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Abdoul Aziz Diallo, président de Tabital PULAAKU, avertit : “Sans notre association au processus, il sera difficile d’obtenir la paix”
Publié le jeudi 25 fevrier 2016  |  L’Indicateur Renouveau




Plus qu’un avertissement, c’est une menace que le président de la très représentative association Tabital Pulaaku, Abdoul Aziz Diallo, a lancé lors d’une rencontre avec un responsable de la Minusma : “Tant que nous ne serons pas associés au processus, il sera difficile d’obtenir la paix“.
L’association des amis de la culture peule, Tabital Pulaaku, a eu une séance de travail avec un responsable de la commission des affaires civiles de la Minusma de New York, Mme Sarah, lundi dernier. La rencontre, qui s’est déroulée au siège de l’association, a été l’occasion de débattre avec les membres du bureau national de Tabital Pulaaku de son expérience en matière de prévention et de gestion de crise.
Au sortir de cette rencontre, nous avons échangé avec le président de Tabital Pulaaku, Abdoul Aziz Diallo, qui a évoqué l’intérêt d’une telle consultation avec les Nations unies. A l’en croire, la rencontre a permis de faire part des difficultés auxquelles son organisation était confrontée pendant et après la crise.
L’envoyée de l’ONU a été imprégnée de l’ambition de Tabital Pulaaku dans le domaine de la consolidation de la paix au Mali, notamment sur son terroir. Des difficultés, selon M. Diallo, la communauté peule les partage sur le terrain avec les Dogon. Au nombre des problèmes, soutient le président de Tabital Pulaaku, il y a l’exclusion totale de l’association au niveau de tous les organismes de suivi de l’accord de paix.
Le président Diallo déplore le comportement véreux des représentants de l’Etat basés sur le terroir que les Peuls occupent. Une inquiétude et des exactions que l’association avait portées à la connaissance du Premier ministre en son temps.
Profitant de la rencontre, l’association a mis en exergue la déstabilisation d’une grande partie du terrain de la région de Mopti que les Peuls occupent mais aussi toute la région de Tombouctou et la partie Gourma et Haoussa de la région de Gao, de Ménaka et de Taoudéni. Pour gérer ces difficultés, Tabital Pulaaku et la représentante de la Minusma, ont souhaité ramener les questions autour d’un comité ad-hoc mis en place.
Sur la question de l’implication de l’association Tabital Pulaaku dans le processus de paix, son président n’apprécie pas son exclusion tout au long des négociations. “Nous ne sommes pas associés jusqu’à nos jours. Nous voulons être associés et nous pensons aussi que tant que nous ne serons pas associés à ce processus, il sera difficile d’obtenir la paix”, avertit Abdoul Aziz Diallo.
Suivant les propos du président, le gouvernement est en train de commettre la même erreur que par le passé lors des rebellions des années 1963, 1990 et autres. Convaincu que pour régler définitivement un problème ou une crise, il faut un diagnostic qui aide à connaitre les causes réelles, les acteurs clés et les différentes manifestations.
A Tabital Pulaaku, même si des responsables des mouvements armés ont souhaité avoir une collaboration avec l’association, elle n’a jamais accepté et a plutôt privilégié une position de neutralité. “Nous sommes une organisation qui est pour le Mali. Donc nous soutenons ce que le gouvernement du Mali fait. Mais nous disons simplement au gouvernement de faire participer l’association à ce qu’il est en train de faire. C’est la seule façon pour veiller sur la paix au Mali”, précise M. Diallo.
A. M. C.
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