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Assainissement de l’espace politique : vers la création d’une Haute Autorité Politique ?
Publié le jeudi 28 janvier 2016  |  CARREFOUR
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© Autre presse
Carte du mali
Le pays fait partie de la Communauté économique des États de l`Afrique de l`Ouest (CEDEAO) et de l`Union africaine




Se dirige-t-on vers la création d’une Haute Autorité Politique en vue de surveiller les comportements déviants des partis politiques ? C’est en tout cas l’idée de Babougou Traoré, chargé de formation au Comité Exécutif de l’Adema-PASJ. Il l’a affirmé au cours de l’émission Questions d’Actualité présentée par Niazan Coulibaly. Sur le même plateau étaient présents Djiguiba Keita, PPR du Parena et Modibo Kampo de la Société Civile. Le thème portait sur la relecture de la Charte des partis politiques.
« Les partis politiques sont des organisations de citoyens réunis par une communauté d'idées et de sentiments, prenant la forme d'un projet de société, pour la réalisation duquel ils participent à la vie politique par des voies démocratiques. Ils ont vocation à mobiliser et éduquer leurs adhérents, à participer à la formation de l'opinion, à concourir à l'expression du suffrage, à l'exercice du pouvoir et à encadrer des élus », article 1er de la Loi 00-045 du 07 juillet 2000 portant charte des partis politiques.
Au Mali, on dénombre 175 partis politiques. Autant dire une saturation de l’espace politique malien quand on sait qu’il n’y a pas 175 courants d’idées. Les conditions de création de partis politiques sont souples, trop souples même. Alors, trop de partis politiques. Les cadres des partis politiques font du nomadisme leur mode de vie. Résultat : les citoyens ne se reconnaissent plus dans le discours politique et ce sont les leaders religieux qui en profitent.
Pour Djiguiba Keita PPR, les problèmes que connaissent les partis politiques ne seront résolus que si la Constitution est modifiée. Le secrétaire général du Parti pour la Renaissance Nationale (Parena) incrimine l’article 28 de la loi suprême qui, selon lui, a permis à la Cour Constitutionnelle d’autoriser la candidature des indépendants aux différentes élections. Si on demande aux partis politiques d’éduquer leurs adhérents, de participer à la formation de l'opinion à leurs frais, on ne peut autoriser que les indépendants qui n’ont pas les mêmes obligations ravissent leurs postes politiques.
Babougou Traoré est d’accord avec PPR. Du moins, sur le principe. Car, modifier la constitution est un processus long et coûteux. Le mieux serait, selon lui, de continuer la relecture de la Charte des partis politiques, puis de créer un organe pour surveiller de près l’activité des partis politiques. A l’image de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) créée pour assainir le monde la communication, une Haute Autorité Politique, si elle voit le jour, rappellerait aux partis politiques leurs obligations.
Entre autres mesures, les invités de Nianza Coulibaly proposent le durcissement des conditions de création de partis politiques en imposant par exemple que chaque parti puisse se prévaloir d’au moins 5% des électeurs dans chaque région et que le nomadisme soit à jamais banni de nos mœurs politiques.

M. Togola
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