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Paul Kagamé : Le prototype du dirigeant dont on a besoin
Publié le jeudi 4 fevrier 2016  |  Le Point
Le
© Présidence par Presidence
Le président Keita au 20e anniversaire du génocide à Kigali
Kgali, le 07 avril 2014. Le chef de l’Etat était l’invité spécial de son homologue rwandais Paul Kagamé à la commémoration du génocide de 1994 qui a fait 800 000 victimes. La commémoration officielle du génocide des Tutsi en 1994 a débuté hier à Kigali, la capitale du Rwanda




“Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années” (Le Cid). Cette formule convient bien au dirigeant charismatique du Rwanda. Malgré la “petitesse” de son pays et ses richesses limitées, Paul Kagamé a su se faire respecter dans le monde entier. Non pas par la “bouche”, mais par des résultats concrets dont fait l’éloge le directeur de la rédaction de Jeune Afrique (n°2870 du 10 au 16 janvier 2016) dans l’article : “Kagamé, Obama et la case de l’oncle Tom”.
Ainsi à la “profonde déception” exprimée par le département d’Etat américain au sujet de sa candidature à un 3e mandat, Kagamé répond : “Il y a pas mal de choses très décevantes qui se produisent de par le monde. Nous, nous souhaitons porter notre fardeau et ne pas être celui des autres. Je vous promets que nous n’avons pas l’intention de décevoir quiconque, à commencer par nous-mêmes”.
Voilà un discours responsable, digne d’un chef d’Etat. Et qui, malgré ses rapports étroits avec le pays le plus puissant au monde, tient à sa dignité, ne se souciant avant tout, que du jugement de son peuple, le seul souverain qui vaille. Car, comme le dit François Soudan, Paul Kagamé, “… n’est pas et n’a jamais été l’oncle Tom, ce Noir désireux de plaire aux Blancs”.
Les Rwandais, contrairement à nous autres Maliens qui voudrions que les autres fassent les choses à notre place, n’attendent plus grand-chose de la soi-disant communauté internationale, laquelle se résume en fait à l’Occident : “Depuis la faillite massive de la communauté internationale avant et pendant le génocide de 1994, plus aucun Rwandais ne compte sur elle pour les protéger et bien rares sont ceux qui écoutent encore ses leçons”.
A bon entendeur…
Sory. Haidara
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