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La majorité parlementaire face à la presse : «La loi sur les Autorités intérimaires ne porte aucun germe de partition du pays»
Publié le mercredi 6 avril 2016  |  Le Reporter
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© aBamako.com par A S
Meeting de la Convention de la Majorité Présidentielle au Palais de la culture
Meeting de la Convention de la Majorité Présidentielle sur le bilan des 2 Ans du Président IBK, le Septembre au Palais de la culture




Après l’adoption du projet de loi portant sur les Autorités intérimaires par l’Assemblée nationale, le jeudi 31 mars 2016, la majorité parlementaire a animé un point de presse afin de rétablir la vérité des faits et d’éclairer l’opinion sur le bien-fondé de cette loi historique qui, du reste, sera d’application générale sur toute l’étendue du territoire national. C’était le samedi 2 mars à la Maison de la presse.
Ce projet de loi vise principalement à remplacer les Délégations spéciales, dont les membres, au nombre de sept au plus, avec des compétences très limitées, par les autorités intérimaires qui auront la même taille et des compétences renforcées. Par ailleurs, l’Annexe 1 de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, prévoit la mise en place, le cas échéant et au plus tard trois mois après la signature de l’accord, des autorités chargées de l’administration des communes, cercles et régions du Nord durant la période intérimaire.
La mise en œuvre de ces engagements pris par les parties signataires de l’accord pour la paix et la réconciliation signé à Bamako le 15 mai 2015 et le 20 juin 2015, nécessite la mise en place des Autorités intérimaires chargées des attributions dévolues aux Conseils des collectivités territoriales pendant une durée n’excédant pas dix-huit mois. Ces Autorités proviennent des services déconcentrés de l’Etat, de la société civile, du secteur privé ainsi que des conseils sortants.
Selon le président du groupe parlementaire du Rpm, Moussa Tembiné, en initiant le projet de loi portant modification du Code des collectivités territoriales, le gouvernement traduit sa ferme volonté et son engagement sans faille à concrétiser les engagements contenus dans l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger. Il dira que le projet ne porte aucun germe de partition du pays, car la loi s’applique sur l’ensemble du territoire national.

En outre, le président du groupe parlementaire Rpm a précisé que la loi est conforme à la Constitution, car, nulle part, elle ne viole la loi fondamentale et renforce la démocratie locale à travers la participation de toutes les composantes sociales. Il a aussi ajouté que la présence des élus sortants dans les nouveaux organes prouve que les partis politiques sont bien représentés.
Le conférencier a également mentionné que cette loi présente des avantages certains, car elle permet le retour de l’administration et des services de l’Etat ; la fourniture des services sociaux de base aux populations ; la préparation et la facilitation du retour des personnes réfugiées et déplacées ; la participation à la préparation des futures élections ; la coordination des actions de développement.
Il estime que les «agissements insensés» de l’opposition, «qui à cours d’argument», a préféré quitter la salle, ne se justifient pas ; surtout que cette loi votée permet d’amorcer la mise en œuvre réelle de l’accord. Selon lui, ce comportement de l’opposition, qui se dit républicaine, est «peu constructive» au moment où le pays a besoin du concours franc de tous ses fils pour la réconciliation et la cohésion nationale.
Le conférencier a par ailleurs indiqué que les commentaires et griefs portés contre le projet par le Collectif des partis de l’opposition se sont révélés «peu documentés, sans argumentaires pertinents et plein d’amateurisme». Toute chose, dit-il, «qui prouve les motivations inavouées du Collectif des partis de l’opposition dont l’appréciation reste à l’histoire et au jugement du peuple souverain».
La majorité parlementaire invite enfin l’ensemble du peuple malien à soutenir cette loi qui constitue «un pas important» dans la mise en œuvre de l’accord et réaffirme son soutien indéfectible au président de la République.
Diango COULIBALY
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