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Crise de la femafoot : Quand l’histoire trébuche encore : Le problème du football malien s’appelle «Djoliba AC»
Publié le mardi 8 mars 2016  |  La Sentinelle
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© aBamako.com par FS
Match aller de la Coupe de la confédération le Djoliba AC s`incline à Bamako 1-2 face aux Hearts of AOK d`Accra
Bamako, le 17 Avril 2015, Le Djoliba AC s`incline à Bamako 1-2 face aux Hearts of AOK d`Accra au Stade Modibo KEITA pour le compte du Match aller des 8è finale de la Coupe de la confédération




Vous en souvenez-vous ? En Décembre 1976, feu Tiékoro Bagayoko, Puissant Directeur de la Sureté nationale et fervent supporter du Djoliba AC a fait entorse au règlement en vigueur en faisant suspendre à tort 15 joueurs du Stade Malien de Bamako. Il venait là de semer la première graine de la discorde au sein du football malien. Et l’histoire se répéta en 1985, 1993, 2011 et aujourd’hui 2016, soit 40 ans plus tard, toujours en faveur du Djoliba AC et au détriment des autres clubs. Voyage dans le temps !

Nous sommes en Décembre 1976 au Stade Omnisports de Bamako où se joue le match d’ouverture de la saison. Il s’agit de la finale de la coupe BMCD opposant le Stade malien de Bamako au Djoliba AC.

A l’issue des 90 minutes du temps règlementaire, les deux équipes se quittèrent sur le score de zéro but partout. La prolongation n’était pas prévue dans ce tournoi. A l’issue du temps règlementaire, et en cas d’égalité, l’arbitre procédait aux tirs aux buts. Mais sur instruction de feu Tiékoro Bagayoko, il (l’arbitre) décida de jouer la prolongation.

Il faut dire que lors du match de classement du même tournoi la veille, le Réal avait battu l’USFAS aux tirs aux buts après le score de parité à l’issue des 90 minutes. Le même principe devrait être de mise lors de la finale. Les joueurs du Stade malien de Bamako refusèrent donc de jouer pour cause de violation des règles du jeu.

Et c’est ce refus qui a valu la suspension de tous les joueurs y compris les remplaçants pour une durée de 06 mois, c’est-à-dire pour toute la saison 1976-1977 qui était de six mois. Il en fut ainsi malgré la lettre de protestation de la Direction Technique du club. La sentence fut exécutée (lire le contenu de la lettre de suspension).

En 1993, dénonçant une violation des textes, par la Fédération, le Stade malien refusa d’évoluer sur le terrain. Qu’à cela ne tienne. La Fédération a quand même organisé le match. Seuls les joueurs du Djoliba se sont présentés sur la pelouse. Trois fois de suite, ils ont marqué dans les buts adverses totalement vides et face à des fantomes. Le résultat du match fut validé : Djoliba 3 – Stade 0. Les dirigeants du Stade décideront finalement de faire jouer les autres matches de la compétition. Il termina champion quand même.

2011: Tous les clubs de 1ère division se mirent d’accord pour boycotter une journée du Championnat dans le but de faire pression sur le sponsor officiel afin qu’il augmente sa donation. Tous y adhérèrent. Mais à la dernière minute, le Djoliba, l’USFAS et le COB se rebiffèrent. Ils jouèrent ainsi 26 journée et les autres dont le Stade malien, 25. Les Blancs de Bamako remportèrent quand même le championnat. Et ses supporters baptisèrent le trophée «Malgré 25 journées».

Il eut un autre incident en 1985. Le Djoliba bénéficia d’un trophée au détriment du stade malien de Bamako sans pour autant jouer la rencontre et… Bref, passons !

Championnat 2015 : 4 clubs dont le Djoliba refusèrent successivement de jouer trois matches. Le règlement prévoit une relégation en division inférieure en la matière. La Fédération l’appliqua donc. Et voilà qu’interviennent les plus hautes autorités pour faire lever la mesure.

Les auteurs de cette énième violation des textes et défenseurs de l’indéfendable ne rendent pas service au Djoliba. Pas du tout ! Ils facilitent au contraire sa déchéance et sa chute. Les faits le démontrent.

Nonobstant les faveurs officielles dont il a profité depuis plus de 40 ans, ce club n’a jamais remporté un trophée continental. Il a toujours échoué au dernier moment. Pas de baraka !

Par contre, son principal rival, défavorisé par les mêmes autorités, brille de toutes ses flammes sur le même théâtre et ayant d’ores et déjà à son actif, 2 trophées continentaux (Coupe UEFA et coupe CAF) sans parler de 17 titres de championnat national contre 15 (y compris celui de 1985 acquis sur papier) pour son rival. Et pour la petite histoire, ce dernier (le Djoliba AC) a passé 10 ans sans remporter un titre de championnat national (1993 – 2003) ce, après ses «10 années de succès» au temps de feu Tiékoro Bagayoko (1968 – 1978). En sommes, les faits parlent d’eux-mêmes. Les autorités ne rendent service ni au Djoliba ni aux autres clubs en apportant constamment de manière arbitraire, aide et assistance au premier.

Pour sa part, le Djoliba AC, par discipline, par respect pour lui-même et par dignité, doit refuser de se faire bichonner, dorloter et câliner comme un nourrisson dans sa couette. Il n’en est pas un ! Il est temps qu’il prenne lui-même son destin en mains et se passer de ces interventions intempestives en sa faveur. C’est bien ce que les autres font. Et ceux obtiennent des résultats. C’est la loi de la sélection naturelle : s’adapter ou disparaître !

B.S. Diarra
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