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Chronique du web : Les dix inconvénients du cloud computing
Publié le lundi 4 avril 2016  |  Infosept




Après les numéros successifs de votre chronique consacrés au cloud computing, je suis en droit d'attendre de vous plus de familiarité avec cette petite merveille technologique. Si tel n'est pas le cas, ce n'est pas la fin du monde et surtout ne soyez pas du tout effarouchés. En effet, vous avez l'éternité devant vous pour refaire votre retard.
Ceci dit, nous avons écrit beaucoup de bien du cloud computing, tellement de bien qu'on a du mal à tirer à sonnette d'alarme et à vous mettre en garde contre cette formidable avancée technologique.
Pourtant, par honnêteté intellectuelle, nous avons l'obligation de vous mettre en garde contre les inconvénients du cloud computing. Et ces inconvénients, les spécialistes en dénombrent dix, suffisamment gros pour que certaines entreprises réfléchissent par deux fois avant de franchir le pas. A ce propos, je vous propose cette pioche qui m'a tapé dans l'œil, en espérant que, à votre tour, vous en tirerez profit :
1. Le cadre légal
Les données transférées dans le cloud ne sont pas forcément présentes sur le territoire national : elles peuvent l’être, comme elles peuvent être dans un autre pays (...). Par conséquent, sauf mention contraire du prestataire de service, on ne sait pas précisément à quel endroit sont stockées les données. De plus, on a aucun accès physique à ces données.
2. La connexion internet
Le cloud utilisant de manière intensive le transfert de données, il faut avoir une connexion très performante. Plusieurs cas peuvent faire que le cloud sera inadapté à votre entreprise:
– Si elle se situe dans un lieu éloigné
– Si la connexion ne dispose pas d’un débit garanti, une coupure peut survenir, privant l’entreprise de tous les accès au cloud, et donc à toutes vos applications et données.
3. Le coût du cloud
Beaucoup d’entreprises ne regardent que les frais de stockage, mais il faut également prendre en compte les frais de transferts, qui peuvent s’avérer être importants, selon l’utilisation que l’entreprise faite du cloud.
4. L’optimisation des applications
Malgré une connexion internet rapide, avec un débit garanti, certaines applications web peuvent s’avérer être très lentes. Elles peuvent s’avérer être plus limitées que des applications fonctionnant sur les propres ordinateurs de l’entreprise.
5. La sécurité du cloud
Plusieurs points sont à étudier :
– La sécurité vis-à-vis du stockage : si les données sont conservées dans un seul disque, ou si elles sont entre plusieurs unités de stockage.
– La sécurité et la confidentialité des données : si le fournisseur de service assure des tests portant sur sa sécurité informatique et si de tes tests sont faits de façon régulières.
– La sécurité des locaux : sont-ils inaccessibles pour des personnes malintentionnées ?
6. Le piratage
Certaines applications comme Facebook et Twitter sont très sujets aux attaques. Le piratage d’un compte d’entreprise pourrait avoir des conséquences néfastes pour la réputation de l’entreprise, tandis que l’utilisation imprudente des applications par un salarié pourrait offrir aux cybercriminels l’opportunité d’entrer dans le réseau et de soustraire des données des clients.
7. La pérennité du service
Il est nécessaire de se demander si l’hébergeur cloud va durer dans le temps. Cet élément est important à prendre en compte car un changement d’hébergeur peut prendre du temps, et peut nécessiter un recodage des applications.
8. La productivité des salariés
Il est nécessaire que les employés de l’entreprise savent ce servir du cloud. En effet, même si l’entreprise fait des économies sur le stockage et le traitement d’informations, si les employés passent plus de temps pour leurs taches à cause du cloud l’entreprise risque d’y perdre plus que d’y gagner.
9. La plateforme
Il faut vérifier que l’hébergeur est capable de supporter de multiples plateformes car si ce n’est pas l’entreprise devra gérer plusieurs clouds ce qui peut s’avérer vite très complexe.
10. Les conditions de service
Il faut vérifier que les conditions de services sont conformes aux exigences de l’entreprise (...). Vu que ces contrats sont très détaillés, mieux vaut lire tout en détail avant de prendre une décision.
En conclusion, notre spécialiste note que le cloud computing n’est pas une mauvaise chose, bien au contraire, mais il est nécéssaire avant de le mettre en place de peser le pour et le contre. En effet, certaines PME, de par leur activité, leur localisation, mais également par leurs applications utilisées, pourraient y percevoir plus de désavantages que de bénéfices.
Pour baiser le rideau sur cette grande fenêtre que j'avais entr'ouverte, je vous déconseille fortement l'immobilisme qui est aux antipodes du progrès et de l'innovation.
Serge de MERIDIO
Source: InfoSept
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