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Gouvernement – suite au réaménagement sanction… Réunion d’urgence hier du BPN– Le RPM crie à la trahison… Des cadres menacent de rejoindre l’opposition
Publié le mardi 19 janvier 2016  |  la sentinelle
4è
© aBamako.com par A.S
4è Conférence nationale du RPM
Le Rassemblement pour le Mali (RPM) a tenu samedi sa 4è conférence nationale au cours de laquelle les participants ont approuvé le rapport d’activités du secrétaire général et adopté une résolution générale visant à redynamiser le parti




« Encore moins d’une heure avant son limogeage, le Ministre RPM ignorait le sort qui l’attendait. Il a fallu que le Premier Ministre l’appelle et … »
Non, ce n’est pas le réaménagement tant attendu et qui aurait consacré l’intégration des membres de la CMA dans le nouvel attelage gouvernemental et le départ de certains ministres très contestés. Ce réaménagement est plutôt celui de la sanction, en tout cas, pour ce qui est des deux grosses pointures, à savoir, Mamadou Diarra dit Igor, précédemment ministre de l’économie et des Finances et Bocary Tréta, désormais ex-Ministre du développement rural, de l’Agriculture l’Elevage et de la Pêche, ex-numéro 2 du gouvernement et non moins secrétaire général du parti présidentiel.
Il nous revient, s’agissant de Mamadou Gaoussou Diarra, précédemment Ministre de la Promotion des Investissements, qu’il a lui-même sollicité le départ en vue, dit-il de s’occuper au mieux de son cabinet.
En somme, c’est surtout le départ des deux grosses pointures, et en l’occurrence celui du secrétaire général du parti qui suscite de nombreuses réactions.
Touche-pas à mon Premier Ministre !
Ce n’est nullement le scandale des engrais dits «frelatés» ou des «tracteurs» qui serait à l’origine de l’ire d’IBK (l’on ne connaît d’ailleurs de Ministre sanctionné pour sa gestion sous le président IBK). Non plus la fausse rumeur portant sur le décès du président dont M. Treta est soupçonné d’être l’auteur… Soit dit en passant : il ressort des indiscrétions qu’IBK a «plus que supporté les agissements de M. Tréta». Mais pourquoi l’avoir limogé aujourd’hui ?
C’est tout simplement parce que Monsieur voulait être plus royaliste que le roi en voulant imposer sa nomination en qualité de Premier Ministre en remplacement de Modibo Sidibé. Et selon toute évidence, le secrétaire Général du parti est fortement soupçonné d’être l’instigateur de nombreuses tentatives de déstabilisation de l’actuel Premier Ministre, à travers des articles de presse relatifs à l’attribution de logements sociaux en l’occurrence. Voilà pour la cause immédiate.
L’on sait par ailleurs, que le Ministre ainsi limogé s’avérait la tête de proue des mécontents au sein du parti qui réclame encore aujourd’hui moins de présence et moins de représentativité de «La famille» dans les affaires politiques et dans la gouvernement. Cette tendance est opposée au camp Nancouma Keïta, secrétaire politique du BPN, plutôt proche de «La Famille».
Hier dimanche, le Bureau Politique National en question s’est réuni en urgence et à huis clos en vue d’évaluer la situation. Dans un communiqué qu’il a rendu public, il dit prendre acte et félicite son secrétaire Général pour avoir été «à la hauteur de la mission à lui confiée par le Président de la République».
Il y a cependant beaucoup d’amertume sur les visages. Certains participants que nous avions pu joindre après la séance ont parlé de «Trahison» et de la tentative «d’affaiblir le parti» à quelques encablures de son congrès. Certains ont même évoqué l’éventualité de rejoindre l’opposition politique.
Même si cette menace reste un simple coup de gueule, il ne demeure pas moins que le Bureau Politique reste majoritairement opposé à la décision de limogeage de son secrétaire Général.
S’agissant du désormais ex-ministre des Finances, M. Mamadou Diarra dit Igor, ce ne sont, non plus ses fausses statistiques de 7% de taux de croissance, encore moins de ses douteuses émissions d'emprunts obligataires, ou de la récente affaire des armements en Afrique du Sud qui ont rendu son employeurfurieux.
C’est parce que lui aussi, à l’instar de BokaryTréta, convoitait le poste de Premier Ministre, en guise de tremplin pour accéder à la Magistrature suprême. Cela, le «Vieux» n’a toléré quand bien même le «jeune» ministre s’avérait regardant sur son confort à lui. Mais là, il semblait aller trop loin. Et la réaction ne s’est pas fait attendre.
Alors leçon : pour avoir de vieux os dans l’attelage gouvernemental, alors touche- pas au Premier Ministre. Tout le monde est averti !

B. Diarrassouba
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