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Bokary Tréta et Soumeylou Boubeye avec IBK à Niamey : De futurs conseillers spéciaux ?
Publié le lundi 4 avril 2016  |  L’enquêteur
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© aBamako.com par A.S
Politique: 1er congrès de ASMA
Bamako, le 06 décembre 2014 au palais de la culture Amadou Hampate BA. L`Asma a tenu son premier congrès, sous la présidence de Soumeylou Boubeye Maiga.




Dans l’avion qui l’a transporté à Niamey pour l’investiture de son homologue et ami nigérien, Mahamadou Issoufou, réélu, Ibrahim Boubacar Kéita était accompagné d’une forte délégation. Y figurent deux anciens ministres influents du régime et fidèles parmi les fidèles du chef de l’Etat. Il s’agit de Bokary Tréta dont on dit qu’il n’était plus dans les grâces du chef et de Soumeylou Boubeye Maiga, pourtant limogé du gouvernement après les événements malheureux du 21 mai 2014 à Kidal. Le chef de l’Etat était aussi accompagné de deux anciens chefs rebelles, à savoir le député et amenokal des Ifoghas, Mohamed Ag Intalla et l’ancien député Ahmada Ag Bibi. Toute chose qui a surpris jusque dans l’entourage du chef de l’Etat, où certains spéculent que le chef de l’Etat pense à leur confier des postes de responsabilité dans un futur proche.

Si certains, dans l’entourage du président de la République, pensent qu’il s’agit d’un geste de rapprochement, il y en a aussi qui pensent que le chef de l’Etat entend profiter de l’intronisation de son ami Issoufi pour présenter à l’Internationale Socialiste ses hommes de confiance.

Depuis leur départ du gouvernement, respectivement en 2014 pour Soumeylou Boubeye Maiga et début 2016 pour Bokary Tréta, des commentaires, des plus fous parfois, croient savoir que les deux ex-hommes forts n’étaient plus dans les bonnes grâces du chef de l’Etat. Qu’il ne leur faisait plus confiance et qu’il était possible qu’ils rejoignent les rangs de l’Opposition. Ce qui n’est toujours pas arrivé. Mais le geste du chef de l’Etat de se faire accompagner par les deux ex hommes forts de son régime à Niamey pour l’investiture du président réélu du Niger, Mahamadou Issoufou, va non seulement faire taire certaines rumeurs, mais aussi surprend quelque peu.



Dans le premier cercle des proches du chef de l’Etat, selon certaines indiscrétions, IBK aurait versé quelques gouttes de larmes au moment de serrer dans ses bras le Secrétaire Général de son parti, Bokary Tréta. Ce qui a fait croire que les deux amis et frères étaient là pour « fumer le calumet de la paix ». Mais pour la grande majorité des proches des deux hommes, il s’agit d’un fait normal, qui n’avait rien de particulier. « Le président de la République s’est juste fait accompagner d’un des plus vieux de ses amis, son Secrétaire général et ancien ministre…. ! » Balayant toute allégation ayant trait à une rencontre de réconciliation. Car, « pour se réconcilier, il faut être opposé. Ce qui est loin d’être le cas des deux amis. », indique-t-on.

Il y en a aussi qui, dans l’entourage de l’ancien ministre du Développement rural, pensent que le président de la République veut, par son geste, montrer aux yeux du monde que tout va bien entre lui et ses amis, appelés un jour à représenter le Mali au sein de l’Internationale Socialiste à laquelle idéologie appartiennent l’Adema Pasj, le RPM et l’ASMA-CFP de Soumeylou Boubeye Maiga mais aussi le parti du chef de l’Etat nigérien (PNDS).

La tenue du congrès national du parti présidentiel étant imminente, il se dit qu’IBK prépare sa succession à la tête du parti. Succession pour laquelle la désignation de Bokary Tréta, grand favori, comme semblait pourtant compromise du fait de ses relations « tendues » avec le chef de l’Etat, qui lui préférerait son adjoint Abdoulaye Idrissa Maïga, très proche de la Première Dame ou encore de Mahamane Baby, un outsider sérieux.

Pour certains observateurs avertis de la scène politique malienne, le chef de l’Etat prépare l’opinion à leur imminente nomination à des postes de responsabilité dont celles de conseillers spéciaux à la présidence.

Quid des ex-chefs rebelles Ag Intalla et Ag Bibi ?

L’expérience nigérienne de la gestion de la rébellion touarègue inspire le chef de l’Etat, qui, pour mieux endiguer la crise, estimerait aujourd’hui nécessaire de s’entourer d’anciens chefs rebelles pour véhiculer le message de l’unité nationale dans la diversité. Ce qui est le cas du chef de l’Etat nigérien qui, en plus d’avoir nommé un Premier ministre issu de la communauté Touarègue, en la personne de Brigi Raffini, a entre autres conseillers spéciaux, Rhissa Ag Boula.

Haby Kaba Diakité
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