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L’enquête sur le massacre d’Aguelhok, 4 ans après : Les familles des 153 militaires tués toujours dans l’attente
Publié le mardi 26 janvier 2016  |  L’Indicateur Renouveau
Patrouille
© AFP par PHILIPPE DESMAZES
Patrouille de l`armée malienne et française à Goundam
Patrouille de l`armée malienne et française entre Goundam et Tombouctou




Le 24 janvier 2012, le Mali est abasourdi par le massacre de 153 militaires par des rebelles du MNLA et leurs alliés d’Aqmi dans le camp d’Aguelhok. Quatre ans après, les parents des victimes sont toujours dans l’attente des résultats de l’enquête.
Tout a commencé le 18 janvier. La petite ville d’Aguelhok est attaquée par les groupes jihadistes. L’assaut débute à 3 h 30 du matin. Les assaillants commencent par couper le réseau téléphonique.
En périphérie de la ville, les enseignants et étudiants de l’Institut de formation des maîtres (IFM) sont faits prisonniers et utilisés comme boucliers humains afin de se protéger d’éventuels raids aériens. Un officier des services de renseignement du Mali déclare que les assaillants sont commandés par le colonel déserteur M’Bam Ag Moussa dit “Bamoussa”.
Le 24 janvier, à 5 h du matin, les rebelles lancent un deuxième assaut. A court de munitions, les militaires maliens se rendent. Ils seront massacrés le même jour, certains tués d’une balle dans la tête, d’autres égorgés, 41 corps de militaires sont retrouvés dans des fosses communes lors du premier bilan.
Selon une source française proche du dossier interrogée par l’AFP, au total, il y aurait eu 82 morts lors du massacre commis à Aguelhok le 24 janvier.D’après l’Association malienne des droits de l’Homme (AMDH),”il y a eu des exécutions sommaires sur 153 militaires du camp d’Aguelhok, égorgés ou tués d’une balle dans la tête”.
Le président Amadou Toumani Touré déclare alors que “les soldats qui se sont battus vaillamment ont été faits prisonniers”. Il poursuit “lorsque le MNLA a quitté les lieux nous avons découvert une tragédie. Les noirs avaient les poignets ligotés dans le dos. Ils ont été abattus par des balles tirées à bout portant dans la tête. Ceux qui avaient la peau blanche, les Arabes et les Touaregs, ont été égorgés et souvent éventrés. C’est un crime de guerre”, conclut-il.
Selon les organisations de défense des droits de l’Homme, l’état d’avancement de l’enquête dépend de la mise en œuvre de l’accord de paix. Pour Me Moctar Mariko, président de l’AMDH, certains groupes armés accusés d’avoir participé à ces exactions, font partie des groupes armés signataires de l’accord d’Alger.
Au micro de Studio Tamani, il a expliqué : “Je pense que la politique poursuivie par les autorités maliennes est d’abord d’aller vers la paix ensuite en vertu des dispositions 46-47 de accord d’Alger d’aller vers la répression et la poursuite des individus qui seraient impliqués dans cette affaire. Ca c’est au niveau national. Sur le plan international, le Mali ainsi que l’AMDH et la FIDH avaient saisi le procureur de la Cour internationale avec une communication mais ce dossier semble être scindés en deux. Il y en a une première que le procureur est en train d’instruire. Il y a des enquêteurs qui viennent très souvent pour investiguer sur certains faits. Il est question notamment de destruction des mausolées et d’autres édifices. En ce qui concerne les crimes d’Aguelhok, il semble que le procureur n’a pas les moyens de travailler compte tenu de l’insécurité qui sévit dans cette zone”.
Du côté des familles des victimes, l’attente est insupportable. Beaucoup espèrent qu’un jour la justice soit enfin rendue et ainsi, selon eux, de pouvoir honorer leurs parents comme l’illustre ce témoignage d’un parent de victime.
“Je pense qu’on a pas assez d’information sur la poursuite sur ce qui doit se passer. On nous fait croire que la justice doit être rendue, on est sur ce point, mais rien ne bouge jusqu’à présent on attend toujours. L’attente de tous les parents des victimes reste la même. Nous insistons pour que la justice soit rendue nous ne savons pas combien de temps ça va prendre nos attentes sont uniques et nous resterons ensembles. La vérité doit être rendue pour que les parents des victimes puissent dormir tranquillement et pouvoir rendre un dernier hommage à nos braves soldats, à nos frères et parents”, a-t-il confié à nos confrères de Tamani

Maliki Avec Tamani
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