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Tombouctou : check-up complet de la situation régionale
Publié le jeudi 4 fevrier 2016  |  L’Essor
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© aBamako.com par A.S
Le ministre de la Réconciliation nationale, Zahabi Ould Sidi Mohamed, a rencontré hier au CICB les représentants des populations de la région de Kidal pour un échange sur le document intitulé « Eléments pour un accord de paix et de réconciliation nationale"




Le ministre de la Réconciliation nationale, Zahabi Ould Sidi Mohamed, a présidé le 28 janvier, le lancement des journées de concertation de Tombouctou sur les enjeux du renforcement de la décentralisation par la régionalisation et l’Accord pour la paix et la réconciliation.
Ces journées ont été initiées et organisées par le Conseil régional de Tombouctou et les cadres de la CMA avec le soutien du ministère en charge de la Décentralisation et du Haut conseil des collectivités. La rencontre de 3 jours s’était fixée comme objectif de présenter et discuter du contenu de l’Accord pour la paix et la réconciliation. Elle a regroupé les élus, les cadres administratifs, des représentants de la CMA et de la Plateforme originaires de la région, les leaders traditionnels et d’autres personnes ressources.
L’organisation a été cofinancée par le Projet d’appui institutionnel à la régionalisation de l’Union européenne, la MINUSMA et la Région Auvergne Rhône-Alpes en France.
A la cérémonie de lancement, le président du Conseil régional, Mohamed Ibrahim Cissé, a assuré que « Tombouctou est encore debout et plus que jamais déterminée à amorcer son développement. Les épreuves que nous avons vécues qui ont fâcheusement anéantis des décennies d’efforts dans les domaines économique, culturel et social nous ont affectés sans entamer notre volonté de nous battre pour le bien-être des populations ».
Pour Sidi Ibrahim Ould Sidaty de la CMA, « la route parsemée d’embûches qui a amené les acteurs de région à se retrouver autour de ces concertations peut témoigner de la volonté des populations en quête d’un sentiment nouveau de leur épanouissement. Il s’agit à travers ces rencontres de rendre les populations acteurs de leur citoyenneté à l’échelle de leur bassin de vie afin qu’elles s’intègrent de manière volontaire, constructive et responsable. Cela passe surtout par un réel dialogue entre toutes les structures, les communautés et les acteurs de la Région. L’application des termes de l’Accord et l’instauration définitive de la paix est non seulement un but réalisable mais aussi inévitable. Il faut une gouvernance refondée, indispensable à la consolidation du socle national et du vivre ensemble ».
Le ministre Zahabi Ould Sidi Mohamed a jugé que le gouvernement et les mouvements travaillaient dans un contexte difficile. Cependant, des avancées significatives ont été obtenues dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation comme la mise en place du comité de suivi, des sous-commissions justice et réconciliation, et récemment l’installation de la commission Désarmement, Démobilisation et Réinsertion. L’ensemble de ces actions concourt à la paix et à la sécurité des populations qui sont à bout de souffle dans une Région comme Tombouctou où les violations des droits des citoyens sont quotidiennes : enlèvements de voiture, braquages, assassinats, etc.
Les participants, repartis en 3 groupes thématiques, ont produit un document qui fait un diagnostic exhaustif de tous les problèmes de la Région et formule des recommandations. Le groupe en charge des questions politico-institutionnelles relève ainsi un déficit d’information et de restitution sur le niveau de mise en œuvre de l’Accord par le Comité de suivi de l’accord. Il déplore qu’aucune mission du CSA ou des parties n’ait été organisée pour informer sur ces avancées.
Le groupe défense, sécurité et justice a constaté l’absence de contrôle du territoire et de mécanismes de coordination, le développement du banditisme, l’érosion de la confiance entre les communautés et les forces armées, « l’instrumentalisation » des forces, de l’administration et de la justice par des politiques. Ce groupe propose l’organisation de patrouilles mixtes, le rétablissement d’une communication effective entre signataires et populations pour gérer les crises, l’organisation de la lutte contre le banditisme et de rencontres pour recoudre le tissu social.
Le troisième groupe, celui du développement économique, de l’action humanitaire et du retour des refugiés, recommande aux signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation et au gouvernement de s’employer à garantir la sécurité des personnes et des biens, à rendre fonctionnelle à tous les niveaux, la Commission Justice, Vérité et Réconciliation.
Signalons que ces journées se sont tenues dans un climat tendu à cause des enlèvements réguliers de voitures à l’intérieur de la ville parfois avec mort d’homme.

M. SAYAH
AMAP-Tombouctou
Source: Essor
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