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Validation du décret d’application de la loi N°2015-052 : Le NDI appuie les femmes pour leur meilleur accès aux fonctions nominatives et électives
Publié le vendredi 12 fevrier 2016  |  Le Tjikan
Atelier
© aBamako.com par Androuicha
Atelier de validation de l`avant-projet de décret d`application de la loi instituant la promotion du genre
Bamako, le 11 février 2016 à l`hôtel Mandé. L`Institut National Démocratique (NDI) et le Ministère de la Promotion de la Femme, de l`Enfant et de la Famille en soutien au Réseau des Femmes Parlementaires (REFEP), ont organisé l`atelier de validation de l`avant-projet de décret d`application de la loi n 2015-052 du 18 décembre instituant des mesures pour promouvoir le genre dans l`accès aux fonctions nominatives et électives.




Le NDI en collaboration avec le Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a organisé, hier jeudi à l’hôtel Mandé de Bamako, un atelier sur la production et la validation du décret d’application de la loi N° 2015-052 du 18 Décembre 2015 instituant des mesures pour promouvoir le genre dans l’accès aux fonctions nominatives et électives. La cérémonie d’ouverture était présidée par le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Sangaré Oumou Bah. C’était en présence du Directeur résident du NDI au Mali Dr Badié Hima, de la présidente du Réseau des Femmes Parlementaires (REFEP), l’honorable Aïchata Cissé et de l’honorable Schadrac Keita.

En effet, le Mali avec la signature de l’accord de paix est engagé dans un processus de décentralisation poussée qui va permettre la mise en place des collectivités territoriales décentralisées en vue d’accélérer le développement local et régional durable, facteur de paix et de cohésion sociale. Le comité des Nations Unies pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, après avoir évalué en 2006, le rapport du Mali quant à la mise en œuvre de la CEDEF a mentionné que des efforts devraient encore être faits pour la protection des droits des femmes et favoriser leur pleine participation au processus de développement du pays.

Ces observations appellent la prise de mesures spéciales temporaires visant à accroître de manière significative le nombre de femmes dans les instances de décisions électives et nominatives.



C’est dans ce cadre que le gouvernement du Mali, à travers le Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, a fait adopter par l’Assemblée Nationale, la loi N° 2015- 052 du 18 Décembre 2015 instituant des mesures pour promouvoir le genre dans l’accès aux fonctions nominatives et électives. La dite loi vise à réduire les inégalités de représentation aussi bien des femmes que des hommes. Elle constitue une étape importante pour accroître de manière significative le nombre de femmes dans les sphères de décisions de la vie publique

L’objectif général de cette rencontre était de favoriser l’adoption d’un décret consensuel prenant en charge, autant que possible, les préoccupations manifestées par les députés et différents acteurs en vue de minimiser les difficultés liées à l’application de la loi. Les objectifs spécifiques sont entres autres de planifier des activités de diffusion de la loi et du décret d’application en vue d’une meilleure compréhension, d’élaborer un ‘’draft’’ de l’avant- projet de décret d’application, d’apporter un appui technique pour la validation du projet de décret.

Selon l’honorable Aichata Cissé, cette loi a été possible grâce à l’implication personnelle du président de la République, celle du Ministère de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille, celle des organisations féminines et du Réseau des Femmes Parlementaires, entre autres.

Pour elle, il ya beaucoup de lois qui on été votées et dont l’application reste un problème. C’est pourquoi, elle demande une mobilisation et une sensibilisation continues autour de cette loi

« Cette loi fera partie de l’histoire démocratique du Mali »,a-telle ajouté.

Pour sa part, l’honorable Schadrac Keita dira que cette loi n’est pas une mesure contre les standards de notre société, ni un combat contre les religieux. Seulement, dit-il, « nous sommes dans un environnement aujourd’hui ou la possibilité doit être donnée aux femmes d’être actives ».

Le ministre Sangaré Oumou Bah quant à elle ajoutera que cette loi est importante car elle va permettre aux Maliennes et Maliens de participer réellement à la vie politique et à la consolidation de la démocratie au Mali.

Fatoumata Fofana
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