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Politique de proximité : édifiées, les populations de Niamana adhèrent au projet de société de Modibo Sidibé
Publié le samedi 9 avril 2016  |  Le Reporter
Première
© aBamako.com par FS
Première Convention Nationale du parti FARE AN KA WULI
Le parti FARE AN KA WULI a tenu sa Première Convention Nationale le 19 Décembre 2015 au CICB sous la présidence de Modibo Sidibé




Le week-end dernier, le président du parti Forces alternatives pour le renouveau et l’émergence (Fare An Ka Wuli), l’ancien Premier ministre Modibo Sidibé, n’a pas dérogé à ce qui semble être depuis des mois l’option privilégiée par son parti afin de maintenir un contact direct et de proximité avec les populations. La stratégie consiste à se déplacer partout sur le territoire national à la rencontre des populations à la demande de celles-ci. Cela, sans aucune considération sociale ou d’appartenance politique.

L’objectif principal de l’exercice est d’échanger avec les populations sur tous les sujets d’intérêt national, de préoccupation locale ou particulière, entre autres. Ainsi, à l’instar de plusieurs groupes de personnes déjà rencontrés dans le cadre de ce qu’on appelle «les grins» au Fare An Ka Wuli, les jeunes de Niamana Sikoro (route de Ségou) ont émis, en début de semaine dernière, le vœu d’avoir le président Modibo Sidibé dans leur quartier, le temps d’une causerie-débat à bâtons rompus et sans intermédiaire quelconque.

Juste quelques jours après cette demande, «le grin» s’est tenu le dimanche 3 avril 2016, aux environs de 16 h 30, dans une ruelle dudit quartier populaire de la périphérie de Bamako et en plein air, de surcroît. Nonobstant la relative précarité des conditions de la rencontre (accès plus ou moins difficile, absence d’éclairage public, aménagement sommaire, notamment), à l’heure indiquée, le lieu grouillait déjà de monde composé majoritairement de jeunes et de femmes.

L’occasion était donc bien opportune pour l’initiateur de la rencontre, Mamadou Dembélé, de remercier Modibo Sidibé pour avoir répondu favorablement à leur invitation, dont le but était de mieux connaître l’homme, son projet de société pour le Mali, la position de son parti par rapport à la situation actuelle du pays, entre autres. Une fois le décor planté, la méthodologie proposée par les organisateurs fut de procéder par une série de questions et de laisser ensuite la latitude au principal concerné d’apporter des éléments de réponses.

Effectivement, les participants ne se sont privé d’aucune question relative au parti Fare, à la situation actuelle du pays, notamment à la nouvelle loi instaurant les Autorités transitoires dans les régions du Nord, l’Initiative Riz, l’unité du pays, l’insécurité qui tend à se généraliser, les propositions concrètes des Fare sur ces différents sujets, l’accord pour la paix issu du processus d’Alger...
Les intervenants, notamment Issa Louis Dembélé, président de l’Association des jeunes solidaires pour le développement ; Salif Cissé, riziculteur à Macina de passage à Bamako ; Seydou Sissoko, un citoyen sans coloration politique ; Ousmane Mariko, ancien leader estudiantin... ont permis de comprendre que les citoyens maliens vivent au plus profond d’eux-mêmes les difficultés actuelles de leur pays et qu’ils sont véritablement préoccupés par la situation d’ensemble.

En résumé, après avoir répondu aux différentes questions soulevées par les uns et les autres, Modibo Sidibé s’est dit convaincu des capacités de notre peuple à se relever de cette mauvaise passe, à condition, dira-t-il, que chacune et chacun de ses filles et fils accepte les sacrifices nécessaires et surtout en ayant de nouveau confiance en nous-mêmes et en notre Nation. Car, poursuivra-t-il, aucune grande Nation de ce monde ne s’est bâtie en un jour, encore moins, sans difficultés. Il a cité en exemple le cas de certains pays tels que la Chine, les Etats-Unis d’Amérique, le Japon, l’Allemagne.

La satisfaction des populations était telle que Seydou Sissoko, n’a pu s’empêcher de dire qu’il était venu à cette rencontre par curiosité, car, lorsqu’on lui a dit la veille que Modibo Sidibé devrait venir en ces lieux pour animer une simple causerie-débat en une période sans enjeu électoral, il lui fallait voir cela pour y croire. Mais il a tenu à y être. Il poursuivra «qu’à l’issue de cette rencontre, ce qu’il a vu et entendu sont si édifiants qu’il décide à l’instant d’adhérer au projet de société de celui que la rumeur avait dépeint comme arrogant, trop suffisant, voire méprisant vis-à-vis de son prochain. Et pourtant sa seule présence parmi eux cet après-midi à Niamana constituait en soi un cinglant démenti à toutes ces allégations mensongères».

Auparavant, le président des Fare, respectant une tradition en la matière, avait rendu une visite de courtoisie au chef de village de Niamana ainsi qu’à l’Imam de la Grande mosquée, qui se sont tous deux déclaré honorés par cette démarche qui s’inscrit en droite ligne de la pure tradition de chez-nous.

À la fin de la rencontre, compte tenu de la nuit qui tombait, les populations ont demandé au président de reprogrammer un autre espace du genre dans leur quartier et cette fois-ci, que les organisateurs prennent soin de débuter la rencontre un peu plus tôt afin de permettre à beaucoup plus de personnes de bénéficier d’une telle initiative incontestablement inédite, tant dans la forme que dans le fond. Ce dont Modibo Sidibé et ses camarades ont pris bonne note.
La visite s’est achevée après que le président des Fare et ses camarades ont participé à la prière du «magh’rib» (crépuscule) à la Grande mosquée de Niamana Sikoro, un grand bâtiment dont l’achèvement et la problématique du cimetière ont meublé les échanges entre Modibo Sidibé et l’Imam Bourama Diarra.
Il faut signaler également qu’aux côtés du président du parti, on notait la présence de quelques membres du Secrétariat exécutif national (SEN) des Fare (résidant la plupart dans la zone) et du Secrétaire général de la sous-section de Kalabancoro, Birama Cissé.
Bréhima N. SIDIBE
Secrétaire général adjoint
Cellule de communication
Fare An Ka Wuli


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