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Etre candidat à la prochaine élection présidentielle n’est pas une surprise extraordinaire pour moi (Moussa Mara)
Publié le lundi 22 fevrier 2016  |  gabonactu.com
Primature:
© aBamako.com par mouhamar
Primature: La passation de pouvoirs entre le PM sortant Moussa Mara et le PM entrant, Modibo Keita
Bamako, le 09 janvier 2015. La passation de pouvoirs entre le Premier ministre sortant, Moussa Mara et le Premier ministre entrant, Modibo Keita a eu lieu ce vendredi à la Primature.  




Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – L’ancien Premier ministre malien, Moussa Mara, récemment en visite auprès des maliens du Gabon a affirmé que pour lui qui a déjà été candidat à une élection présidentielle au Mali, être candidat à la prochaine élection présidentielle n’est pas une surprise extraordinaire.

« J’ai déjà été candidat à une élection présidentielle. Donc pour moi être candidat à la prochaine élection présidentielle n’est pas une surprise extraordinaire mais je pense qu’il faut un temps pour tout », a déclaré Moussa Mara, interrogé par un journaliste de Gabonactu.com à la Chambre de commerce de Libreville où ses compatriotes ont organisé une importante cérémonie en son honneur.

« Aujourd’hui le temps est à la mobilisation, le temps est aux discussions, le temps est à l’apaisement, le temps est à la sortie de crise. Le temps politique va arriver. On aura l’occasion d’en reparler », a-t-il suggéré.

Moussa Mara qui a reconnu que le président du Haut conseil des maliens de l’étranger réside au Gabon a souligné que « le Gabon est un fief électoral important puisqu’il y a des dizaines des milliers de maliens ici. Mais aussi c’est un fief électoral important parce que ceux qui sont ici ont une capacité de mobilisation importante au Mali. Donc c’est claire que vu l’affluence des candidats ici lors des élections majeures, le Gabon est un pion important dans l’échiquier politique de notre pays ».

« Le Gabon a des très bons rapports avec le Gabon. C’est toujours été le cas et je pense que ça restera le cas et je suis particulièrement heureux d’être parmi les gabonais aujourd’hui », s’est-il félicité.

Refusant d’annoncer une quelconque candidature à l’élection présidentielle malienne de 2018, Moussa Mara a insisté qu’il est au Gabon pour « rencontrer des frères, échanger avec eux. Pas leur donner des leçons. Mais échanger et recevoir comme j’ai l’habite de le faire durant des visites hors du pays ».

« Ce n’est pas une visite électorale. C’est une visite de courtoisie et c’est une visite dénuée de tout esprit partisan parce que nous ne sommes pas en période électorale. C’est une visite propice à des échanges », a insisté le président de Yéléma, parti qu’il a créé en juillet 2010.

« Je suis donc venu au Gabon pour écouter ce que les autres disent, pensent et espèrent », a martelé l’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2013.

Moussa Mara a reconnu que ses compatriotes de l’étranger sont inquiets sur la situation du nord du pays à cause du terrorisme et autres trafics.

« Je suis venu les rassurer et leur donner des informations exactes sur le terrain mais aussi leur donner des motifs d’espoir et d’espérance », a dit le jeune leader politique malien qui a été nommé Premier ministre par l’actuel président Malien Ibrahim Boubacar Keita le 5 avril 2014.

Moussa Mara a souhaité qu’à travers ses discussions et rencontres avec ses compatriotes « chacun puisse être davantage rattaché au Mali, que chacun fasse plus que ce qu’il a l’habitude de faire pour les frères et sœurs restés au pays afin que le pays continue d’avancer ».

Parlant de la situation au Mali, l’ancien Premier ministre d’Ibrahim Boubacar Keita a affirmé que « nous sommes à mis chemin vers la paix, vers la sécurité, vers la réconciliation et vers le développement ».

« Il y a eu des accords qui ont été signés. Ces accords connaissent un début d’application. Mais il y a quelques difficultés car la crise a été trop profonde, il y a donc des difficultés pour en sortir », a-t-il reconnu avant de préciser qu’ « il y a l’espoir ».

« On commence à voir des signes d’apaisement sur le terrain. Le cantonnement va commencer, la démobilisation des groupes armés va commencer… Bref il y a un retour de plus en plus important des réfugiés au pays », a-t-il poursuivi.

Cependant, Moussa Mara a concédé que la menace terroriste qui a frappé le pays en novembre dernier reste permanente. « Il suffit deux personnes décidées, prêt à mourir pour poser un acte terroriste avec un grand impact et créé un émoi dans tout un pays ».

Selon lui, il y a aussi les questions de « trafic et de drogue qui sont aussi un écueil important dans le sentier vers la paix ». Il y a cependant de « l’espoir », a-t-il insisté invitant tous les maliens de l’intérieur comme de l’extérieur à se serrer les mains au-delà des clivages politiques.

« C’est ce message en substance que je suis venu donner aux uns et autres », a conclu Moussa Mara très ovationné et adulé par les maliens du Gabon.

L’ancien Premier ministre malien effectue une tournée internationale qui le conduira dans une plusieurs pays africains, européens et américains.

Yves Laurent GOMA
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