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Pastoralisme en Afrique de l’ouest et du centre : Les cadres en conclave à Bamako
Publié le vendredi 15 janvier 2016  |  Le Débat




Pour défendre les intérêts des éleveurs, des pasteurs et leur patrimoine, pour une prise en compte effective de l’élevage et du pastoralisme dans les politiques publiques tant au niveau international, régional, national que local, les cadres africains du domaine se sont concertés à Bamako.

L’atelier régional sur la construction d’un environnement propice au développement durable du pastoralisme en Afrique de l’ouest et du centre s’est tenu du 7 au 9 janvier 2016 au Centre international de conférence de Bamako (CICB).

Durant trois jours, les participants composés des représentants des réseaux régionaux des acteurs professionnels, des éleveurs, des pasteurs, des organisations de la société civile pastorale, des femmes et du secteur privé de l’Afrique de l’ouest et du centre, ont échangé sur les problématiques des défis majeurs auxquels l’élevage et le pastoralisme sont confrontés en Afrique de l’ouest et du centre.



Au sortir de cette rencontre, les participants ont formulé des recommandations. Parmi lesquelles, l’interconnexion des dispositifs d’information des acteurs et le défi sécuritaire en lien avec les actions de développement de l’élevage et du pastoralisme, la sécurisation du foncier pastoral, l’accès aux facteurs de production (financement) et aux services de base adaptés (aliment bétail, santé animale et humaine, éducation).

Les participants ont souhaité la bonne gouvernance des espaces et infrastructures, des aménagements pastoraux, l’accès aux marchés et la modernisation des chaînes de valeur, la sauvegarde et l’amélioration du pouvoir économique des femmes et des jeunes, des ménages pastoraux, le renforcement de la résilience des populations pastorales face aux changements climatiques, la forte croissance démographique, la facilitation de la mobilité du cheptel et de la transhumance transfrontalière.

Ils ont aussi réaffirmé leur engagement à contribuer à l’avènement d’un environnement propice au développement durable de l’élevage et du pastoralisme, et convenu de l’institutionnalisation d’un espace de concertation entre les réseaux et les organisations des éleveurs et des pasteurs de l’Afrique de l’ouest et du centre.

Les cadres africains ont également recommandé l’amélioration du dialogue pour influencer les politiques publiques à tous les niveaux, et surtout local ; la nécessité d’engager des investissements structurants pour soutenir la réalisation ; la gestion durable et inclusive des aménagements, des équipements, des infrastructures pastorales ; le renforcement l’accès des populations d’éleveurs et de pasteurs aux services sociaux de base et services techniques.

D . Konta
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