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Burkina: le chef du parti de Compaoré inculpé pour son implication dans le putsch de septembre
Publié le vendredi 29 janvier 2016  |  AFP
Roch
© Autre presse par DR
Roch Marc Christian Kaboré,président du Burkina Faso.




Ouagadougou, 29 jan 2016 (AFP) - Eddie Constance Komboïgo, le chef du parti
de l'ex-président burkinabè Blaise Compaoré, a été inculpé par le Tribunal
militaire de Ouagadougou pour "attentat à la sûreté de l'Etat" et "complicité
d'assassinat", a-t-on appris vendredi de source sécuritaire.
"Eddie Komboïgo a été inculpé lundi lors de sa présentation au juge
d'instruction pour attentat à la sûreté de l'Etat, complicité d'assassinat,
complicité de coups et blessures volontaires, complicité de dégradations
aggravées de biens publics et privés", a indiqué à l'AFP une source
sécuritaire proche du dossier.
M. Komboïgo a été interpellé samedi au lendemain de son retour au Burkina.
Il avait quitté le Burkina quelques jours avant le coup d'Etat perpétré le 17
septembre par le Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l'ancienne garde
prétorienne de M. Compaoré.
Le nom du patron du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) avait
été cité parmi les complices du coup manqué contre le régime de transition qui
a suivi la chute de M. Compaoré en octobre 2014, dans le rapport de la
Commission d'enquête administrative mise en place par le gouvernement après le
putsch.
Eddie Komboïgo est le deuxième chef d'un parti politique dans ce dossier
après l'arrestation et l'inculpation de Me Hermann Yaméogo, leader de l'Union
pour la démocratie et le développement (UNDD), un petit parti pro-Compaoré.
Plusieurs membres du CDP dont Léonce Koné, un des vice-présidents du parti,
ont été inculpés dans cette affaire.
Le chef du parti de Compaoré avait vu sa candidature à l'élection
présidentielle rejetée par le Conseil constitutionnel en application d'une loi
controversée votée en avril 2015, interdisant aux pro-Compaoré de briguer des
mandats lors des élections de novembre qui ont mis fin au régime de transition
au Burkina Faso.
L'exclusion des pro-Compaoré des élections législatives et présidentielle a
été une des raisons fondamentales invoquées par le RSP pour perpétrer le coup
d'Etat.
La mobilisation populaire soutenue par une partie de l'armée restée
loyaliste au gouvernement de transition a fait échec à ce putsch.
roh/eak/fra
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