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Difficile accès à l’eau potable dans les zones d’insécurité: Les ONG tirent la sonnette d’alarme
Publié le jeudi 24 mars 2016  |  Le Républicain
Distribution
© Autre presse par DR
Distribution en eau potable




A l’instar d’autres pays de la sous région, le Mali a célébré, le 22 mars 2016, la journée mondiale de l’eau. Cette journée a été saisie par la Coalition Nationale pour la Campagne Internationale pour l’Eau potable et l’Assainissement EWP/WASH (CN-CIEPA) et l’ONG WaterAid pour briser le silence sur l’accès difficile des populations des zones d’insécurité du Mali à l’eau potable. Pour relever ce défi, les deux organisations, en partenariat avec la Direction nationale de l’hydraulique, ont organisé, hier mardi, une conférence de presse au centre Djoliba sur le thème : «Accès à l’eau et crise sécuritaire».

Pour manifester leur solidarité envers les populations des zones d’insécurité du Mali où la quasi-totalité des infrastructures hydrauliques ont été détruites par les forces obscurantistes et alerter les pouvoirs sur leur souffrance, la Coalition Nationale pour la Campagne Internationale pour l’Eau potable et l’Assainissement EWP/WASH et l’ONG WaterAid ont entamé leur célébration commémorative de la journée mondiale de l’eau par une conférence de presse tenue, le mardi 22 mars 2016, sur le thème : «Accès à l’eau et crise sécuritaire». Selon le président de la CN-CIEPA, Dounantié Daou, le choix de ce thème est de faire en sorte que les pouvoirs publics puissent garantir l’accès à l’eau potable dans les zones d’insécurité aujourd’hui boudés par les acteurs et les partenaires techniques et financiers. A en croire le conférencier, ces populations sont déjà éprouvées par la crise sécuritaire et il ne faut pas que l’insécurité soit un facteur pour décourager les partenaires et les services techniques.

Aux dires du chargé à la communication de WaterAid, Issiaka Sangaré, la crise sécuritaire de ces dernières années a enregistré la destruction massive des infrastructures d’eau dans les zones d’insécurité du Mali. Toute chose, selon lui, qui a limité les actions des organisations internationales humanitaires qui fuient l’insécurité. Pourtant, ajoute-t-il, il n’y a pas de développement sans eaux. «Nous appelons le gouvernement à assurer la sécurité de tous les acteurs engagés sur ce terrain pour l’accès des populations des zones d’insécurité à l’eau potable», a lancé Issiaka Sangaré.
Pour sa part, le Directeur national de l’Hydraulique, Yaya Boubacar, a appelé tous les acteurs concernés à fédérer leurs efforts pour relever le défi.
Au cours de cette conférence de presse, des témoignages ont aussi été faits par les représentants des populations de Bourem, Taoudeni et Tonka qui ont décrit les souffrances subies par les habitants de ces localités pour avoir de l’eau potable.

Youssouf Z KEITA
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