« Je ne souhaite pas le dire, mais de toutes les façons pour une première otage qu'elle fut et une deuxième encore qu'elle fut. On ne regarde pas le feu et mettre sa main là-dedans. On attend, peut-être que c'est des intermédiaires. On a dit qu'ils ont passé la nuit à Tombouctou. Le lendemain, ils sont ressortis. Donc, ils ne doivent pas être loin ».
Est- ce que vous pensez que les groupes armés sont impliqués dans cet enlèvement ?
« Non ! Je peux vous donner la certitude que les groupes armés signataires de l'accord sont hors de ce genre de circuit. Nous sommes dans un processus. Nous nous sommes engagés. Nous sommes fidèles à nos principes. Ça, ce n'est pas la signature des groupes armés. Je peux être clair là-dessus ».
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