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In Amenas : cinq étrangers toujours portés disparus, BP craint pour ses salariés disparus
Publié le mercredi 23 janvier 2013  |  AFP




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IN AMENAS (Algérie) - La direction de BP a dit craindre
le pire pour ses salariés portés manquants alors que les autorités
recherchaient toujours cinq étrangers portés disparus dans l'attaque islamiste
contre le complexe gazier d'In Amenas, dans le Sahara algérien, et tentaient
d'identifier sept corps carbonisés découverts sur le site.
Bob Dudley, le patron de BP, a précisé mardi qu'il "craignait le pire" pour
quatre de ses salariés portés manquants. "Nous sommes gravement préoccupés
pour ces collègues et redoutons qu'il y ait un mort ou plus parmi eux", a-t-il
déclaré.
Quatre jours après l'assaut final lancé samedi contre un groupe islamiste
auteur d'une prise d'otages spectaculaire mercredi dans le complexe d'In
Amenas (1.300 km au sud-est d'Alger), une source sécuritaire a indiqué à l'AFP
sous couvert d'anonymat qu'il n'y avait "toujours pas de nouvelles des cinq
étrangers disparus".
Sept des 38 corps de victimes du commando restent à identifier, indiquait
lundi le Premier ministre Abdelmalek Sellal en annonçant le bilan de
l'attaque. Le corps d'un seul Algérien figure parmi eux.
Il a fait état de 29 islamistes tués et trois arrêtés.
Une source sécuritaire de la ville d'In Amenas, à 40 km du complexe gazier,
a indiqué à l'AFP que l'une des trois personnes arrêtées avait été découverte
lundi "blessée, cachée entre les pipelines".
A la morgue de l'hôpital local, un porte-parole a déclaré à l'AFP qu'il "ne
restait plus que les corps des terroristes" dans l'établissement. "Nous ne
savons qu'en faire".
D'Oslo, on annonçait mardi l'arrivée à Alger d'experts médico-légaux
norvégiens pour contribuer à l'identification des victimes, car cinq
Norvégiens restent manquants.
Trois Britanniques ont péri dans l'attaque mais trois autres sont présumés
morts par Londres.
Trois Japonais sont présumés manquants. Et pour les sept identifiés, un
avion est en route de Tokyo pour les récupérer.
Un Malaisien a été tué et un autre a été porté disparu, a de son côté
indiqué mercredi le ministère malaisien des Affaires étrangères.
La chaîne de télévision algérienne Ennahar a diffusé une nouvelle vidéo
montrant deux hommes armés près d'un immeuble du complexe gazier, qu'elle
présente comme des preneurs d'otages.
"Le site gazier est tellement grand que nous sommes encore en train de
chercher des corps, notamment ceux d'étrangers portés disparus", ont indiqué
des sources locales, en référence à la quinzaine d'hectares du complexe.
Et pour l'angle économique, "les travaux de remise en marche du complexe
ont commencé", a-t-on indiqué à Alger de source sécuritaire. "Mais il faudra
attendre une semaine avant que tout ne rentre dans l'ordre".

Sécurité renforcée autour des sites d'hydrocarbures
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Les employés du site -sauf avis médical pour ceux qui sont toujours en état
de choc- ont été rappelés pour relancer la machine, a indiqué cette source qui
a dit, qu'au besoin, des spécialistes d'autres sites y seront envoyés.
Dans la petite ville industrielle d'In Amenas, forte de 3.000 habitants et
3.000 employés du site, la tension restait perceptible.
Ici et là, des échanges de tirs sont entendus par des témoins convaincus
que "plusieurs terroristes se trouvent dans la ville et ses environs".
"La sécurité a été renforcée sur tous les sites et les barrages, doublés",
a-t-on indiqué de source sécuritaire.
"Désormais, c'est l'armée qui surveille Tigantourine, le complexe gazier,
et pour tous les autres sites du pays, les effectifs des agents de sécurité
ont été doublés et l'armement renforcé", a-t-on ajouté.
Debdab, le poste frontalier avec la Libye (210 km au nord-est d'In Amenas),
devient zone militaire, a-t-on aussi indiqué.
C'est là que vit la tribu de Mokhtar Belmokhtar, "très adulé dans le sud",
l'Algérien qui a revendiqué l'attaque. "Ce sont ses cousins qui ont eu des
contrats de travail avec BP (qui gère le site avec l'Algérien Sonatrach et le
Norvégien Statoil) dans le secteur des transports", ajoute également ce
responsable qui a requis l'anonymat. "Les complicités viennent sûrement d'ici".
A Tripoli, une source sécuritaire proche des groupes extrémistes qui
fleurissent depuis la fin de l'ère Kadhafi a affirmé qu'une "aide logistique"
avait été fournie depuis la Libye.
A Alger, les autorités ont indiqué que les ravisseurs étaient entrés par la
Libye, en partant du Mali et en longeant la frontière nigérienne. Des médias
algériens ont aussi affirmé que les tenues et armes utilisées par les
assaillants venaient de Libye.
Dans la Tunisie voisine, dont 11 ressortissants faisaient partie du
commando, des discussions ont eu lieu entre le chef de l'Etat Moncef Marzouki
et le président du Sénat algérien, Abdelkader Bensalah sur une stratégie
commune contre les groupes armés extrémistes.
Les Etats-Unis se sont gardés de critiquer Alger après le dénouement
sanglant de la prise d'otages, au cours de laquelle trois Américains ont péri.
"Nous n'allons pas d'ici porter un jugement de valeur sur la manière dont
les Algériens ont géré cette attaque impitoyable", a répondu lors de son point
de presse quotidien la porte-parole du département d'Etat Victoria Nuland.
De son côté, le Canada a demandé mardi aux autorités algériennes de lui
transmettre les renseignements qui leur avaient permis d'affirmer que deux
Canadiens faisaient partie du commando ayant attaqué le site, a indiqué un
représentant du gouvernement.
amb-bmk/vl/jr

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