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Conflit foncier entre Sanamadougou, Sahou et le PDG de GDCM : Le Réseau Afrique-Europe Inter-Act écrit au Président de la République
Publié le lundi 21 mars 2016  |  Le 22 Septembre




Manifestement très sidéré par le conflit foncier qui existe entre les populations de Sanamadougou et celles de Sahou et l’opérateur économique Modibo Kéita, PDG de GDCM, le Réseau Afrique-Europe Inter-Act a décidé d’écrire au Président de la République.

La lettre envoyée au Président IBK a été présentée à la presse vendredi dernier, au cours d’une conférence de presse au Centre Djoliba. Elle était animée par Fassery Traoré, Coordinateur du Réseau Afrique-Europe Inter-Act et Président du Mouvement des sans voix et Dorette Fuhrer, représentante de la Section Europe du Réseau. C’était en présence du chef de village de Sahou et du fils de celui de Sanamadougou, tous les deux venus spécialement apporter leur soutien à cette cause.

Selon la représentante de la Section Europe du Réseau Afrique-Europe Inter-Act, depuis 2010, les populations de ces deux villages sont victimes d’injustice sociale. «Leurs terres ont été volées par Modibo Kéita et il est soutenu par l’Etat et des partenaires économiques. Il a un contrat illégal», a-t-elle déclaré. C’est pourquoi elle a décidé de faire face à cette situation avec son Réseau, pour mobiliser la société civile européenne et allemande afin de faire face ensemble à ce conflit foncier, qui empêche les populations de cultiver leurs terres.



De son côté, le Président du Réseau, Fassery Traoré, a indiqué qu’il comptait mener des sit-in devant le ministère de l’Agriculture et dans les champs pour amener le patron de GDCM a laisser leurs terres.

Dans la lettre adressée au Président de la République, on peut lire: «depuis juin 2010, les deux villages ont perdu l’accès à une grande partie de leurs terres agricoles, en raison d’un contrat de bail ordinaire entre l’Office du Niger et la Société Moulin Moderne du Mali (M3-SA) du promoteur Modibo Kéita, contrat faisant l’objet d’un conflit de terres non résolu avec les habitants jusqu’à présent.

Les habitants remettent en cause le fait que le contrat de bail concerne leurs terres d’existence coutumière. C’est pourquoi le tribunal chargé de cette affaire à Markala a commandé, dans une décision de justice, le 20 décembre 2012, une expertise indépendante, qui n’a jusqu’à présent malheureusement pas eu lieu».

Youssouf Diallo
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