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Loi sur la pharmacie vétérinaire : Les vétérinaires et ingénieurs d’élevage diplômés de l’IPR de Katibougou s’indignent de l’injustice et des brimades
Publié le lundi 8 fevrier 2016  |  Le Flambeau




L’Association des vétérinaires et ingénieurs d’élevage diplômés de l’IPR (Institut polytechnique rural) de Katibougou a animé une conférence de presse, lors de son assemblée générale extraordinaire tenue le samedi le 6 février 2016 à la Maison de la presse. L’objectif était d’informer les hommes de média et l’opinion nationale et internationale sur l’injustice et les brimades que subissent les docteurs des animaux, suite au vote d’une loi sur la pharmacie en catimini à l’Assemblée nationale sans leur consentement. Laquelle va à l’encontre de leur profession voire la nuire. Pour cette raison, ils demandent au Président de la République de ne pas promulguer ladite loi sur la pharmacie en l’état ; et qu’il prenne des sanctions de toutes natures à l’encontre de toutes les personnes complices de cette situation.
Cette conférence de presse a été animée par le président de l’Association des vétérinaires et ingénieurs d’élevage diplômés de l’IPR de Katibougou (AVIK), Dramane Sérémé, le secrétaire général de l’AVIK, Modibo Koité, Mme Sanogo Diarata Traoré et l’avocat de ladite association, Me Issiaka Sanogo. C’était en présence d’une centaine des membres de l’Association.
D’entrée de jeu, Modibo Koïta, conférencier principal, a évoqué les deux actes qui s’imposent à la profession des vétérinaires et ingénieurs d’élevage diplômés de l’IPR de Katibougou. Il s’agit de la loi sur pharmacie vétérinaire et la décision du ministre sortant Dr. Bocar Tréta.
Sur la loi sur la pharmacie vétérinaire, le conférencier dira qu’elle vient d’être votée par l’Assemblée nationale qui stipule que les ingénieurs d’élevage (IE) qui détiennent au moment de la promulgation de la loi un établissement de pharmacie donc une structure d’importation vont continuer leur activité et ceux qui n’en ont pas à l’heure actuelle ne seront plus autorisés à faire cette activité. "Nous avons trouvé cela injustice car pour des questions de moyens et d’opportunités la porte est fermée à certains maintenant.
Autrement dit deux Ingénieurs d’élevage qui ont fait les bancs ensemble l’un a le droit et l’autre", s’est indigné le conférencier Modibo Koité. Avant de s’interroger si c’est le parchemin qui est la condition ou pas. "En ce moment les critères doivent être définis", a-t-il martelé. Il a indiqué cette décision va même violer les principes de la constitution malienne qui dise dans son article premier "Tous les Maliens naissent libres et égaux en droits et en devoirs".
Pour le cas de l’Uémoa, il a expliqué que dans la perspective du droit d’établissement des vétérinaires dans les pays de l’Uémoa. "La dramatique conséquence de cette loi sera de priver des Maliens au profit des ressortissants des autres pays de l’Uémoa non pas pour des questions de compétences mais de personne", a-t-il souligné. Selon lui, ces étrangers qui viendront s’installer au Mali non pas pour traiter les animaux mais pour vendre les médicaments seront les premiers à plier bagages en cas de crise.
"Le Mali est le seul pays au monde qui brime ses enfants au profit d’autrui. Il reste le bon élève de l’application des principes édictées au niveau communautaire même au détriment de ses propres intérêts et bien sûr par la faute d’autre maliens", a-t-il précisé. Avant de dire que l’Uémoa, qui est incriminée s’est à plusieurs reprises prononcée sur le sujet en disant que la solution du problème est entre les mains des Maliens eux-mêmes pour la simple raison qu’il s’agit d’une directive qui est transposée à travers une loi nationale.
Signalons que le ministre limogé du Développement rural, Dr Bocar Tréta a pris le jour même de son limogeage la décision n°2016 00000021/MDR-SG portant liste nominative des membres du conseil transitoire de l’Ordre des vétérinaires du Mali, dont les bureaux avait été dissout par lui au mois de septembre sous le prétexte que le mandat avait expiré.
Selon les conférenciers, cette décision a été prise dans la précipitation en violation des textes législatifs et réglementaires en vigueur en République du Mali, car la directive 01 n’a pas encore été transposée. Et, ils demandent aux autorités compétentes d’annuler cette loi.
A dire que l’Association des vétérinaires et ingénieurs diplômés de l’IPR de Katibougou a été portée sur les fonts baptismaux en 1998 pour défendre les intérêts matériels et moraux de ses membres.
A noter que l’IPR (Institut Polytechnique rural de Katibougou) est appelé aujourd’hui l’Institut polytechnique rural de formation et de recherche appliquée (IPR/Ifra) de Katibougou.
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