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EDITO: Le muret de quiproquo de 2012 qui a emporté Dr TRETA et piégé la démocratie.
Publié le jeudi 4 fevrier 2016  |  CARREFOUR
5è
© aBamako.com par Androuicha
5è session du Conseil Supérieur de l`Agriculture
Bamako, le 5 mai 2014 au palais de Koulouba. La 5è session du Conseil Supérieur de l`Agriculture s`est tenue sous la présidence du chef de l`Etat M. Ibrahim Boubacar Keita qui a lancé à cette occasion la campagne agricole 2014-2015




En début de l’année 2012, lors de l’investiture du Président du RPM en la personne d’IBK comme candidat à l’élection présidentielle d’avril 2012, la parole anodine à l’époque passée inaperçue pour les responsables du RPM est certainement la raison du divorce entre le Président du RPM et son Secrétaire Général qui vient d’être viré du gouvernement sans ménagement. Au cours de cette investiture, Dr. TRETA aurait dit à IBK que : ‘’ça sera la dernière fois pour nous de te soutenir comme candidat, que tu passes ou pas’’. Cette phrase a été prononcée avant le coup d’état du 22 Mars 2012. Avec la victoire du RPM et le recul, on s’aperçoit que Dr. TRETA, en prononçant cette phrase, a signé son arrêt de mort. Quelles interprétations aujourd’hui peut-on donner à cette idée ?
En premier lieu, on peut penser que Dr. TRETA, en disant cela, exprimait la pensée de tous les militants et militantes du RPM, lassés de la énième candidature d’IBK (en 2002, en 2007) sans succès. En second lieu, cette idée veut dire qu’en 2002 où le Parti était à sa plénitude, tu n’as pas été élu, ce n’est pas en 2012, où le Parti est très faible, que tu prétendras à être élu ?
En troisième lieu, ladite parole veut dire que tu as épuisé toutes tes cartes, la prochaine fois, le Parti choisira quelqu’un d’autre en lieu et place ou soutiendra dès le premier tour le candidat d’un parti plus fort. Les cadres du Parti n’ont pas compris la portée de cette phrase, mais IBK l’a comprise. D’autres circonstances ont aidé à l’élection d’IBK, notamment le soutien de la junte dont il a bénéficié contrairement à Moussa Mara dont une tendance le soutenait comme futur Président de la République, le soutien du régime socialiste français après avoir eu l’assurance du Président par intérim, Dioncounda TRAORE.
IBK était donc rassuré de son coup cette fois-ci. Dr TRETA était soupçonné par certains proches d’IBK de jouer pour l’URD avant ce soutien des Français et des présidents de la CEDEAO.
Selon les mêmes cadres du Parti, IBK a donc désigné en dehors de TRETA et de Nancoman KEITA le Secrétaire Politique du RPM, son équipe de campagne composée de ses enfants, neveux et beaux-frères pour la circonstance.
Une fois à Koulouba, il s’attendait à une soumission totale des cadres du Parti pour ne pas lorgner du côté de la Primature. D’après bon nombre de cadres du Parti, la victoire d’IBK est celle du RPM sans nul doute, car comme le dit un proverbe : ‘’On ne traite pas de petit homme un chasseur auprès de son gibier’’.
Le chasseur est donc le RPM et le gibier est le poste de Président de la République.
TRETA est un fervent défenseur de ce principe démocratique. Sa détermination à réaliser à tout prix ce challenge pour le RPM a rappelé la mémoire d’IBK sur le sens du muret de quiproquo de 2012 que le Dr TRETA lui a lancé à la figure devant les congressistes. IBK a donc calculé qu’en le nommant comme Premier Ministre, lui IBK ne sera plus le candidat du RPM en 2018 car TRETA aura fini de maîtriser l’exécutif, en plus du Parti. Voici donc le calcul fait par l’un et l’autre responsable de ce Parti. Mais ce qui est sûr, c’est que 2018 n’appartient qu’à la santé d’abord, au bilan ensuite et enfin au peuple ! Que Dieu sauve le Mali ?


Badou S. KOBA
Source: CARREFOUR
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