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Lutte contre la prolifération des armes légères : Les trois phases du projet évaluées
Publié le samedi 26 mars 2016  |  Aujourd'hui-Mali




Les membres de la Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères (Cnlpal) étaient en conclave le mardi 22 mars 2016 pour évaluer le travail accompli durant les trois dernières années. L’atelier d’une journée qui s’est tenu au siège de l’institution à Koulouba a regroupé les intervenants lutte contre la prolifération des armes légères au Mali.
La cérémonie d’ouverture était présidée par le ministre secrétaire général de la Présidence, Mohamed Alfousseyni Touré, qui avait à ses côtés Mme Olatokunbo Ige, directrice du Centre régional des Nations unies pour la paix et le désarmement en Afrique (Unrec) et Mme le Général Kani Diabaté, présidente de la Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères au Mali (Cnlpal).
Il s’agissait, pour les participants à l’atelier, de se pencher sur les trois phases du projet de lutte contre la prolifération des armes légères en vue de faire des propositions d’amélioration. Ces trois phases exécutées ont concerné l’assistance technique au gouvernement malien pour la ré-opérationnalisation de la Cnlpal qui a duré 3 mois; l’assistance technique au gouvernement malien pour la mise en œuvre du plan d’action national d’une durée de 8 mois; l’assistance technique au gouvernement malien pour la mise en œuvre du plan d’action national-appui au marquage d’une durée de 12 mois.
Selon Mme le Général Kani Diabaté (présidente du Cnlpal), l’atelier rentre dans le cadre de la mise en œuvre de la Convention de la Cédéao et des différentes résolutions des Nations unies adoptées sur le Mali. Lesquelles ont instruit aux partenaires et à la communauté internationale d’aider le Mali dans la lutte contre la prolifération des armes légères. A ce titre, elle a remercié la directrice de l’Unrec et son équipe pour leur disponibilité et leur esprit de collaboration qui ont permis la réalisation des deux premières phases du projet. “Force est de constater que la 3e phase a subi certaines modifications de calendrier, suite à la situation sécuritaire pendant un moment” a-t-elle regretté, avant de rassurer la directrice de l’Unrec de la disponibilité de son équipe à poursuivre la mise en œuvre complète de cette phase III. “J’espère que nous pourrons ainsi poursuivre le partenariat avec votre institution pour l’identification et la mise en œuvre pour l’année 2015 d’autres activités pertinentes afin d’aider les populations maliennes à espérer une sécurisation soutenant le développement durable”, a-t-elle souhaité.
La circulation illicite des armes légères : une menace à la stabilité de l’autorité de l’Etat
Par la même occasion, la présidente du Cnlpal a remercié la République Fédérale d’Allemagne pour son appui financier qui est apprécié à sa juste valeur. Dans la foulée, elle a sollicité une nouvelle phase dont le contenu et les objectifs pourraient être retenus d’un commun accord dans la liste des innombrables besoins auxquels le Mali est obligé de faire face.
Dans son discours, la directrice de Unrec, Mme Olatokunbo Ige a indiqué que la Commission nationale de lutte contre la prolifération des armées légères, avec l’Unrec a entrepris de grands efforts en vue de lutter contre le trafic et la prolifération illicites des armes légères et de petits calibres. “Tout le long du programme d’assistance par le Centre, nous avons rencontré des défis qu’il convient de consolider”, a-t-elle lâché, avant de rappeler les succès et les progrès du projet. Elle a encouragé les participants à faire le bilan des activités et d’en tirer les leçons. Elle a promis que l’Unrec continuera de soutenir le gouvernement du Mali dans ses efforts de lutter contre la prolifération des armes légères et de petits calibres. Car, a-t-elle souligné, les résultats du programme et de l’atelier font partie de la base d’un projet régional sur la sécurité physique et la gestion des stocks d’armes et de munitions que l’Unrec mettra en œuvre dans six pays du Sahel, y inclus le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria et le Tchad.
Pour elle, la circulation illicite des armes légères constitue toujours une menace à la stabilité de l’autorité de l’Etat, à la sécurité des personnes et des biens et empêchent toute forme de développement économique. “Nous savons aussi que la circulation et la prolifération illicites des armes légères et de petits calibres ne sont pas des phénomènes qui s’arrêtent aux frontières d’un Etat. Afin de diminuer le risque de détournement des armes, l’Unrec mettra en œuvre ce projet sur la gestion des stocks en suivant une approche sous régionale qui prévoit l’assistance technique simultanément dans les six pays mentionnés”, a-t-elle laissé entendre.
Les rebellions : cause de la prolifération des armes au Mali
Ouvrant l’atelier, le ministre secrétaire général de la Présidence de la République, Mohamed A. Touré, a rappelé les missions du Cnlpla avant d’indiquer que la prolifération et la circulation des armes légères rendent encore plus urgentes les actions et démarches pouvant contribuer à prévenir les conflits et à consolider la paix et la sécurité, sans lesquelles aucune action durable de développement n’est possible. “
Les rebellions répétées dans le Nord du Mali et la présence persistante de groupes extrémistes et terroristes dans la bande sahélo-saharienne ont été parmi les causes principales de la prolifération des armes au Mali. Il y a certes de multiples facteurs pour expliquer la crise que le Mali a traversée. Mais le facteur déterminant sur lequel les avis des analystes concordent largement, facteur qui aura contribué à donner un caractère dramatique à la situation sécuritaire, a été l’extrême mobilité des armes qu’utilisent les terroristes, les narco trafiquants et autres grands criminels transfrontaliers. […] De même, la porosité de nos frontières et la faiblesse des contrôles sur les armes facilitent toutes sortes de trafics, tout en alimentant des conflits violents à l’intérieur de nos Etats, y compris les conflits intercommunautaires. Le tout favorisant un développement rapide du banditisme armé”, a-t-il souligné.
L’atelier a pris fin par des recommandations pertinentes qui amélioreront certainement la lutte contre la prolifération des armes légères au Mali.
Siaka Doumbia
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