Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratiques    Le Mali    Publicité
aBamako.com NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article
Politique

Suspension du droit de vote à l’ONU: L’Etat du Mali piétiné par des serviteurs déloyaux
Publié le samedi 30 janvier 2016  |  Les Echos




Le ministère des Affaires étrangères, la Mission permanente du Mali auprès des Nations unies et la direction nationale du trésor et de la comptabilité publique n’ont, semble-t-il, rien fait pour que le Mali ne goûte pas aux affres de la suspension de son droit de vote au sein de l’Organisation des Nations unies, pour défaut de paiement de cotisations dues.
La suspension du droit de vote du Mali à l’Organisation des Nations unies (ONU), le 18 janvier 2016, est bien une arête en travers de la gorge de tous ceux qui tiennent à l’honorabilité de notre cher pays sur la scène internationale. C’est une nouvelle entaille à notre image déjà peu reluisante, une nouvelle occasion pour nos adversaires pour se gausser de nos mésaventures.
Cependant, selon toute vraisemblance, la responsabilité de cette nouvelle faute lourde administrative incombe tout d’abord aux services du Trésor public bien avant la Mission permanente du Mali auprès des Nations unies et, par ricochet, le département central des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de l’Intégration africaine. Des sanctions doivent tomber.
Flash-back. Le 3 juin 2015, sur instruction du gouvernement, la Paierie générale du trésor (PGT), par TB n°0167068, 0167069 et 0167071 de la Bcéao, ordonne le transfert télégraphique respectivement de 104 322 500 F CFA, 80 491 565 F CFA et 8 226 620 F CFA à Morgan Chase Bank Aba n°021000021 Swift Chasus 33 Location New York, sommes destinées au règlement des arriérés de contributions et contributions du Mali au budget de fonctionnement de certaines organisations.
A cause d’une méprise sur le libellé, les montants ne tombent pas dans le compte du destinataire. L’argent est alors rapatrié au Trésor public. Répugnant peut-être le compte-rendu, celui-ci ne se donne pas la peine d’informer qui de droit pour les dispositions éventuelles à prendre afin d’éviter au Mali d’être la risée du monde entier. Il est certain que les agents publics à ce niveau sont forcément imprégnés des tenants et des aboutissants des engagements nationaux et internationaux pris par l’Etat.
Honneur et dignité… impunité et incompétence : un cocktail Molotov
Tout comme le Trésor public, la Mission permanente du Mali auprès des Nations unies à New York n’a apparemment pas joué franc jeu. Elle aurait pu se donner la peine d’alerter le gouvernement central sur le retard, voire le défaut de paiement des arriérés de contributions et de contributions, six mois après l’échec de l’envoi. Mais, comme l’autruche, elle s’était refusé à voir le danger venir.
Tant et si bien que le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de l’Intégration africaine, Abdoulaye Diop, interpellé samedi dernier par sa hiérarchie après la divulgation de l’information sur le Net, était obligé de s’informer pour être au courant avant de tenter l’impossible. Manque de pot : le mal était déjà fait. Le Mali venait d’écoper d’une suspension qui couvre tout notre peuple de ridicule.
Le président de la République qui aime à pérorer sur la dignité et l’honneur du Mali se retrouve avec un cas d’école sur les bras. Va-t-il sévir contre les fautifs et surtout siffler la fin de la récréation pour que force reste à la loi ; pour que s’instaure désormais dans ce pays la politique de "l’homme qu’il faut à la place qu’il faut" ? Le doute est permis, car entre le discours et la réalité au Mali, il y a loin de la coupe aux lèvres depuis son avènement à la magistrature suprême.
En attendant, c’est toujours l’image de notre chère patrie qui va à vau-l’eau à cause des affaires… scabreuses à gogo.
A. M. Thiam
Commentaires

Titrologie



Les Echos N° 3864 du 3/5/2012

Abonnez vous aux journaux  -  Voir la Titrologie
Sondage
Nous suivre

Nos réseaux sociaux


Comment