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Billet : Etat d’urgence et état de colère
Publié le jeudi 14 janvier 2016  |  L’aube
Premier
© aBamako.com par A.S
Premier conseil des ministres du gouvernement Modibo KEITA
Le Conseil des Ministres s`est réuni en session ordinaire, le mercredi 14 janvier 2015 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Président de la République, Monsieur Ibrahim Boubacar KEÏTA.




Dans une maladresse inqualifiable dont il a le secret, le gouvernement malien a, au cours d’un conseil des ministres extraordinaire, décrété, le 22 décembre dernier, l’état d’urgence pour une période de 10 jours. Le hic ? Cette mesure coïncidait avec le Maouloud, où de nombreuses soirées religieuses étaient organisées.
Dès l’annonce de la décision gouvernementale, ce fut un véritable tollé, voire une grosse colère au sein des milieux religieux de la capitale. En effet, la mesure fut vite perçue comme une manière subtile du pouvoir d’interdire la célébration du Maouloud.
Ce ne sont ni les explications du gouvernement (fournies à la télé), encore moins les démarches (dans les coulisses) du régime, qui ont pu apaiser la colère des religieux dont certains se sont attaqués ouvertement au pouvoir et au président IBK.
Puis, vint cette sortie musclée de Haidara qui pointa carrément du doigt le chef de l’Etat, accusé d’avoir voulu interdire le Maouloud. Ensuite, il y’a eu cette entrevue entre IBK et Haidara, autour de l’Etat d’urgence et du Maouloud.
Il semble que les deux hommes se sont compris. Mais, le plus étonnant dans cette histoire, c’est que le leader religieux, après son entretien avec le président, a aussitôt convié ses condisciples (les autres prêcheurs) pour rendre compte. Il est allé jusqu’à dire que le chef de l’Etat a présenté des excuses.
Et pour arranger la chose (l’Etat d’urgence) et trouver un arrangement, l’Assemblée nationale a, le 30 décembre dernier, prolongé l’Etat d’urgence pour une période de 3 mois…
Comme quoi, le Mali d’aujourd’hui est géré de façon maladroite, mais il est surtout géré au gré et aux humeurs de certains hommes qui en imposent à l’Etat. Où est donc l’autorité de l’Etat promise aux Maliens, lors de la campagne ?
Hamadi
Source: L'Aube
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