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Le baroud d’honneur et le prix du laxisme : L’Algérie avant le Burkina Faso et la Mauritanie
Publié le vendredi 18 janvier 2013  |  L'enquêteur


Abdelaziz
© Autre presse
Abdelaziz Bouteflika
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika


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Les représailles contre la France pouvant difficilement s’exercer en France, les terroristes choisissent la voie la plus facile, à savoir activer leurs réseaux dans les pays où ils ont un pied à terre. La prise d’otages utilisée, non plus pour des millions d’euros (le Président Hollande est intraitable dans ce domaine), mais pour les échanger contre l’arrêt des hostilités au Mali, témoigne de la fébrilité des terroristes qui sont désormais conscients de ce que leur fin est proche et inévitable.

Comme on avait annoncé les terroristes n’ont plus de choix. C’est la débandade au sein des différents groupes armés surpris par la détermination des autorités françaises et le déluge de feux qui s’abat sur eux qui ne leur laisse plus aucune alternative si ce n’est la reddition pure et simple; ce qui n’existe pas dans leur arsenal stratégique en zone de combat pour lequel la mort et la victoire constituent les seules finalités acceptables.

C’est ainsi qu’ils essayeront par tous les moyens de faire arrêter les hostilités au Mali, histoire d’éviter l’extermination de leurs forces en présence, surtout pour épargner les chefs de guerre qui constituent les piliers de leur organisation hétéroclite qu’ils ont eu beaucoup de mal à mettre en place. Leurs bureaux de liaison dans les pays où ils ont des affinités au niveau de l’administration centrale ou des unités actives seront donc beaucoup sollicités ces jours-ci pour des actions visant à affaiblir la coalition militaire dirigée par la France au Mali. C’est le lieu de bien analyser pourquoi ces trois pays (Algérie, Mauritanie et Burkina) n’étaient pas favorables à une solution militaire et ne le sont toujours pas, du reste. C’est plus le fait de relations nébuleuses très suspectes entretenues par de hauts responsables au sein des administrations de ces pays que par une quelconque question de sécurité nationale. Ces trois pays ne sont ni plus liés sociologiquement au nord du Mali, ni plus exposés ni plus faibles militairement que le Niger totalement et énergiquement engagé aux côtés du Mali, mais seulement ils sont moins libres du fait d’intérêts mafieux que certains responsables tirent du trafic de la drogue, de la prise d’otages et de la contrebande commerciale. L’administration malienne aussi est très impliquée dans cette mafia, mais la guerre déclenchée complique ces relations et les rendent désormais très dangereuses car les populations se chargeront elles-mêmes de régler leurs comptes aux « personnalités » incriminées. Pour les besoins de sécurisation de cette zone sahélienne, ces pays ont intérêt à se mettre en alerte immédiatement et à casser les réseaux mafieux basés chez-eux.

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