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Immigration-rapatriement : 200 migrants maliens arrivent de la Libye
Publié le mardi 2 fevrier 2016  |  Le Républicain
Arrivée
© aBamako.com par A.S
Arrivée de 129 jeunes refoulés du Gabon
Bamako, le 11 aout 2015 129 jeunes refoulés du Gabon ont été accueillis à Bamako




Après plusieurs mois d’atroces souffrances en Libye, 200 Maliens regagnent la patrie ce mardi, 2 février 2016. Ils arriveront à bord d’un vol charter organisé par le gouvernement malien en partenariat avec l’Organisation internationale de la Migration, de sources proches du ministère des Maliens de l’Extérieur. En septembre dernier, l’Association malienne des expulsés (AME) avait tiré la sonnette d’alarme sur la misère de ces Maliens de Libye dont certains étaient emprisonnés.
Le ministère des Maliens de l’Extérieur, qui entend accueillir ces migrants à l’aéroport international de Senou Modibo Kéita, estime qu’il s’agit d’un rapatriement volontaire. La plupart des jeunes migrants maliens retenus dans les prisons libyennes tentent de rejoindre désespérément les côtes européennes à partir de l’Italie. Selon Ousmane Diarra, le président de l’Association malienne des expulsés (AME), une association fondée par d’anciens migrants maliens, ces clandestins piégés en Libye perdaient de plus en plus l’espoir de pouvoir franchir la Méditerranée.
Mais il n’y a pas qu’en Libye où sont entassés des jeunes maliens, à en croire l’AME. C’est tous les Etats du pourtour africain de la Méditerranée qui sont envahis par une vague de migrants venus de plusieurs pays de l’Afrique subsaharienne dont le Mali. « En dehors des jeunes maliens, il y a des migrants venus d’autres pays comme le Sénégal, le Cameroun, le Niger, le Burkina Faso ou le Nigeria », a déclaré Ousmane Diarra.
Les contrôles entre l’Europe et les pays du Maghreb se sont renforcés récemment, avec l’implication des forces de sécurité des pays africains riverains de la Méditerranée. Toutefois, les réseaux de passeurs se sont aussi adaptés à la nouvelle donne. « Maintenant des passeurs européens ont pris le relais des africains. Les passeurs africains ne sont plus dans la course », a indiqué le président de l’AME.
Ceux qui arrivent aujourd’hui sont les survivants d’une tragédie car des Maliens continuent de perdre la vie dans plusieurs cas de naufrage sur la Méditerranée. Il y a eu plusieurs cas d’accidents mortels ayant fait des victimes maliennes, mais ce qui aura retenu l’attention est le décès en avril dernier de plusieurs centaines de jeunes de la région de Kayes dans le chavirement d’une embarcation qui tentait de joindre l’Italie.
Pour l’instant, le seul espoir pour ces migrants en situation difficile, et désœuvrés dans les pays d’accueil, est l’existence de centres d’accueil créés par le Haut commissariat des réfugiés(HCR) et la Croix Rouge. Les migrants qui ont la chance d’entrer en contact avec les humanitaires sont orientés vers ces centres d’accueil qui travaillent avec les associations de migrants.

Face à la difficulté de leur situation, beaucoup de jeunes maliens ne souhaitent plus continuer la route et désirent revenir au bercail. «Tout ce que nous, nous pouvons faire est d’attirer l’attention des migrant sur les dangers de la migration irrégulière. Il vaut mieux chercher à obtenir un visa d’entrer avant de vouloir partir », a conseillé Ousmane Diarra. Jusque là la Politique nationale de la Migration de 120 milliards de FCFA, pour faire de la migration un facteur de développement et éviter des drames à notre jeunesse, tarde à produire des résultats concrets. Le dernier tristement naufrage remonte au 16 avril 2015, avec à la clé 800 morts dont 200 Maliens.
Soumaila T. Diarra
B. Daou
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Le Républicain N° 4380 du 7/5/2012

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