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Accord pour la paix: Ramtane Lamamra appelle à accélérer son application
Publié le jeudi 21 janvier 2016  |  Le Prétoire
Réunion
© AFP par Farouk Batiche
Réunion d’urgence des pays membres de la médiation
Bamako, le 19 janvier 2016 l`Algérie a tenu Réunion d’urgence des pays membres de la médiation sur la crise malienne.




Une réunion formelle de l’équipe de médiation s’est tenue à Alger pour «procéder à un examen rigoureux des avancées ainsi que des difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de l’Accord». Ce fut à l’initiative de l’Algérie qui assure la présidence de cette instance et chef de file de la médiation internationale.
Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, a appelé, le lundi 18 janvier, à Alger, à accélérer le rythme de l’application de l’accord de paix et de réconciliation au Mali. «Il est crucial que tout soit mis en œuvre pour accélérer le rythme de l’application de l’accord de manière à permettre aux populations bénéficiaires de commencer à apprécier le changement qualitatif, même graduel, dans leurs conditions de vie», a déclaré Lamamra à l’ouverture de la réunion consultative de haut niveau du Comité de suivi de la mise en œuvre de l’accord issu du processus d’Alger.
«Il est clair que le processus de paix au Mali avance dans la bonne direction. Toutefois, il reste fort à faire pour convaincre durablement les populations bénéficiaires, qui en attendent beaucoup et s’impatientent de bénéficier des dividendes de cette paix, de la justesse du choix qu’elles ont fait en adhérant à l’accord, et, surtout, pour les soustraire aux sollicitations et à l’influence des forces hostiles à la paix», a-t-il dit. Lamamra a enregistré avec satisfaction un nombre d’initiatives «encourageantes» sur la voie de la mise en œuvre de l’accord de paix, notamment la levée des mandats d’arrêt qui frappaient des responsables des mouvements politico-militaires du nord du Mali, l’échange de détenus du fait du conflit, l’installation de la «Commission justice, vérité et réconciliation» et son élargissement aux parties signataires de l’accord et la réouverture symbolique des classes à Kidal. Au plan organisationnel, le ministre a estimé que le bilan était « plutôt encourageant, malgré quelques difficultés de démarrage ». Toutefois, le chef de la diplomatie algérienne a précisé que deux problèmes organisationnels « aigus » restaient sans solution « satisfaisante » à ce jour, à savoir la composition définitive du Comité de suivi et le financement des activités de suivi.
Sur ce dernier point, le ministre a expliqué que la question du budget du Comité de suivi n’a pas connu un aboutissement en termes de solution définitive, précisant que l’Algérie avait annoncé une contribution de 500.000 euros au budget du Comité, affirmant que l’accroissement des activités de mise en œuvre et, donc, de suivi, « appellera tout naturellement plus de fonds ». Ramtane Lamamra a indiqué que la 6ème session du Comité de suivi de l’accord avait tracé une feuille de route « pour engager des actions réalisables à brève échéance ».
Le ministre a affirmé que l’Algérie, sous l’impulsion du président Bouteflika, qui s’est investi personnellement dans l’effort de préservation et de consécration de la paix et de la réconciliation au Mali, « reste entièrement disposée à poursuivre cet effort pour aider les frères Maliens dans le processus de mise en œuvre de tous les engagements convenus et pour les encourager à trouver, en eux-mêmes, les leviers d’une appropriation effective de cette entreprise salutaire ». « L’année 2016 doit pouvoir être décisive à cet égard avec des avancées déterminantes et irréversibles sur tous les plans », a-t-il conclu. Les représentants des trois autres membres permanents du Conseil de sécurité (Chine, Russie, Royaume Uni) ainsi que le Canada, actuellement chef de file des partenaires techniques et financiers du Mali, ont également été conviés à participer en tant qu’invités, comme le prévoit l’Accord. Dans la tradition de dialogue et de concertation sur les questions d’intérêt commun qui marque les relations entre l’Algérie et le Mali, la dixième session du Comité bilatéral stratégique algéro-malien sur le Nord du Mali s’est tenue au cours de la rencontre à Alger, sous la co-présidence des chefs de la diplomatie des deux pays.
Paul N’GUESSAN


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