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La nouvelle loi sur la pharmacie vétérinaire rejetée !
Publié le jeudi 11 fevrier 2016  |  Le challenger




L’assemblée Générale extraordinaire des vétérinaires de l’IPR de Katibougou suivie d’une conférence de presse a eu lieu le samedi 06 février 2016 à la maison de la presse de Bamako. Elle était présidée par M. Dramane Sérémé, président de l’association, en présence de Modibo Koita secrétaire général de l’association des délégués régionaux et de plusieurs autres personnalités.
Pour le secrétaire général, cette assemblée générale est une rencontre d’information, de sensibilisation mais aussi et surtout de résolution et de recommandations pour réparer l’injustice. « Le Mali pour de multiples raisons a décidé vers les années 1980 de privatiser un certain nombre de professions dont la santé animale. Ainsi à partir de 1986 des unités et de pharmacies vétérinaires privées ont commencé à s’installer dans le pays en cohabitation avec la pharmacie vétérinaire du Mali (PVM) qui a définitivement cessé ses activités en 1995. Ainsi pour s’installer dans son compte dans ce domaine, il fallait être détenteur du diplôme d’ingénieur d’élevage ou d’un diplôme équivalent selon la loi n°86-64AN-RM du 26 juillet 1986 portant autorisation de l’exercice à titre privé de la profession vétérinaire », explique M. Koïta.
Il regrette qu’une autre relecture a été fait, avec le prétexte de transposer la directive 07/2006 UEMOA du 23 Mars 2006 sur la pharmacie vétérinaire, alors que la directive N°01/2012/CM/UUEMOA relative à la libre circulation et l’établissement des docteurs vétérinaires ressortissants des Etats membres de l’UEMOA, qui est vieille de 4 ans, n’a pas été transposée. « Comment comprendre qu’on puisse extraire un seul élément de l’exercice vétérinaire lors que l’exercice lui-même n’est pas relu ? », s’interroge-t-il.
Concernant la loi sur la pharmacie vétérinaire et la décision du ministre sortant, le conférencier affirme que cette loi est discriminatoire. Dans la perspective du droit d’établissement des vétérinaires dans les pays de l’UEMOA, la dramatique conséquence de cette loi sera de priver des Maliens au profit des ressortissants des autres pays de l’UEMOA, non pas pour des questions de compétences, mais de personnes. « Le Mali est le seul pays au monde qui brime ses enfants au profit d’autrui. Il reste de bon élève de l’application des principes édictées au niveau communautaire, même au détriment de ses propres intérêts, et bien sûr par la faute d’autres maliens », s’indigne le conférencier.
Et de préciser que l’UEMOA, qui est incriminée, s’est à plusieurs reprises prononcée sur le sujet en disant que la solution du problème est entre les mains des Maliens eux même pour la simple raison qu’il s’agit d’une directive qui est transposée à travers une loi nationale.
Concernant les actions futures de l’association, Modibo Koïta a indiqué qu’ils vont envoyer une correspondance au Président de la République pour lui demander ne pas promulguer la loi sur la pharmacie en l’état. M. Koïta, a enfin prévenu qu’ils utiliseront tous les moyens légaux pour dénoncer cette loi.
Bourama Camara
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