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Otages en Algérie: le sort d`une trentaine d`étrangers reste incertain
Publié le vendredi 18 janvier 2013  |  AFP


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© Autre presse par DR
Site gazier à In Amenas, en Algérie


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IN AMENAS (Algérie) - Le sort d'une trentaine d'otages étrangers était toujours incertain vendredi après-midi après un assaut de l'armée contre un complexe gazier du sud algérien où des ravisseurs, membres d'un groupe lié à Al-Qaïda, restaient retranchés.
La confusion continuait de régner sur le bilan des victimes de l'assaut lancé jeudi par l'armée, les capitales occidentales et asiatiques se disant inquiètes pour leurs ressortissants enlevés par ce groupe qui a dit agir notamment en représailles à l'intervention militaire française au Mali.
L'armée cernait le complexe gazier d'In Aménas, à 1.300 km au sud-est d'Alger non loin de la frontière libyenne, où "un groupe terroriste est encore retranché", a dit à l'AFP une source sécuritaire algérienne.
Près d'une centaine d'otages sur les 132 étrangers pris par le groupe terroriste qui a attaqué mercredi le site gazier, ont été libérés, selon l'agence algérienne APS citant des source sécuritaires.
Le bilan provisoire fait état de 573 otages algériens libérés par les forces spéciales, a précisé l'agence ajoutant que l'opération pour déloger le "groupe terroriste retranché dans l'installation gazière se poursuit".
Les premiers témoignages vendredi des rescapés de la prise d'otages en
Algérie faisaient état d'une irruption soudaine des assaillants, à la recherche d'expatriés.
Outre les centaines de travailleurs algériens, des Américains, des Britanniques, des Japonais, des Français, un Irlandais, des Norvégiens et des Philippins figuraient parmi les personnes prises en otages mercredi.
Concernant le bilan des morts de l'assaut, un porte-parole des islamistes, cité par l'agence mauritanienne ANI, avait parlé jeudi 34 otages étrangers, un
bilan qualifié de "fantaisiste" par la source sécuritaire algérienne.
Alger a fait état de "quelques morts" parmi les otages sans donner de bilan
et une source de sécurité a parlé de 18 morts parmi les ravisseurs.

Site gazier mis hors service

L'opération menée par l'armée sur le site d'hébergement, où se trouvait la plupart des otages, s'est achevée jeudi, ont indiqué des responsables locaux cités par l'APS mais des otages sont toujours retenus dans le périmètre de l'usine gazière de Tigantourine, cernée par les forces spéciales.
Une source sécuritaire a indiqué à l'AFP que l'armée tentait encore de "parvenir à un dénouement pacifique" avant de neutraliser le groupe.
Citant des sources au sein du groupe de Mokhtar Belmokhtar, auteur du rapt, ANI a affirmé que ce dernier propose "à la France et à l'Algérie de négocier pour l'arrêt de la guerre menée par la France" dans le nord de Mali.
Belmokhtar propose en outre "d'échanger les otages américains détenus par son groupe" contre un Egyptien, Omar Abdel-Rahman, et une Pakistanaise, Aafia Siddiqui, emprisonnés aux Etats-Unis pour des accusations liées au terrorisme.
Belmokhtar est l'un des chefs historiques d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qu'il a introduit dans le nord du Mali.
Sur place, un photographe a vu un hélicoptère militaire survoler le secteur. Un barrage de la gendarmerie érigé à 3 km au nord de la base empêche tout accès au site.

"Ils ont attaché les expats"

Des premiers témoignages émergeaient vendredi. "Tout à coup les explosions. Ils ont cassé les portes tout en criant: on ne cherche que les expatriés", a raconté sur France Info un ingénieur algérien, racontant la journée de mercredi.
"Ils ont récupéré les expats, ils les ont encerclés, ils les ont attachés", a-t-il ajouté.
"Cela tirait beaucoup par séquences", a témoigné un rescapé français. "Il y a des terroristes qui sont morts, des expatriés, des locaux", a dit sur Europe 1 Alexandre Berceaux, expliquant être resté caché pendant presque 40 heures sous un lit.
Un Britannique et un Algérien avaient été tués au début de l'attaque mercredi.
L'opération a soulevé des questions à Tokyo, Londres, Oslo et Washington
qui ont dit regretter ne pas avoir été mis au courant des intentions algériennes.
M. Cameron a affirmé jeudi soir que "moins de 30" Britanniques étaient encore "en danger" alors que le Japon a demandé de "cesser immédiatement" l'opération.
Paris, qui a confirmé le décès de "plusieurs otages" et le retour sains et saufs de deux Français, s'est abstenu de critiquer l'opération de Algérie en invoquant une situation "particulièrement complexe".
Le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta a lui lancé une mise en garde aux insurgés, en déclarant qu'il n'y aurait "pas de sanctuaire pour les terroristes".
L'Algérie s'est trouvée entraînée malgré elle dans le conflit malien avec cette prise d'otages, les ravisseurs ayant dénoncé le soutien logistique algérien aux militaires français.

bur-vl/sw

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