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Au rythme des indiscrétions : Quand le Pm Modibo Kéïta viole la tradition
Publié le mardi 26 janvier 2016  |  le temoin
Primature:
© aBamako.com par mouhamar
Primature: La passation de pouvoirs entre le PM sortant Moussa Mara et le PM entrant, Modibo Keita
Bamako, le 09 janvier 2015. La passation de pouvoirs entre le Premier ministre sortant, Moussa Mara et le Premier ministre entrant, Modibo Keita a eu lieu ce vendredi à la Primature.  




Dans un communiqué rendu public aussitôt après la formation du nouveau Gouvernement, le BPN-RPM s’est acquitté de sa loyauté envers son Secrétaire général qu’il a couvert de lauriers de reconnaissance au moment il est victime d’une purge à la règle opérée par son camarade chef de l’Etat. La direction du parti présidentiel prend du même coup acte de la reconduction de Modibo KEÏTA demeuré chef du Gouvernement en dépit des pressions motivées par convoitise de son fauteuil. Dans sa rébellion déclenchée contre IBK et sa nouvelle équipe purgée des éléments indésirables, le BPN-RPM feint d’oublier la courtoisie habituelle qui consisté à féliciter le nouveau Pm pour avoir mérité la confiance du président de la République. Au fait, il s’agit moins d’un oubli que d’une déclaration d’une hostilité ouverte à Modibo auquel les caciques du parti du Tisserand reprochent de ne s’être pas acquitté d’une tradition par lui-même instauré. Après sa première nomination, vingt-quatre heures ne s’étaient pas écoulée avant le Pm septuagénaire se rende au siège du RPM pour solliciter son accompagnement. Puisqu’il n’en a pas eu besoin cette fois, le Parti du tisserand n’a pas jugé opportun de l’assurer de son soutien. La loi Talion !

A quoi servent les 100 millions de la Cour constitutionnelle
Le Premier tour des législatives partielles d’Ansongo a vécu et s’est conclu par la qualification de l’Urd et du Rpm, en vertu de l’arrêt prononcé par la Cour constitutionnelle. Pour ce faire, les 9 Sages n’ont même pas eu de sillonner le terrain pour se faire une idée de la sincérité du scrutin. Ils se sont suffis de seuls des documents de l’administration, des rapports des délégués déployés par la Commission Electorale Nationale Indépendant, puis de résultats déjà compilées dans les différents bureaux. En définitive, la très respectable Cour, une structure déterminantes dans l’organisation des scrutins n’a abattu qu’un travail trop paresseux dans une tâche pour laquelle une bonne centaine de millions de nos francs leur a été loué dans le cadre de l’organisation. Alors question : à quoi a servi toute cette manne quand on sait que les juges n’ont dépensé un seul rotin dans le déplacement, une rubrique devant normalement figurer dans la budgétisation de leur partition. Sans préjuger de la probité des Sages, on peut en déduire à tout le moins un gâchis qui vient une fois de plus justifier les nombreuses sonnettes d’alarmes que certains n’ont de cesse de tirer en faveur d’un système de préséance. Est-il sage en effet qu’un pays en crise pour l’élection d’un seul député une centaine de millions rien que pour l’arbitrage du scrutin ?

IBK dans le dos des ministres limogés
Très en verve lors de sa rencontre de prise de contact avec le nouveau gouvernement, le chef de l’Etat s’en est enivré au point de plus être capable d’épargner le superflu. Tout en prônant la solidarité gouvernementale et l’esprit d’équipe, IBK a fortement insisté sur ses attentes ainsi que sur son attachement à la loyauté et le prix qu’il y attache. Le chef de l’Etat – dont on connait l’exceptionnelle habileté à désigner sans apostropher -, fait manifestement allusion à deux des trois ministres virés du gouvernement. Il s’agit en l’occurrence de Bocari Tréta et de Mamadou Igor Diarra auxquels il a été prêté des manœuvres pour précipiter le départ du Pm. IBK n’y est pas allé de main morte. Il a même parlé à demi-mots des indiscrétions ayant futé de Koulouba et qui courent la rue comme pour prévenir les autres ministres du sort qui les attend en cas de bavardage. A noter que parmi les ministres figure un qui, selon des sources concordantes, a été enregistré par de détectives du pouvoir pendant qu’il divulguait allègrement des informations gênantes sur Koulouba.

AMAT, un parti politique indissoluble
Malin qui pourrait déchiffrer le parti AMAT sans se référer à ses documents appropriés, tant cette formation souffre d’une carence de vulgarisation. Elle pourtant en bonne place au nombre de celles qui ont choisi de se fondre armes et bagages dans l’UDD, à l’issue de son 6ème congrès ordinaire sous la houlette du ministre de la défense. Seulement voilà, certaines mémoires ne sont pas assez endommagés pour ne plus se rappeler que le même, parti AMAT, sous l’égide de son président, un certain M’Barakou…, avait jadis opté pour la fusion dans l’Adema-PASJ avec cérémonie solennelle à l’appui. En optant pour une autre fusion dans l’UDD, l’AMAT mérite tout simplement le qualificatif de de parti indissoluble car la première absorption n’a pu avoir lieu. Il se pourrait aussi que la dissolution des partis est devenu un autre créneau exploitable pour certains présidents de petit parti qui ne suffisent plus des aides publiques annuellement alloués. Il n’est dans ce cas guère étonnant que la même formation politique renaissent et annonce une autre fusion avec un autre parti plus nanti.

Me Tall crie au règlement de compte
Le Président du Cnid-FYT, me Mountaga Tall n’a pas dérogé cette année encore à une tradition bien établie de sa famille politique : celle qui consiste à faire la courtoisie à la presse malienne en lui présentant des vœux de bonne et heureuse année. La cérémonie s’est déroulée comme à l’accoutumée à la Maison de la Presse où le ministre de l’Enseignement fraichement reconduit au gouvernement s’est prêté aux questions des journalistes sur toute l’actualité dominante, quoique le thème cette année se soit singulièrement focalisé sur l’Accord pour la paix et la réconciliation. S’est également invitée aux débats la très gênante arrestation de Sina Demba, une autre cacique du Parti du Soleil Levant qui connaissait naguère des ennuis judiciaires en rapport avec son passage à l’APEJ. Parlant de son cas, son président et célèbre avocat l’a présenté comme un règlement de compte méchamment orchestré que l’évolution très prochaine du dossier ne va pas tarder à démontrer. La liberté provisoire dont elle a pu bénéficier après tant de bruit autour de l’affaire milite pour le moins en faveur d’une tendance.

Dilemme cornélien au PASJ
Grand perdant des législatives partielles d’Ansongo, le PASJ, arrivée en troisième position et disqualifié pour le second tour ne sait pas où donner de la tête. Membre influent et à part entière de la majorité présidentielle, le Parti de l’Abeille est tenu ipso facto de prendre fait et cause pour le RPM avec lequel il partage plus d’affinités politiques. Le hic c’est que la disqualification des ruchers s’est déroulée dans des conditions très peu acceptables pour beaucoup de militants et responsables du PASJ. En plus du cas de Talataye ayant fait l’objet d’une dénonciation ouverte, de nombreux Adémistes ne digèrent pas les relents d’irrégularités qui ont entouré les résultats électoraux de Tessit. Et pour cause. Selon eux, il est impossible que les suffrages s’expriment dans les proportions aussi significatives dans une localité dont les populations ont massivement émigré vers le Niger. La dénoncer ou se taire là-dessus ? La question a fait l’objet de houleux débats sans être tranchée lors de la dernière réunion extraordinaire du PASJ, à cause des enjeux qu’elle représente pour le partenariat entre partis de la majorité. Il faut mentionner que c’est le Rpm, parti de la CMP en même temps que l’Adéma, qui a raflé la mise.

L’Assemblée dans le bourbier du foot malien
Seule l’Assemblée nationale du Mali, avec sa tête un certain Isaak Sidibé, garde encore l’espoir de concilier les inconciliables de la Fédération Malienne de Football. Là où l’ancien président Dioncounda Traoré a échoué, le président de l’Assemblée et non moins ancien président du Réal est déterminé réussir. Sans préjuger de ses capacités diplomatiques, les propositions de la commission ad hoc parlementaire mise sur pied pour ce faire n’agréent pour l’heure qu’une seule partie. Approchée par nos soins, certains protagonistes de la crise les ont d’ores et déjà récusées parce qu’ils les jugent unilatérales et inacceptables. Selon eux, les propositions de sortie de crise reprennent ai pied de la lettre les exigences de la dissidence dans la totalité de leurs aspects ou presque : levée des sanctions infligées à certains membres du bureau fédéral, remontée systématique des équipes descendues en deuxième division, retour sur les matches de montée déjà homologuées de la deuxième division en Ligue 1.

L’Armée malienne endeuillée et défiée le jour de son anniversaire
La poudre a encore parlé en 5ème région du Mali où le mouvement d’autodétermination du Macina, sous la houlette du prêcheur Amadou Kouffa, continue de lancer un défi à l’Etat malien. En effet, les éléments de la sécurité en ont lourdement fait les frais dans la nuit du 19 au 20 janvier pratiquement au même moment où le chef de l’Etat s’adressait au peuple malien dans le cadre de la fête anniversaire des forces de défense et de sécurité nationales. Trois gendarmes sont tombés dans une embuscade tendue à une soixantaine de kilomètres de Mopti en y laissant malheureusement la vie. En plus du deuil, la forfaiture de signature djihadiste dégage également les relents d’un défi lancé aux forces armées le jour symbole de leur gloire. A ce titre, l’acte odieux ne saurait demeurer impuni car le 20 janvier chaque vie de soldat malien doit compter 20. Qu’en diront ceux qui estiment que la solution de la crise malienne réside dans le caractère inclusif du dialogue y compris avec les tendances obscurantistes représentées par Kouffa et Iyad ?
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