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Mahamoud Dicko, président du Haut conseil islamique : « La diplomatie malienne n’est pas agressive… »
Publié le jeudi 24 janvier 2013  |  Le Matin


Audience
© aBamako.com par a
Audience accordée par le Chef de l`Etat par intérim au Président du haut Conseil Islamique du Mali El Hadj Mahmoud Dicko.
Bamako,le 13 janvier 2013 à la résidence du Chef de l`Etat. Le Pr Dioncounda Traoré a reçu El Hadj Mahmoud Dicko.


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« J’ai fait beaucoup voyagé à travers le monde et j’ai malheureusement constaté que la diplomatie malienne n’est pas du tout agressive. Raison pour laquelle, par ignorance certains pays prennent des positions contre le Mali ». Ces propos sont du président du Haut conseil islamique du Mali, Mahmoud Dicko. Il s’insurge du fait que le Mali, en tant que membre fondateur de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), n’a pas bénéficié du soutien de la solidarité islamique dont il devrait bénéficier dans la crise qu’il traverse. Ces propos sont tenus lors d’une conférence de presse, animé hier mardi à la Maison de la presse.

Le président du Haut Conseil Islamique du Mali (Hcim), Mahmoud Dicko, a été on ne peut plus clair. « Je suis indigné par la diplomatie malienne, elle n’est pas du tout agressive. Il est temps que les autorités maliennes y remédient, sinon par ignorance de la vraie réalité des choses, certains pays prennent des positions contre le Mali », a-t-il déclaré d’entrée de jeu.

Avant d’ajouter : « le Haut conseil islamique dénonce avec vigueur la campagne de dénigrement dans la presse de certains du pays du Golf et autres pays musulmans par rapport à l’intervention militaire française au Mali, comme étant une agression contre l’islam ».

Pour lui, il faut que ces pays musulmans sachent et comprennent clairement que l’intervention militaire française au Mali, n’est pas du tout dirigée contre l’islam (le Mali étant un pays à plus de 90% de musulmans). Bien au contraire, poursuit-il, il s’agit de sauvegarder l’intégrité territoriale du Mali, son unité nationale et la forme républicaine de son Etat. « Ce n’est pas par la force qu’on va imposer une ‘’sorte de charia’’ à un grand pays comme le Mali. Seul le peuple malien peut décider librement le chemin qu’il emprunte », a martelé, Mahmoud Dicko.

Il a fait savoir également, qu’après avoir rencontré les membres du Mujao à Gao, pour négocier avec eux, une manière de les faire revenir à la raison. A l’en croire, cette rencontre s’était mal terminée.

« J’ai informé et mis en garde nos autorités afin qu’elles prennent d’autres mesures, car ces gens ne sont pas des personnes, avec lesquelles, il faut négocier », a-t-il conclu.

Pour rappel, sous la conduite de Mahmoud Dicko, le Hci a réussi d’une part, à faire libérer 160 militaires maliens prisonniers et d’autre part, à ouvrir un corridor humanitaire pour venir au secours des populations du nord, sous occupation.

Jeu obscur de l’Oci

L’Organisation de la coopération islamique (Oci), a brusquement changé de discours en annonçant son soutien à l’intervention française au Mali. Contre vents et marées, l’organisation s’était contentée de demander un cessez-le-feu entre les belligérants. Comme si elle voulait rendre légitime la cause des rebelles en dépit de leurs exactions sur nos compatriotes vivant au Nord et probablement de leurs “crimes de guerre”. Toutefois, une simple déclaration de soutien ne suffira pas en ce sens qu’il faudrait traduire en gestes et actes utiles cette position face à des ennemis qui font de la très mauvaise publicité pour l’islam.

Tous les esprits avertis savent que l’Oci a toujours brillé par ses positions obscures dans plusieurs conflits qui déchirent le continent africain et même le monde arabe.

Aliou Touré

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