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Elevage au Mali : Une mine de diamant mal exploitée
Publié le vendredi 15 janvier 2016  |  Le Républicain
Mali:
© aBamako.com par A.S
Mali: Fête de tabaski marché des moutons à Bamako
L’Aïd El Kébir, c’est mardi prochain. A quatre jours de ce grand rendez-vous religieux et social, les préparatifs vont bon train. Dans nos familles, toute l’attention se concentre désormais sur l’acquisition du précieux mouton destiné à commémorer le sacrifice d’Abraham. Cette préoccupation principale est au centre de toutes les causeries aussi bien dans les ménages que dans les bureaux.




‘’La filière bétail et viande : potentielle et perspective’’ tel est le thème du premier numéro de l’émission « au cœur de l’économie malienne » enregistré hier jeudi 14 janvier 2016 au Centre internationale de conférence de Bamako (Cicb). Cette émission coproduit par l’Ortm et l’Agence de communication Spirit vise à susciter la réflexion au niveau des décideurs afin de faire la promotion de l’économie. Et l’élevage qui constitue l’un des pans importants de l’économie malienne était au centre des débats. D’ailleurs, le pays est le premier producteur d’élevage de la sous région. Malgré tout, il ressort des débats que l’élevage au Mali est une mine d’or inexploitée voire même une mine de diamant mal exploitée.
La dite émission présenté par Niania Aliou Traoré et Sidiki Dembélé avait comme invités sur le plateau, Badou Soumounou, président du redecoma (Regroupement pour la défense des consommateurs du Mali), Idrissa Traoré, conseiller au ministère de la Promotion de l’Investissement et du Secteur Privé, Aboubacar Bah, président de la Febevim (Fédération des groupements interprofessionnels de la Filière Bétail et Viande ) non moins député à l’Assemblée nationale, Amadou Dembélé de la DNPIA (direction national des Productions et des industries animalières) et le consultant, Siriman Sako.
C’était en présence du ministre de la Promotion de l’Investissement et du Secteur Privé, Mamadou Gaoussou Diarra, des directeurs de l’Ortm, Baly Idrissa Sissoko, de Spirit, Sidi Danioko et de nombreuses autres personnalités. Bien avant le débat proprement dit, le directeur de l’Ortm a fait savoir que l’émission sur l’économie est celle qui manquait à leur grille.
Avant d’ajouter que l’objectif de ladite émission est de poser les problèmes et de trouver les solutions, susciter la réflexion au niveau des décideurs afin de faire la promotion de l’économie. « On a besoin de tout le monde pour que cette émission puisse marcher », a-t-il insisté. Le directeur de l’Agence de communication Spirit, Sidi Danioko abonde dans le même sens tout en faisant savoir que l’économie est le moteur de développement. A l’en croire, 23 filières seront traités dans le cadre du partenariat public-privé (Ortm-Spirit).
Selon le député Bah, l’élevage est la banque du pays pauvre et pourtant le Mali accorde peu d’importance au secteur. Il a souhaité la nécessité d’améliorer l’existant. A l’en croire, il y’a 600 à 1000 têtes qui sont abattues par jour à Bamako. Et de poursuivre que 35% du cheptel malien se trouve en Côte d’Ivoire. Pour lui, il n’y a pas de politique réelle d’élevage au Mali. Quant à Soumounou du Redecoma, le malien ne mange pas la viande comme il faut même si l’OMS souligne que chaque personne doit manger 40 kilos de viande par an. Avant de signaler que l’élevage est le 3ème pilier de l’économie malienne.
Pour sa part, Amadou Dembélé de la DNPIA précise que le Mali est le premier producteur d’élevage de la sous région. Pour lui, il n y a pas d’abattoir digne de ce nom au Mali, car il n’y a pas d’investissement. Le conseiller, Idrissa Traoré a souhaité le passage de l’élevage extensif à l’élevage intensif. Selon lui, l’élevage au Mali n’est pas une mine d’or inexploitée, mais une mine de diamant mal exploitée. Avant d’ajouter que l’Etat seul ne peut pas développer le secteur. Il faut un partenariat public-privé, a-t-il dit.
Le consultant Sako a invité l’Etat et les producteurs à travailler en parfaite symbiose pour le développement du secteur. Le ministre Diarra abonde dans le même sens tout en faisant savoir que l’Etat est conscient des problèmes auxquels le secteur est confronté. « Il y aura des mesures incitatives et également un forum international sur l’investissement à la fin de l’année », a dit le ministre. Il ressort des débats que le Mali est le premier producteur d’élevage de la sous région avec 25 millions d’ovins, 10 millions de bovins, 20 millions de caprins et 30% de la population malienne tire leurs recettes de l’élevage. Par ailleurs, certains intervenants ont déploré l’absence d’un ministère exclusivement dédié à l’élevage.
Aguibou Sogodogo
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