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Gabriel Touré et Point G :Le « terrorisme syndical » !
Publié le jeudi 4 fevrier 2016  |  Le challenger
L`atmosphère
© aBamako.com par A S
L`atmosphère dans quelques services publics pendant la grève de l`UNTM
L`atmosphère dans certains services publics durant les deux jours de grève de l`UNTM (21 et 22 Août 2014)




Les agissements des syndicats des hôpitaux Gabriel Touré et Point G ne sont ni plus, ni moins qu’une nouvelle forme de terrorisme syndical qui veut prendre le pays en otage en abusant du droit de grève.
Le climat social dans les plus grands hôpitaux de Bamako est en passe d’être empoisonné par certains agissements qui n’honorent pas leurs auteurs. Au Centre universitaire et hospitalier de Point G, le syndicat a organisé un sit-in, le 02 février dernier, pour demander l’annulation pure et simple de l’appel à candidature mettant le poste du Directeur en compétition. De l’autre côté, en bas de la colline, les syndicalistes de Gabriel Touré projettent d’aller en grève pour les mêmes motifs. Un groupuscule de personnes, guidé par des intérêts sordides et personnels sous la couverture du syndicat, veut prendre en otage cette décision du Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, Dr Togo Marie Madeleine Togo. Ce groupuscule instrumentalisé par des cadres corrompus donc réfractaires à tout changement, menace de débrayer et profère des menaces à peine voilées. Ce qui amène à poser la sempiternelle question du rôle du syndicat dans un service. Est-ce que le syndicat a pour rôle de contester la décision d’un Ministre, prise en toute légalité ? Le syndicat a-t-il pour rôle de contester le pouvoir discrétionnaire d’un Ministre qui lui confère de choisir les cadres en qui il fait confiance ?
On aurait soutenu les syndicalistes de Point G et de Gabriel Touré s’ils avaient demandé des meilleures conditions de vie et de travail pour leurs membres. Mais au lieu de se battre pour cela, ils quittent le champ syndical et offrent à l’opinion une preuve supplémentaire de leur manipulation, voire leur instrumentalisation par des cadres tapis dans l’ombre pour masquer leur ambition démesurée d’accéder aux fonctions de leur rêve. Comment comprendre cette volte-face d’un responsable syndical de Gabriel Touré, Djimé Kanté pour ne pas le nommer, qui a posté sur sa page Facebook, le 26 janvier à 19 h 54mn ceci : « Hôpital Gabriel Touré : Mr Plan B s'en va. Le Directeur Général de l'hôpital Gabriel Touré limogé et son poste désormais ouvert à candidature. Celui que les travailleurs surnomment "Plan B" paye ainsi pour son incompétence. Il fut interne, médecin, CES, cardiologue, chef de service, Directeur médical avant d'être nommé DG fin 2013 du même hôpital. Ainsi s'en va le Directeur le plus contesté de l'histoire de cet hôpital. Espérons que son successeur sera plus capable et plus soucieux d'une bonne prise en charge des malades qui vont au Gabriel ».
Où est donc le sérieux ? Quel deal existe-t-il entre les responsables syndicaux et ceux qu’ils défendent sur la place publique ? Les agissements des syndicats des hôpitaux Gabriel Touré et Point G ne sont ni plus ni moins qu’une nouvelle forme de terrorisme syndical qui veut prendre le pays en otage en abusant du droit de grève.
En tout état de cause, au moment où on parle de la restauration de l’autorité de l’Etat, de la lutte contre la corruption et de la mal gouvernance, il ne sied pas à un syndicat de discuter une nomination qui relève exclusivement du pouvoir discrétionnaire du ministre. Il en est ainsi dans tous les pays bien organisés et toutes les structures qui se respectent et qui respectent la tutelle.
La Ministre Dr Marie Madeleine Togo est décidée à mettre de l’ordre dans les hôpitaux en droite ligne du changement promis au peuple par le Président de la République. Aujourd’hui, les Maliens veulent des hôpitaux où les malades sont mieux traités. Ils ne veulent plus de structures sanitaires où les agents torpillent leur serment et arnaquent, négligent ou marginalisent les patients. Pour éviter que les hôpitaux ne soient plus des cauchemars pour les malades, la Ministre de la Santé de l’Hygiène Publique a décidé de procéder à un changement radical afin de rompre certaines veilles habitudes.
Affaire à suivre
Daouda T Konate
Source le Challenger
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